On écrit à Etiame.com
Lorsque M. Jean Yaovi
Dégli se fourvoie dans ses contradictions
15 août 2007
Nous n’avons pas pour habitude au sein de notre équipe
de la rédaction, de répondre aux menaces, intimidations
et encore moins aux «debbascheries», ces fameuses
contorsions intellectuelles dont de plus en plus son auteur,
Charles Debbasch, contamine des togolais.
Le 08 août courant, nous avions reçu et publié du
staff de l’ancien ministre de l’Intérieur
du Togo, Me François Boko, actuellement avocat au barreau
de Lomé, un courrier signé de son «Conseiller
en charge de la communication», M. Thomas Drouffe, un courrier-réponse à une
série de questions-accusations que M. Jean Dégli
lui avait adressée, afin dit-il, de finaliser un ouvrage
en voie de publication.
Notre curiosité a été si grande lorsqu’à la
lecture de ce courrier, nous avions cru lire à travers
les questions de M. Dégli, les publications de Debbasch
et les accusations portées par le régime despotique
du clan Gnassingbé contre M. Boko au lendemain de sa fracassante
démission.
C’est à ce moment seulement que le comité de
rédaction a décidé de rendre public le courrier,
surtout si l’on se réfère au précédent
créé par l’idée de Kofi Yamgnane de
publier un brûlot sur le clan Gnassingbé qui associerait
Boko et l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo,
alors que ceux-ci n’ont été ni de près,
ni de loin associés à une telle aventure.
Et effectivement, notre curiosité a soulevé un
lièvre compte-tenu d’un document insultant qu’un
certain porte-parole de M. Dégli qui se prénomme
M. Albert Ametana a fait parvenir à notre rédaction.
Ce document intitulé «Riposte», ressasse des
contre-vérités, des insultes, des intimidations
et des menaces à peine voilées qu’il faut
prendre la peine de décortiquer.
Le document «Riposte» ressemble ni plus
ni moins aux menaces du Général Walla à l’encontre
des journalistes togolais au temps fort de la dictature du défunt
Eyadèma.
Nous voulons dire à M. Dégli et à son colistier
M. Ametana, que l’équipe de la rédaction
de Etiame.com, est une équipe de professionnels chevronnés
qui ont fait leur preuve au Togo au moment où les journalistes
sont poursuivis, traqués, matraqués et emprisonnés
par le pouvoir togolais dont il semble, à travers «Riposte» que
M. Dégli est nostalgique des méthodes.
Etiame.com compte beaucoup de collaborateurs connus et inconnus,
qui de part leurs écrits et leurs contributions, dénoncent
non seulement les tares de la monarchie togolaise, mais aussi
les fourberies, les gymnastiques intellectuelles de ceux d’entre
les togolais qui se font passer pour des acteurs de l’opposition
ou des défenseurs des droits humains. Dans cette optique,
votre site sera toujours aux côtés du peuple togolais
opprimé, pris entre l’étau de ceux qui prennent
le pays en otage et l’enclume d’un double langage
de certaines personnes qui se réclament en plein jour
de l’opposition et qui dans les palaces dorés de
la monarchie ou par personnes et coups de téléphones
interposés, roulent pour le clan Gnassingbé.
Il est utile ici de rappeler également que Etiame.com
n’écrit ni ne publie des articles pour le plaisir
d’exister. A cet effet, il ne met jamais en ligne des articles
aux contenus douteux susceptibles de faire éloge ou de
dénigrer. Voilà ce qui fait la viabilité de
votre journal en ligne et les nombreuses sollicitations et demandes
de collaborations qu’il ne cesse de recevoir, que ce soit
de la part des organisations internationales des droits de l’homme
spécialisées des questions togolaises et/ou africaines,
des services d’immigration des pays occidentaux ou simplement
des confrères européens qui recoupent auprès
de notre rédaction certaines informations.
Etiame.com n’a jamais été et ne sera jamais
une caisse de résonance de quelque pouvoir ou personnalité politique
que se soit. Il est totalement INDEPENDANT et n’a d’amies
que la vérité et la justice. Pas plus qu’il
n’accepte les compromissions et l’a fait savoir à plusieurs
reprises déjà au pouvoir togolais et à ses
différents suppôts.
