Lutte pour un Etat de
droit au Togo:
Des jours chauds en perspective
pour l’usurpateur du pouvoir Faure Gnassingbé
02 août 2007
Alors que le clan Gnassingbé, par ses méthodes
habituelles, lance des ballons d’essai sous forme de tracts
pour semer le trouble et la confusion au sein de la population
togolaise, certains partis et associations à caractère
politique s’organisent pour rendre la gestion du pays plus
difficile aux usurpateurs en place au Togo.
Cette réorganisation de certains partis politiques et
associations en lutte pour le véritable changement au
Togo est le début d’un nouveau bras de fer qui va
opposer les véritables forces démocratiques à un
pouvoir despotique dont le seul réflexe pour conserver
son trône demeure la force brute. Mais cette fois les donnes
ne seront plus les mêmes, car la peur risque de changer
de camp et beaucoup de facteurs vont y contribuer.
D’une part, les différends qui opposent les deux
frères ennemis à la tête du pays pour assumer
l’héritage du dictateur Eyadèma Gnassingbé,
deviennent de jour en jour un secret de polichinelle et nul observateur
de la politique togolaise ne peut nier que le patron de l’armée,
Kpatcha Gnassingbé est plus qu’obsédé par
la prise du pouvoir, même s’il faut pour cela, évincer
son demi-frère. Il pense qu’il a les principaux
pontes de l’armée à ses bottes pour procéder à un
coup de force.
Cette hypothèse est plus que plausible si l’on
se réfère au fait que Faure se carapace dans des
idées les plus saugrenues les unes que les autres telles
que celles qui consistent à se prévaloir d’être
le seul héritier légal de son père au détriment
de ses autres frères qui lui en veulent de les laisser
sur le carreau et de s’entourer de maîtresses et
de certains vautours qui l’écartent de la réalité.
Ces seconds bureaux dont la figure de proue demeure Ingrid Awade-Nanan
et certaines ex du défunt dictateur Eyadèma influencent
et aident à mettre en exécution les décisions
impopulaires qui sont prises par Faure, lesquelles ferment les
portes de la vie dorée des rejetons de l’ancien
monarque du Togo décédé depuis février
2005. Et ils sont de plus en plus aigris ces enfants d’Eyadèma
auxquels s’ajoutent des barons du Rpt et des officiers
et soldats de rang de l’armée togolaise qui avaient
toujours bénéficié de la magnanimité légendaire
de l’ancien locataire de Lomé 2.
D’un autre côté, l’accord
politique global signé à Ouaga en août 2006
est vecteur de l'éclaircissement
du paysage politique togolais, car il a permis de trier les bons
grains de l’ivraie,
c’est-à-dire
d’opposer les véritables forces de progrès à celles,
qui, usées par quelques années de lutte, ont tronqué leur
tauge d’avocat de la cause togolaise contre des strapontins
et des maroquins au sein desquels ils n’ont aucun pouvoir
décisionnel. Ce tri peut favoriser, si l’on s’en
tient à l’appel à la manifestation du 04
août prochain contre les satrapes au pouvoir au Togo, une
réorganisation des forces démocratiques en lutte
pour le vrai changement. Et cette réorganisation de l’opposition
peut élargir la fissure déjà existante au
sein de l’exécutif togolais, de l’armée
et du clan Gnassingbé pour qu’enfin de vrais signaux
puissent pointer à l’horizon et qui redonnent espoir
au peuple togolais très meurtri.
Les tracts qui circulent à Lomé ne sont rien au
regard des lendemains difficiles qui attendent Faure Gnassingbé de
plus en plus isolé au sein de sa famille et de l’armée
sur laquelle il croit bâtir son règne. Que les togolais
ne perdent donc pas espoir et sortent massivement pour crier
une fois de plus leur ras-le-bol face à la banalisation
de son devenir. Le clan et son entourage n’ont plus aujourd’hui
toutes les cartes en main. L’heure a sonné. Les
donnes internationales ne sont plus les mêmes depuis le
départ de Chirac, soutien des dictatures africaines. La
communauté internationale n’est plus prête,
d’après des indiscrétions en provenance de
Bruxelles, à tolérer les écarts violents
et les répressions des manifestations pacifiques de l’opposition
par une horde de soldatesque. La répétition d’une
telle erreur des Gnassingbé sonnera sans doute leur glas.
