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Que déceler du décès du bourreau Yoma Djoua

Retour sur le dossier qui avait conduit à sa chute

28 août 2007

Une vue des militaires togolais lors d'un défilé du 13 janvierEn juin 1994, le Colonel Yoma Djoua, fidèle parmi les fidèles de feu Eyadèma, avait été accusé du meurtre du notaire Agbémavor et arrêté. Jugé à Kara, il a été condamné à 15 ans de prison. Mais certaines informations faisant état d’une tentative de coup d’Etat avaient aussi circulé à l’époque. D’autres rumeurs avaient trait à l’assassinat d’un certain directeur de l’ASECNA.

Le film d’un procès inédit
«Depuis que j’assiste à des procès ici, c’est la première fois que le Palais de Justice de Kara et sa cour sont remplis jusque sur la route». C’est ce que me confiait un habitant de Kara qui a passé sa journée entière du mercredi 20 décembre 1995, comme tant d’autres, à suivre minute par minute le procès de l’ex-Colonel Narcisse Yoma Djoua.

Arrivé à Kara le 20 décembre, jour du procès de Djoua et de ses complices, à 2h du matin par un voyage de nuit, je n’ai pas eu le temps de repérer le Palais de Justice de la ville. Comprenez que c’est ma première visite à Kara, chef-lieu de la préfecture de la Kozah à 428 km au nord de Lomé. Au matin, le temps de faire un crochet chez l’avocat de Djoua, Me Talboussema, à l’Hôtel Kara et de se rendre au Palais à côté de la poste centrale avec l’aide d’un passant, il y avait déjà du monde. A 7h00. On accédait au Palais par une queue qui ne finissait pas, le long de la route. Dans les rangs, des élèves, des apprentis, des fonctionnaires et autres  curieux ont déserté leur lieu de travail surtout pour voir le colonel Djoua dont on a toujours parlé. D’autres sont des habitués du Palais de Justice. D’autres enfin sont là parce qu’ils croyaient que Djoua allait être jugé pour avoir fomenté un putsch contre Gnass plutôt que d’avoir fait éliminer un certain notaire Agbémavor en juin 1994. En réalité, c’est la version la plus répandue à Kara où la population est moins informée de ce qui se passe régulièrement à Lomé, si ce n’est des informations totalement déformées. C’est pourtant vrai, à entendre les gens parler.
Dans la cour du Palais de justice, juste derrière le portail en fer peint en rouge, 4 à 6 policiers et gendarmes armés de détecteur d’armes soumettent tout candidat à l’audience à une fouille systématique. Le même procédé est de temps à autres répété avant l’accès à la salle du Palais. Si vous en avez la chance! Car, celle-ci ne disposait malheureusement que d’une centaine de places assises, le dixième à peine de l’affluence de ce jour, ce qui faisait un grand nombre de curieux dehors. Mais, cela n’a pas pour autant dissuader ceux pour qui les journées des 20 et 21 décembre devaient être consacrées au procès du colonel. «Ce n’est pas des occasions à rater. S ‘il le faut je vais rester sous le soleil», dit un monsieur, la quarantaine, très impatient de voir Djoua en personne. Heureusement, les autorités judiciaires de la ville ont pris des dispositions car, un gros haut-parleur était disposé depuis la veille sous les arbres pour permettre à ceux qui ne pouvaient pas voir les accusés à la barre de suivre au moins le procès.