De la même manière que nous applaudirons
les réels
acteurs de l’avènement de la démocratie et
du développement au Togo et ceux qui par un sursaut patriotique
posent des actes intelligents capables de redéfinir les
rapports de force dans notre pays, de la même manière,
nous dénoncerons les accointances des lions habillés
de peaux d’agneaux qui confortent la monarchie dans sa
bassesse.
Parenthèse donc fermée
Le 08 août dernier donc, nous rendions
publique la lettre du staff de Boko. Le 13 du même mois,
d’abord à 20h15,
puis à 20H38, nous recevions 2 mails de M. Ametana qui
nous accusait de ne pas tenir compte de la réponse du
07 août de M. Dégli à la lettre de M. Boko
et de faire ainsi le jeu de l’ancien ministre de l’intérieur.
Tout d’abord, Etiame.com n’est pas le porte-parole
de Boko, ne fait en aucun cas partie de son staff pour être
au courant de la réception d’une réponse
au courrier publié sur notre site. On n’est pas
dans l’esprit des dieux, encore moins dans la mémoire
des serveurs informatiques pour intercepter des courriels envoyés
d’une boîte électronique à une autre.
Comment pourrions-nous rendre public le 08 août un courrier
que nous n’avions reçu que le 13 août?
Ensuite, nous ne sommes redevables de personne encore moins
de M. Dégli ou de M. Amétana pour à leur
convenance, nous soumettre à leur désidérata.
Etiame.com, n’est pas comme un moulin où entre et
sort qui veut, où on publie des écrits sans une
analyse approfondie de ses contenus si au préalable il
n’y a pas eu une réunion de son comité de
rédaction.
Enfin, un journaliste, contrairement à ce qu’affirme
l’ex avocat au TPIR, n’a forcément pas besoin
pour avoir son opinion sur une question, «de
s’adresser aux différents acteurs concernés
et de procéder à des enquêtes et des interviews
avant de publier quoi que ce soit les concernant».
Le journaliste du moment où il peut procéder par
ses propres investigations et recoupements à la manifestation
de la vérité, peut travailler en toute liberté et
conscience. Les derniers exemples des journaux français «Le
Canard Enchaîné» et «Le
Monde», prouvent cette réalité que «les
acteurs concernés» occultent la vérité aux
journalistes. Le premier avait révélé le
compte en banque caché de Jacques Chirac au Japon et l’achat à un
prix de complaisance de la villa des Sarkozy à Neuilly
en France, tandis que le deuxième à travers une
interview et des analyses politiques, publiaient les dessous
de la libération des infirmières bulgares rentrées
chez elles contre la livraison d’armes et l’installation
d’un réacteur nucléaire à Kadhafi.
Malgré des preuves tangibles, Sarkozy et Chirac avaient
vigoureusement démenti ces informations. C’est dire
que le journaliste risque, en voulant chaque fois écouter
tous les acteurs d’un problème, de s’écarter
de la vérité qui est le soubassement de son métier.
Nous voulons donc dire ici que Etiame.com ne soustraira pas
un seul iota du chapeau des correspondances de l’ancien
ministre de l’intérieur même si cela donne
des insomnies et rend nerveux. Nous persistons et signons
que l’ouvrage en voie de finalisation de M. Dégli
répond à des impératifs de collaboration
entamée il y a belle lurette avec la dynastie Gnassingbé,
que son dossier à Arusha est constitué de faux
et usage de faux doublé d’escroquerie et qu’en
réalité, son intention de «détruire
les acteurs politiques de l’opposition» à travers
ses écrits comme il l’a affirmé tout récemment à Paris
lors des funérailles de feu De Souza, constituent autant de
preuves sur ses intentions malsaines.
1- Sur ses collaborations
avec la dictature des Gnassingbé
Lorsqu’en 1997, beaucoup d’éléments
prouvaient que son livre «Togo: la tragédie africaine» avait
subi des ratures d’Eyadèma et des ses conseillers,
avant sa publication et que le fond de l’ouvrage était
plus destiné à nuire à l’opposition
togolaise qu’à révéler les dessous
de la dictature, M. Dégli s’était fendu d’affirmer
que ce serait l’éditeur qui l’aurait trahi
en soumettant la mouture à Eyadèma. Si réellement
tel était le cas, pourquoi
n’a-t-il pas porté plainte contre cet éditeur?
Pourquoi s’était-il débattu pour que la plainte
déposée contre lui pour diffamation par certains
représentants
de l’opposition en France soit retirée?