Alors tous dans les rues le 04 août pour le début
de la fin de la monarchie.
Jules Symféïtchéou, Etiame.com
ADDI - PARTI DES TRAVAILLEURS – UDS-Togo – UFC
AFRIQUE TRADITION – JDHO – ONUTA
Grande Marche pacifique
Samedi 4 août 2007
Contre l’impunité
Contre un processus électoral biaisé
Contre la dégradation du Togo
Contre les délestages électriques
Rassemblements et départs à 7H :
- Rond point du Carrefour de Tokoin Trésor (Gbonvié)
- Lagune de Bè (Carrefour du Centre Communautaire)
Point de chute : Ministère de la Justice
MARCHONS POUR DIRE : - NON, A L’IMPUNITE !
Il y a 15 ans, en juillet 1992, Tavio Ayawo AMORIN, premier
secrétaire du PSP, membre du HCR, était assassiné à Lomé.
Ses assassins parmi lesquels le policier Karewè Kossi
et Boukpessi Pangayou et les commanditaires de ce crime odieux
n’ont jamais été arrêtés, ni
jugés, ni condamnés depuis 15 ans par une Justice
togolaise inféodée au pouvoir RPT.
Cet assassinat s’inscrit dans une tradition d’impunité au
Togo : assassinat de Sylvanus OLYMPIO, le 13 janvier 1963 ; assassinat
en détention de Laurent DJAGBA, en 1970 ; assassinat en
détention d’Antoine Idrissou MEATCHI, en 1971 ;
assassinat en détention de Adoté Aka Homère,
en 1985 ; assassinat de Marc ATIDEPE à Soudou, le 5 mai
1992 ; assassinat de Gaston Aziandouvor EDEH, le 13 février
1994 ; disparition de David BRUCE, depuis le 6 septembre 1994 ;
massacres de la Lagune de Bè, le 21 avril 1991, et assassinat
de bien d’autres démocrates lâchement assassinés
tout au long des 40 ans de dictature sanglante vécus par
le peuple togolais sous le règne RPT.
Cette impunité se poursuit depuis la disparition d’Eyadéma
sous le règne de son fils Faure Essozimna GNASSINGBE qui
a pris le pouvoir en 2005 au Togo dans un bain de sang qui a
occasionné plus de 1 000 morts selon la LTDH, plus de
500 morts selon la Mission de vérification des faits de
l’ONU.
- NON, A LA DEGRADATION DU TOGO !
Nous assistons à la dégradation vertigineuse des
conditions de vie du peuple togolais avec les incessants délestages
de courant électrique, les coupures intempestives d’eau,
le pillage des ressources et richesses nationales par une corruption
et une gabegie qui ruine l’Etat, le bradage du patrimoine
national dont l’IFG (ex OTP) aux compagnies et maffias étrangères,
l’institution de caisses parallèles dans les régies
financières de l’Etat (douanes, impôts, trésor
public, etc.), le non paiement des arriérés de
salaires et pensions aux travailleurs et retraités, la
vie chère, le chômage de la jeunesse, la ruine de
l’Ecole et de la Santé. Face à cette situation
calamiteuse, le gouvernement de Faure Essozimna GNASSINGBE affiche
une coupable indifférence.
- NON, A UN PROCESSUS ELECTORAL BACLE !
Nous assistons à un recensement électoral bâclé dès
l’origine : considérables retards dans le démarrage
des opérations de recensement, kits informatiques non
livrés dans la plupart des centres de recensement ou livrés
défectueux ou incomplets, arrêts de travail des
agents recenseurs non payés, manque de carburant pour
faire fonctionner les groupes électrogènes, etc..
Dans ces conditions, on ne peut qu’être inquiet de
l’avenir d’un processus électoral qui s’annonce
d’ores et déjà comme une mascarade d’élections
législatives en cours de préparation qu’il
faut se mobiliser pour empêcher.
Pour des élections libres, transparentes, démocratiques
et sans violence au Togo ;
Pour dire : « NON, à la dégradation du Togo ! »
Pour dire : « NON, à l’impunité ! »
Tous à la Marche pacifique du Samedi 4 août 2007, à partir
de 7H !
|