Vers 7 h30, les agents des forces de l’ordre se sont mis à coulisser sans cesse le grand portail pour laisser passer des véhicules de toutes sortes: ce sont les juges et les avocats venus pour la plupart de Lomé qui arrivaient, se frayant du chemin parmi la foule. Celle-ci ne faisait que grandir, au point où, à un moment, on décide de ne plus faire entrer les gens. Soudain le bruit d’un gyrophare se fait entendre venant du nord, du côté du camp militaire. Sur la route, le reste de la queue se disloque précipitamment frayant le passage à un gros camion de la Gendarmerie. Le grand portail du Palais s’ouvre à nouveau pour laisser passer, non pas le gros camion à gyrophare, mais, une fourgonnette militaire apparemment blindée, jusqu’aux pneus, toutes vitres fermées. Celle-ci pénètre dans la cour suivie d’une Jeep militaire munie d’automitrailleuse et de 6 para-commandos et qui va directement se positionner à côté de la salle, sous les arbres. Les bérets rouges vont s’offrir quelques pas de reconnaissance des lieux notamment derrière le bâtiment du Palais. Certainement des consignes ordonnées pour parer à toute éventualité. Certains bavards m’ont fait état d’une présence militaire dans certains points de la ville, ce que je n’ai pas pu vérifier. Ce qui est pourtant réel, c’est qu’à l’arrestation de Djoua, ses inconditionnels, toujours prêts à servir leur ex-chef même en prison, ont dû être maîtrisés et certains affectés. Cette menace d’insécurité et de probable enlèvement de Djoua  amena le Procureur de la République à l’envoyer en détention au camp Landja de Kara.

Entre-temps, la fourgonnette a pu faire des manœuvres pour coller l’arrière du véhicule aux marches du Palais. Comme pour n’offrir à Djoua et à son Pouli que la salle du procès. La foule a failli se jeter sur la fourgonnette n’eut été les gendarmes. En fait, elle a su deviner: les portières de derrière s’ouvrent pour libérer deux passagers, Yoma Djoua et Méyo Pouli, encadrés par 6 gendarmes pendant que toute une grappe attendait sur le banc des accusés pour prêter main forte à leurs collègues convoyeurs. Ils étaient visiblement à l’aise, du moins Djoua, fixé des yeux par des curieux. «C’est lui ça? Il est très simple», remarque un voisin. En effet, il était serein, en chemise de pagne imprimé tandis que Pouli portait un ensemble de survêtement.

Trop facile
«Accusés, à la barre»! La voix de la dame Awa Nana, présidente de la Cour d’Assise, retentit pour annoncer le début du procès tant attendu. Le procès de l’année peut être. En tout cas, une première dans la haute sphère militaire togolaise, c’est le temps des révélations, se disait-on, le colonel Narcisse Yoma Djoua, chef de la Garde présidentielle, l’homme de confiance du Général Gnass, celui qui peut accéder à la Savane de Lomé 2 sans être désarmé (comme on le dit), devant les tribunaux ce n’est pas courant.
Présentation    des accusés: Méyo Pouli, 47 ans, né et domicilié à Pya. Un village de la Kozah; Narcisse Yoma Djoua, 47 ans aussi, né à Tchitchao, dans la Kozah et domicilié à Lomé; Lawson (sans prénom), identité inconnue et jamais retrouvé depuis l’assassinat le 15 juin 1994. Après lecture des accusations du 18 octobre 1995 retenues contre eux à savoir groupement de malfaiteurs, assassinat et vol qualifié pour Pouli et Lawson, et complicité d’assassinat, et complicité de vol qualifié pour Djoua, le procès va perdre son allure avant même de commencer. Au grand dam du public les yeux rivés sur les accusés à la barre ou groupés autour du gros haut-parleur sous les arbres. Alors qu’on pouvait s’attendre à des arguments et des contre- arguments, entre le Ministère public représenté par le Procureur général Abdoulaye Yaya et les accusés, Djoua et son homme de main Pouli viennent très simplement de reconnaître les faits qui leur sont reprochés,