Lorsqu’au temps de la transition au Togo M. Dégli
avait dit fuir la dictature d’Eyadèma qui voulait
l’assassiner, quelle n’a été la surprise
des togolais de le voir loger dans
la villa de l’OTP à Paris, une propriété d’Eyadèma,
laquelle propriété avait été entre
temps perquisitionnée par des juges français dans
l’affaire Vassarely pour retrouver les biens qu’y
cachaient Charles Debbasch pour les faire échapper à la
justice française. Curieux de constater donc qu’une
victime se retrouve dans la gueule de son bourreau afin de lui échapper.
Dégli pourra-t-il nier cette vérité?
Dans son document «Riposte»,
l’auteur
dit en substance: «le livre de Monsieur Dégli
que plusieurs éditeurs se disputent déjà sortira
bientôt et les Togolais le liront pour tirer leurs conclusions.» Comment
comprendre donc que c’est alors que les éditeurs
se «disputent» la publication de l’ouvrage
de M. Dégli qu’il envoie ses questions-accusations à Boko
alors qu’il avait comme il le souligne lui-même «questionner
les membres de l’opposition et des partisans du pouvoir
sur l’acte de monsieur Boko en date du 21 Avril 2005» et
que «Chacun a donné sa version et perception
des faits» bien plus tôt? Voilà des questions
qui sans qu’il ne s’en rende compte prouve qu’il
est en mission commandée. Car le fait de soutenir que
M. Boko «essaye de détourner les problèmes
et se mette à injurier et à dénigrer sur
votre site commun avec l’espoir qu’il va discréditer
le livre de monsieur Dégli avant sa sortie afin d’éviter
que les éléments graves qui peuvent lui être
reprochés ne soient pas pris en considération» signifie
que M. Dégli reprend à son compte les méthodes
du laboratoire RPT qui accuse dès lors qu’on se
désolidarise de ses bêtises. N’est-ce pas
cela même qui «est une manœuvre digne de
la dictature d’Eyadèma» que l’ancien
ministre de la transition dit aussi «combattre»?
Parlant de «qualités d’homme politique» dont
veut se réclamer M. Ametana au nom de son mentor M. Dégli,
sérieux sont les togolais et des observateurs politiques
qui attestent qu’entre MM. Dégli et Boko, deux mondes
les séparent et qu’il n’y a pas matière à comparaison.
Lorsqu’en 1992, M. Dégli a été accusé de
fomenter un coup d’Etat contre la dictature d’Eyadèma,
quel homme politique lui avait posé des questions pour
en écrire l’histoire alors que cette tentative avait
causé la mort de togolais dont Tokofaï. Si effectivement
l’ancien ministre de l’intérieur préparait
un coup d’Etat, si coup d’Etat il y avait avant sa
démission, sera-t-il si imprudent pour se confier à M.
Dégli du moment où il mettra en danger la sécurité des
togolais peut-être restés au pays?
Nous ne jouons pas à l’avocat de M. Boko, mais
la teneur du mail de M. Dégli nous incite à nous
interroger sur ses réelles intentions.
2- Sur le TPIR
En principe si Dégli veut réellement se revendiquer
une «qualité d’homme politique» irréprochable,
il aurait dû ne pas aborder cette partie sombre de sa carrière.
Mais comme il y parle, rafraîchissons-lui la mémoire.
Dans sa réponse à Etiame.com,
M. Dégli écrit: «Vous
vous êtes également, sans que cela ait aucun rapport
avec les faits, étalé sur les prétendus
problèmes de Monsieur Dégli avec le Tribunal
International pour le Rwanda en oubliant une fois encore sciemment
de rappeler que dans cette affaire la décision qui a été rendue
a qualifié les faits de règlements de comptes
de la part de monsieur DIENG qui avait des relations personnelles
avec la personne qui s’est rendue coupable des faux en
question».
Si nous avions fait allusion au TPIR, c’est que nous
nous sommes rendus compte du goût immodéré que
peut avoir l’ex avocat au TPIR pour l’argent même
s’il faut pour cela qu’il passe par des moyens
douteux pour en avoir. Pourquoi délibérément
M. Amétana ne parle pas ici de l’argent escroqué au
TPIR? Quelle relation M. Dégli, lui, entretenait-il
avec Mme Olympio? Etait-ce des relations personnelles ou impersonnelles?
