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Sommaire
- Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?
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L’affaire
Me Boko et le journal La Dépêche, le séjour
de la mission de l’UE au Togo et l’éternel dialogue
intertogolais sont les sujets qui ont fait la une des publications togolaises
de la semaine.
Sous le titre « Vers
une implosion en pays Kabyè, Me Boko, Mewenemesse, les soldats
et les autres… » Forum de la Semaine annonce
qu’il y a un tract qui circule dans les casernes et qui interpelle
le confrère Apollinaire Méwènémessé
de La Dépêche en lui signifiant que «le
jour où la tête de Boko tourne, la tienne tombe». «Tu
es de Lama non ? Si Boko est tué, nous allons vous exterminer et
nous allons marcher sur Lama », précise le tract en question.
En guise de conclusion, le confrère fait remarquer qu’il
est « impérieux de rappeler que les soldats n’ont pas
le droit de menacer les journalistes et que ces derniers aussi n’ont
pas le droit d’appeler les gouvernants à éliminer
physiquement un homme politique parce qu’il dérange ou qu’on
ne partage pas ses idées ».
Liberté Hebdo s’est aussi intéressé
au problème en mentionnant qu’il y a des remous dans les
casernes et dans la Kozah et que des militaires sont décidés
à défendre Me Boko si on attente à sa vie. Le journal
a publié le tract dans son intégralité et fait observer
que «L’honnêteté recommande, même si on
est de bords politiques différents, de reconnaître le mérite
de ceux qui pensent, sans arrière pensée aux intérêts
des millions de Togolais».
Pour La Gazette du Golfe, des soldats se seraient emparés
du bras de fer qui oppose Me Boko à La Dépêche
et promettent de le régler à leur façon.
Mais La Dépêche rassure qu’il n’y
aura pas d’explosion dans le pays Kabyè et que ces tracts
sont des inventions des hommes de Boko pour tenter de flouer les populations.
S’agissant de la mission de l’UE qui a séjourné
au Togo, Le Regard rapporte que la mission d’évaluation
de l’UE était face à une situation togolaise délicate.
«La mission a quitté le Togo sans faire la moindre déclaration
à l’issue des consultations avec la classe politique et la
société civile. Apparemment, les membres de la mission n’ont
pas eu la tâche facile»
Ce qui a amené Agni-L’Abeille à dire
que «les experts de l’UE sont partis sur la pointe des pieds»
et qu’ils «n’ont fait aucune déclaration à
l’issue des multiples rencontres». «Pourquoi cet état
de chose? Une indiscrétion fait état de ce que les experts
seraient très mécontents des médias d’Etat
qui aurait dénaturé leur premier propos», signale
le journal.
En titrant «Mission d’évaluation de l’Union Européenne
au Togo : La démocratie au pas des 22 engagements», Le
Combat du Peuple est revenu sur les différentes mission
de l’UE depuis la signature des 22 engagements par le gouvernement
Sama avant de faire le constat suivant : «En ce qui concerne le
dialogue proprement dit, le débat est biaisé dès
lors que chaque partie refuse de faire sa propre autocritique sur le plan
interne. L’opposition doit avoir une position commune et claire.
Elle doit réduire les extrémismes en son propre sein. Le
pouvoir doit de son côté nettoyer les écuries et se
débarrasser des extrémistes indécrottables qui s’accrochent
bec et ongle à leurs privilège».
Pour L’Union, «les trois engagements chers
à l’UE» sont ceux relatifs au dialogue national, au
cadre électoral et aux législatives mais informe que «les
mauvaises langues pensent que l’annulation sine die de la conférence
de presse de la mission vise à éviter des déclarations
qui seraient par la suite, contredites par des propos du Commissaire Louis
Michel dont on fait porter le manteau de «racheté de Lomé
2».
Nouvelle ère de son côté affirme
que «le gouvernement togolais était satisfait des démarches
et des conclusions de la mission européenne qui a en plus affecté
un nouveau reliquat de 20 millions d’Euro (13 milliards 100 millions
de francs CFA) à notre pays. Cet argent serait investi principalement
dans le projet de modernisation de la justice et dans les secteurs générateurs
de revenus pour la jeunesse». Le même journal annonce que
les Togolais iront aux urnes pour les législatives avant fin octobre.
A propos du dialogue national, Le Regard en rapportant
les propos du ministre de la Coopération, Gilbert Bawara, fait
savoir qu’il y a «de fortes chances que le dialogue commence
sans l’UFC qui subordonne sa participation à la désignation
d’un médiateur crédible».
«Mais tout le danger va résider dans la tenue d’un
dialogue sans l’UFC qui, quoiqu’on dise, reste le parti le
plus important du pays. C’est comme exclure plus de 60 % des Togolais
du dialogue. Il est fort à parier que les autres partis de l’opposition
sur lesquels comptent Gilbert Bawara et ses amis ne s’associent
pas à cette comédie. Et là, ce sont seulement le
RPT et ses béquilles qui se retrouveront entre eux. Il s’agira
en ce moment d’une remise de l’ouvrage sur le métier
», avertit Liberté Hebdo.
Par ailleurs, Le Changement annonce que «Sept mois après
leur nomination : Les membres de la HAAC ne touchent pas encore leurs
salaires».
Lémou
Pyabalo
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