Les faits sont bêtes
Le 15 juin 1994, l’ex-colonel Djoua reçoit dans sa résidence de la Caisse, à Lomé, la visite d’un Lawson qu’il affirme lui avoir servi il y a 3 ans comme informateur. Celui-ci fait croire à Djoua que la victime, le notaire Laurent Agbémavor, est un escroc ivoirien venu spécialement à Lomé pour prendre des sous à de pauvres gens à qui il promet de les leur multiplier. Pour l’inconnu Lawson, il fallait vite agir parce que l’ «escroc» était sur le point de partir pour Abidjan. Djoua n’hésite pas une seconde. A la Cour, il déclare: «je voulais envoyer mes gars, je craignais un débordement». Alors, à 17h40, il appela son homme de main Pouli du camp RIT et lui ordonne d’aider le Lawson dans une mission. Ça passe. L’ordre fatal était de demander à Pouli de «ramener le colis par tous les moyens ». Sans d’autres explications, le «colis» selon Djoua : c’était l’argent. Il ajoute à la barre: «dans mon entendement, il faut que l’argent revienne à la population », Vlan! Les deux missionnaires s’envolent, avec Lawson devant, suivi boouu! Par le Major Pouli qui, en fait, en bon militaire exécutant, ne comprenait rien à la mission. Il se défend à la barre: «dans l’armée quand on nous donne un ordre, il faut exécuter». Même si on ne comprend pas? «Pour moi, Johnson ou Lawson (je ne sais plus) est un ami de mon chef, je n’ai pas besoin de le connaître à fond. Il  dit qu’il a tout conclu avec mon chef ». Et si on comprend après qu’il faut mort d’homme? «Faites tout pour amener le colis, pour moi, si le monsieur est plus fort, il faut l’éliminer pour rendre service à mon chef». Un véritable exécutant. Il sera d’ailleurs soutenu par son chef: «J’ai dit qu’il faut prendre le colis par tous les moyens. Cette expression, tout le monde l’utilise (…) Mais, tuer fait partie des moyens». En fait, c’est en cours de chemin que le Major Pouli comprendra la mission qui lui est commandée: « Le teint clair (Lawson ou Johnson) disait que l’autre (Agbémavor) est un escroc, qu’il lui a fixé rendez-vous dans une buvette «Il dit qu’on va tuer le monsieur». Alors, Pouli qui tient à satisfaire son chef.

Djoua réagit: «Ah! Comment on va faire? Moi je n’ai pas le moyen». Le Lawson l’a. Et, en civil habile, il l’explique au militaire de carrière. Il était armé d’une corde qu’il fera passer au cou d’Agbémavor sur le volant de sa BMW RT -2798-L et que Pouli, assis derrière le chauffeur, va tirer jusqu’à ce qu’il rende l’âme, Pouli a compris.

La stratégie
Pour y arriver, Pouli, habillé en civil, va faire l’ «auto-stoppeur» à la sortie de Cacaveli. Mais, il ne doit pas monter dans n’importe quel véhicule; il doit reconnaître Lawson par une cigarette allumée dans sa main droite légèrement sortie de la BMW. Lawson qui est un ami, du notaire Laurent Agbémavor va chercher celui-ci revenu tout fraîchement d’Abidjan le même jour, le 15 juin 1994, pour la suite du chantier de sa maison à Agoényivé, un quartier-nord de Lomé, où il loge lors de ses passages à Lomé. Vers 19h30, Lawson était dans le véhicule de son ami. Direction: Adéwi où Agbémavor devait dîner chez une certaine Mme Mensan Palanga, commerçante et amie de la famille. Au niveau de Cacaveli, Pouli fait signe au véhicule, Alors, Lawson arrive à convaincre Agbémavor que «l’auto- stoppeur» est un ami à lui et qu’on peut le déposer en chemin.