Qui a présenté Mme Olympio à Arusha en
Tanzanie comme une collaboratrice et une avocate? Etait-ce
M. DIENG? Pourquoi les 380.000 dollars dont le TPIR accuse
M. Dégli de détournement se sont retrouvés
sur le compte en banque de sa femme légitime au détriment
du compte en banque de Mme Olympio? De quoi et pourquoi M.
DIENG en voudrait-il à M. Dégli? Etait-il le
seul avocat commis à Arusha?
M. Dégli qui avait voulu à l’époque
où cette sale affaire faisait le tour du monde, la transformer
en une affaire politique en accusant Eyadèma d’être
derrière cette machination qui le visait, affirmait
qu’il porterait plainte. Des années plus tard, où en
est la plainte? Pourquoi ne dit-il rien alors qu’il prétend
que c’est M. DIENG qui a tort, ne serait-ce que pour sauvegarder
son honneur?
Dans la même «Riposte» M. Dégli
claironne qu’il «n’a jamais fait et ne
fera jamais de complaisance ni vis-à-vis du pouvoir dictatorial
togolais et de ses succédanés (?), ni vis-à-vis
de l’opposition». Il est fort étonnant
que M. Dégli se dit honnête alors qu’il traîne
des casseroles. S’il n’est ni proche du pouvoir,
ni de l’opposition, où se situe-t-il? Qu’il
clarifie sa position. Du côté de l’opposition?
Certainement pas? De celui du pouvoir? Pourquoi pas. S’il
n’est pas «complaisant» envers les
autres, pourquoi ne l’est-il pas envers lui-même?
Pourquoi avoir passé d’aussi longues années
dans la villa OTP à Paris, propriété d’Eyadèma?
Pourquoi s’était-il fourvoyé dans une affaire
d’escroquerie au TPIR? Enfin, quand écrira-t-il
un livre pour dénoncer ses propres travers? Ce ne sera
que de «l’honnêteté intellectuelle
et l’objectivité» qui sont le «le
B-A- BA du travail» d’un écrivain-avocat
qui exige de la rigueur et de l’humilité intellectuelles.
3- Sur
les opposants rentrés au Togo
«Ahlonko Dovi, Ayeva Bassirou, Doglo Agelengo, Kagni
Alemdjrodo, Logo Dossouvi, Gilchrist Olympio sont déjà rentrés
au Togo. Pouvez vous donner à Monsieur Dégli
le titre du livre qu’ils ont écrit en faveur du
clan Gnassingbé avant de rentrer afin que celui-ci s’en
inspire pour l’ouvrage que vous avez décidé de
lui faire écrire dans l’intérêt du
clan au pouvoir?», telle est une question posée
par M. Amétana. La différence entre ces acteurs
politiques et M. Dégli est que ceux-ci ont publiquement
annoncé leur retour au Togo sans user de contorsions
intellectuelles, ni avoir eu des accointances avec la dictature
d’Eyadèma jusqu’à loger dans les
locaux du régime togolais en Europe. Tout comme eux,
M. Dégli est libre de rentrer au Togo, mais qu’il
ne se fasse pas passer pour un persécuté du clan
Gnassingbé alors qu’il roule de concert avec lui.
En tout état de cause, Etiame.com ne servira pas d’interface
entre deux adversaires politiques togolais, en l’occurrence
MM. Boko et Dégli.
Etiame.com attend donc avec impatience la convocation des juges
concernant la plainte que M. Dégli entend déposer
contre lui. Il attend aussi la sortie de l’ouvrage de l’ancien
escroc d’Arusha dont le contenu, même s’il
peut être légèrement modifié au regard
de toutes les révélations que nous avions faites
et des questions que le courrier du staff de M. Boko a suscitées,
ne s’écartera pas trop de l’objectif initial:
jeter en pâture les personnalités politiques togolais
qui peuvent incarner une alternative face à la monarchie
du clan Gnassingbé. Ce livre ne sera donc qu’une «debbascherie» et
un remake des idées saugrenues des laboratoires du Rpt.
Que ces anciens militants du Monesto de la trempe de M. Dégli
nostalgiques des méthodes de la dictature d’Eyadèma
dont ils ont eu à apprécier les délices,
ne nous intimident guère. Etiame.com en a vu d’autres
et ce ne sont pas les menaces d’un avocat dont l’image
est ternie par le vol et l’escroquerie au niveau international
qui nous feront trembler. Nous attendons donc les prochaines «ripostes» pour
faire d’autres révélations croustillantes.