Monté à bord, Pouli se place, comme convenu, derriére le chauffeur (Agbémavor).  Au niveau du CHU-Campus, Lawson propose à son ami Agbémavor d’emprunter un raccourci, histoire de prendre un pot avant d’arriver à Adéwi. Ce à quoi Laurent ne trouve d’inconvénient. C’est le compte à rebours. Profitant d’un ralentissement du véhicule, Lawson balance sa corde et Pouli, gaillardement, entre en action derrière. Quelques secondes vont suffire pour extirper la vie à Agbémavor: pendant que Pouli tirait sur la corde, Lawson s’employait à immobiliser Agbémavor qui se débattait. Aprés quoi, Lawson, le fameux indic de Djoua «a sorti seul le cadavre pour le mettre dans le capot arrière», dit Pouli. Avant de monter sur le volant. Direction de la broussaille de la SCOA sur la route de l’aéroport où le corps du notaire est balancé. Mission accomplie. Lawson prend encore la BMW jusqu’à la Caisse.  A 21h, Pouli joint Djoua au téléphone au camp RIT pour lui annoncer la nouvelle: «Chef! Mission accomplie». Sur sa demande, Pouli explique à Djoua qu’il y a eu mort d’homme et que les sous de la victime se trouvent avec l’informateur.

Partage du gâteau
Le notaire Laurent Agbémavor tué et dépossédé de son argent (7 millions de FCFA) et de sa BMW. Il va y avoir une zone d’ombre que ni le colonel Djoua ni le Major Pouli ne sont arrivés à expliquer à la Cour. Le premier affirme avoir demandé à son exécutant au téléphone de garer le véhicule dans la caisse et de l’attendre. Ce qui n’était pas le cas à son arrivée dans sa résidence. Mieux, le Lawson en question a disparu avec les sous et demeure introuvable à  ce jour. «J’arrive à la Caisse, tout est noir, j’ai pensé qu’ils étaient retournés chez l’ «escroc pour d’autres choses (...). J’apprends qu’il y a un cadavre. Alors, je ne comprends plus rien. Lawson a disparu, le colis aussi». Il n’a pas demandé où se trouvait le cadavre. Pouli soutient que son chef lui a demandé d’aller garer le véhicule quelque part pendant que Lawson l’attend à la Caisse. Ce que Pouli aurait fait quelque part dans le quartier Nukafu. Le temps de revenir, le «teint clair» a disparu avec l’argent. Difficile de savoir qui ment entre les deux gros adultes militaires. A supposer qu’il n’y a pas mensonge, les deux stratèges de notre  Etat se sont fait avoir par un minable civil. Et ce n’est pas fini.

Le constat de la disparition des sous étant fait, Djoua dit avoir redemandé à Pouli de lui ramener le véhicule, et de chercher aussi son informateur. Le lendemain, Pouli revient lui dire qu’il n’a pas retrouvé le véhicule. Pendant ce temps, la police a retrouvé le cadavre d’Agbémavor corde au cou, étrangler. L’autopsie révèle des fractures au crâne, à la mâchoire inférieure et au thorax et des coups de blessures par des objets contondants. Avec l’aide de l’Interpol, la police se met à la recherche  de la BMW dont la disparition est signalée par la famille de la victime. Djoua, lui, a très vite classé l’affaire. Elle n’est sans doute plus d’importance. Comme dira Pouli, «le reste du temps, environ 3 mois, le Colonel et moi, on ne s’est rien dit, on se saluait». «Deux mois après, j’apprends que le véhicule est arrêté au Ghana», ajoute Djoua. En fait, le Major Pouli a laissé le véhicule aux soins d’un certain Bawa Dabré, un ami à lui démarcheur de véhicules de tout genre. Il allait liquider la BMW lorsqu’il a été pris en septembre 1994 par le Bureau of Investigation, le Service de renseignements ghanéen, sur la frontière Ghana-Côte d’Ivoire. Il s’estime innocent car, selon lui, le véhicule lui a été remis par le Major Pouli pour être vendu. Un témoin «béret vert» affirmera à la barre que son chef Pouli l’envoie souvent chez un Bawa à Kodjoviakopé. Et non pas à Nukafu. A l’ancien chargé d’Affaires du Togo au Ghana, à présent, le sieur Sotoubéré Tchao, sollicité par la femme de Bawa pour intervenir auprès des autorités ghanéennes, celle-ci a dit que le Major Pouli peut témoigner de l’innocence de son mari. Contacté par le Chargé d’Affaire, Pouli déclare qu’il connaît vaguement le Bawa en question. Un mensonge.