A bon entendeur…
Nous laissons cependant à nos lecteurs le soin d’apprécier
les «debbascheries» de M. Dégli dénommé «Riposte».
Jules Symféïtchéou,
Rédacteur en chef adjoint Etiame.com
DROIT DE REPONSE DE Mr. DEGLI
Dans un article publié sur votre site Internet le 8 Août
dernier et intitulé « Me François Boko dénonce
les basses œuvres de Jean Yaovi Dégli au service
du clan Gnassingbé », vous vous êtes permis
de porter des accusations graves sur la personne de Maître
Jean Yaovi Dégli, Président du mouvement Bâtir
le Togo, que vous accusez de tous les maux juste parce qu’il
a osé poser des questions à Monsieur Boko dans
le cadre de la rédaction de son livre.
Au prime abord, il faut vous indiquer, si Monsieur Boko ne l’a
pas fait, que quand il a démissionné et était
menacé Bâtir le Togo a été la première
organisation à demander que l’on soutienne Monsieur
Boko dans son action et notre organisation a été la
seule a créer un Comité de soutien du ministre
Boko avec diverses bonnes volonté pour aider l’intéressé à sortir
de la situation grave dans laquelle il s’était retrouvée
face à ses anciens collègues du régime.
Maître Jean Yaovi Dégli qui a fait la même
démarche vis-à-vis d’autres hommes politiques
et même du Premier Ministre et des membres du Gouvernement,
s’est étonné de l’attitude de Monsieur
Boko et de la vôtre et m’a chargé en tant
que son porte parole, de répondre à vos diatribes.
Tout d’abord, il est curieux que votre site dont le rôle
semble de promouvoir Monsieur Boko n’ait pas trouvé nécessaire
d’avoir la démarche que tout journaliste qui se
respecte doit avoir –démarche que justement vous
reprochez à monsieur Dégli d’avoir adoptée
vis-à-vis de Monsieur Boko- et qui consiste à se
rapprocher d’une personne qui est accusée pour connaître
sa version des faits avant même de publier quoi que ce
soit.
Il est également curieux que vous n’ayez pas cru
nécessaire de publier le courrier en date du 7 Août
2007 par lequel le Président de Bâtir le Togo a
répondu au prétendu Conseiller en communication
de Monsieur Boko sous la plume de qui celui-ci a prétendu
répondre aux questions de monsieur Dégli afin d’en
profiter pour publier ses attaques sur Etiame.com.
Nous vous remercions donc d’abord et avant tout de bien
vouloir publier ladite réponse qui est jointe à la
présente.
Ensuite, il ressort de vos analyses que lorsque l’on est
un homme politique, on ne doit jamais poser de question à un
autre homme politique dans le cadre de la rédaction d’un
ouvrage. Permettez à Monsieur Dégli de vous rappeler
modestement que toute personne qui est un écrivain, que
ce soit un historien, un journaliste, un chroniqueur, un étudiant
thésard, un analyste, un homme politique, un défenseur
des droits humains, etc.. a l’impérieuse obligation
de s’adresser aux différents acteurs concernés
et de procéder à des enquêtes et des interview
avant de publier quoi que ce soit les concernant. Il est dommage
que ce principe qui est le B-A- BA du travail de tout écrivain
vous ait échappé et que vous ayez défendu
sur des médias qui ont une envergure mondiale, une thèse
qui n’honore guère l’intelligence des Togolais.
Monsieur Dégli a eu à questionner les membres de
l’opposition et des partisans du pouvoir sur l’acte
de monsieur Boko en date du 21 Avril 2005. Chacun a donné sa
version et perception des faits. Monsieur Dégli doit-il
publier la thèse de ces personnes sans au préalable
s’adresser à Monsieur Boko pour connaître
sa position? L’honnêteté intellectuelle et
l’objectivité exigent que l’écrivain
confronte chacun avec les éléments sui le concernent
et recueille sa position.
Par ailleurs, Monsieur Dégli voudrait vous rappeler qu’il
ne s’est jamais donné le titre pompeux pour lui
d’homme politique dont vous voulez l’affubler. Le
Président de Bâtir le Togo s’est toujours
défini dans le paysage politique togolais comme un défenseur
des droits de l’homme, en tous cas, jusqu’à ce
jour.
D’un autre côté pour quelles raisons Monsieur
Boko ne répondrait-il pas aux questions suscitées
par ses propres « actes héroïques » sur
lesquels il s’est largement étendu dans la presse
dans leurs aspects positifs ? Tous les hommes politiques répondent à des
questions qui leur sont posées par des ceux qui veulent
comprendre ou écrire sur des événements
donnés. Que Monsieur Boko pense que le moment n’est
pas encore venu pour lui de faire le bilan ni de s’exprimer
sur des événements sur lesquels il s’est,
du reste, déjà largement étalé dans
la presse, est peut-être son droit. Mais qu’il essaye
de détourner les problèmes et se mette à injurier
et à dénigrer sur votre site commun avec l’espoir
qu’il va discréditer le livre de monsieur Dégli
avant sa sortie afin d’éviter que les éléments
graves qui peuvent lui être reprochés ne soient
pas pris en considération est une manœuvre digne
de la dictature d’Eyadèma qu’il affirme aujourd’hui
combattre. Cela ne n’honore guère les qualités
l’homme politique qu’il se revendique.
Ensuite, sans même avoir jamais lu le livre de Monsieur
Dégli pour lequel le régime Eyadèma avait
voulu le faire arrêter à Paris où on l’a
convoqué devant des administrations pour lui faire savoir
que « la France n’est pas une base arrière
pour les opposants togolais » vous vous permettez l’innommable
: diffamer en affirmant que « Togo : la tragédie
africaine » publié par Monsieur Dégli en
1996 aurait été lu par des prétendus conseillers
d’Eyadèma. Auriez vous l’amabilité de
rappeler à propos de cet acte pour lequel il n’écarte
pas de porter plainte contre vous pour diffamation, les conseillers
du Général Eyadèma qui ont eu à lire
ce bouquin et le corriger, les conditions dans lesquelles le
livre leur aurait été remis, par qui, quand et
où ainsi que les corrections qu’ils y ont apportées
et dont vous auriez connaissance ?
Dans tous les cas, le livre de Monsieur Dégli que plusieurs éditeurs
se disputent déjà sortira bientôt et les
Togolais le liront pour tirer leurs conclusions. Monsieur Dégli
n’a jamais fait et ne fera jamais de complaisance ni vis-à-vis
du pouvoir dictatorial togolais et de ses succédanés,
ni vis-à-vis de l’opposition. Dans une attitude
de totale neutralité digne d’un défenseur
de la dignité humane, il a toujours dénoncé le
mal qu’il vienne du pouvoir ou de l’opposition et
acclamé les actes positifs d’où qu’ils
viennent. Son ouvrage ne manquera guère à cette
approche objective des problèmes togolais.
Vous vous êtes également, sans que cela ait aucun
rapport avec les faits, étalé sur les prétendus
problèmes de Monsieur Dégli avec le Tribunal International
pour le Rwanda en oubliant une fois encore sciemment de rappeler
que dans cette affaire la décision qui a été rendue
a qualifié les faits de règlements de comptes de
la part de monsieur DIENG qui avait des relations personnelles
avec la personne qui s’est rendue coupable des faux en
question. Cela dénote une fois encore toute l’intention
dont vous êtes animés.
Enfin, vous avez affirmé dans votre diatribe que Monsieur
Dégli écrit parce qu’il veut rentrer au Togo.
Le pouvoir togolais a aujourd’hui besoin que tous les opposants
reviennent au pays pour qu’il puisse promouvoir son image
de réconciliation nationale. A qui est-il demandé de
publier un ouvrage en faveur dudit pouvoir avant de rentrer au
Togo ? Ahlonko Dovi, Ayeva Bassirou, Doglo Agelengo, Kagni Alemdjrodo,
Logo Dossouvi, Gilchrist Olympio sont déjà rentrés
au Togo. Pouvez vous donner à Monsieur Dégli le
titre du livre qu’ils ont écrit en faveur du clan
Gnassingbé avant de rentrer afin que celui-ci s’en
inspire pour l’ouvrage que vous avez décidé de
lui faire écrire dans l’intérêt du
clan au pouvoir ?
Nous vous remercions de bien vouloir rendre public ce droit de
réponse accompagné du document réponse de
Maître Dégli à Maître Boko et que vous
avez sciemment oublié de publier dans votre diatribe du
8 août dernier. Déontologie oblige.
Pour
le Président de Bâtir le Togo Le
porte Parole
Albert
AMETANA
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