Un public déçu
C’était trop léger. Dans l’assistance du 20 décembre dernier à Kara, on était plutôt sidéré de découvrir un Colonel entouré de tant de mythes mais qui manquait tellement d’arguments et de tacts à ses actes. Les commentaires allaient bon train.

Pour certains, si l’ex-colonel Djoua peut être impliqué dans un coup aussi tordu et bas, c’est que l’armée togolaise est une pourriture. Et qu’il faut condamner Djoua pour servir d’exemples aux autres. Pour d’autres, il y a tout simplement un réseau de malfaiteurs qu’il faut démasquer. Le comble, c’est lorsque les accusés, pour toute défense ont demandé pardon. Les quelques rares sympathisants et proches des accusés ont manqué de courage de les soutenir publiquement. La défense aussi d’ailleurs. A entendre les commentaires, en fin de matinée, l’affaire est déjà tranchée d’elle-même s’il ne tenait qu’à l’assistance d’autant plus les accusés manquaient terriblement de contre ­arguments convaincants. La Cour a dû penser la même chose en évacuant le procès en une journée plutôt que les deux jours prévus.

L’expédition dans l’abîme
Au réquisitoire dans l’après-midi, l’avocat général, M. Abdoulaye Yaya, a été très expéditif mais intransigeant: 10 ans de réclusion criminelle et 5 ans pour complicité de vol qualifié pour Djoua, 20 ans pour Pouli dont 10 pour vol qualifié et la réclusion à perpétuité pour Lawson. Lui ne manquait pas d’arguments: Djoua et ses acolytes ont menti. Agbémavor n’était pas un Ivoirien mais un Togolais; il n’était pas un escroc mais un notaire. En tant que militaire, Djoua a fait tuer gratuitement un individu qui ne représentait aucun danger pour la Nation; en demandant à Pouli pour qui «l’élément de base c’est la mort» (sic) de «ramener le colis par tous les moyens», Djoua savait qu’il allait commettre une bévue. Bref, l’erreur pour un stratège outillé comme Djoua, c’est de n’avoir pas procéder au recoupement de l’information apportée par son Informateur avant l’exécution. Ou de n’avoir tout simplement pas associé la Gendarmerie ou la Police à qui revient le devoir de traiter les cas d’escroquerie. La mort de Laurent Agbémavor paraît bassement délibérée.

La défense assurée par Me Talboussema pour Djoua et Me Bataka pour Pouli, vidée de sa substance, n’a pu que plaider pour la clémence. Car, elle reconnaît «la mort injustifiée d’Agbémavor». Mais, cela n’a pas pour autant dissuader Me Talboussema qui, dans une longue plaidoirie, va s’interroger sur la réelle implication de Djoua dans l’assassinat du notaire. Elle doit être certainement dans la mauvaise coordination de l’acte qu’il a commandité. Il en conclut alors sur la simple complicité de l’ex-colonel et sa disposition à assumer sa responsabilité. En fait de responsabilité, Narcisse Yoma Djoua va l’assumer pleinement au même titre que son homme de main Méyo Pouli qu’il pense avoir mal compris la mission. Encore faut-il savoir si elle a été bien expliquée. Ainsi, après 3 heures de délibération, les jurés, au nombre de 10, vont unanimement trancher: restitution de la BMW et des 7 millions de FCFA volés à la victime, payement d’une amende collective de 100 millions FCFA pour dommages et intérêts. Contre 500 millions demandés par la famille d’Agbémavor. C’était sans appel.
Mais, faut-il le répéter, ce procès comporte encore des zones d’ombre que personne, à part Djoua, ne saurait clarifier. L’ex-colonel a-t-il vraiment été condamné pour le meurtre d’un notaire ou pour avoir tenté de commanditer un putsch contre Gnass comme le supputent beaucoup de gens.

Source: Kpakpa Désenchanté N° 210 du 26 décembre 1995


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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