Législatives au Togo:
Début du dépouillement
15 octobre 2007
LOME (AFP) — Les bureaux de vote ont fermé dimanche
soir au Togo, où se sont déroulées des élections
législatives auxquelles tous les partis d'opposition ont
participé, contrairement à la consultation de 2003.
Ces législatives représentent le premier vrai
test pour le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir)
depuis la mort en février 2005 de son fondateur, Gnassingbé Eyadéma,
maître pendant 38 ans, auquel son fils Faure Gnassingbé a
succédé à la tête de l'Etat.
Aucun incident violent n'a été signalé,
selon le ministère de la sécurité. Les autorités
n'ont par ailleurs donné aucune indication sur le taux
de participation, mais des observateurs internationaux ont constaté une
forte affluence dans les bureaux de vote.
Près de 3 millions d'électeurs étaient
appelés à choisir 81 députés parmi
2.100 candidats de 32 partis politiques ou indépendants,
dans un scrutin de liste à la plus forte moyenne.
A Lomé, la plupart des bureaux ont fermé un peu
après 17H00 (locales et GMT) et le dépouillement
des bulletins a aussitôt commencé en présence
des représentants des candidats et des observateurs.
A l'école primaire publique de Hedzranowoé et
au collège de Tokoin-est de Lomé, le dépouillement
se faisait portes et fenêtres ouvertes.
A l'intérieur du pays, le dépouillement a également
commencé dans la plupart des bureaux, selon des journalistes
des médias d'Etat.
L'Union de forces de changement (UFC) de l'opposant historique
Gilchrist Olympio a relevé l'absence de timbres de sécurisation
des bulletins dans certains bureaux de Lomé et dans les
autres régions du pays.
"L'UFC émet de vives protestations et se réserve
le droit de tirer toutes les conséquences de cette défaillance",
a déclaré lors d'une conférence de presse
Crosby Kuist, responsable à la communication de l'UFC.
Plus de 3.500 observateurs nationaux et internationaux dont
ceux de l'Union européenne et de l'Union africaine étaient
accrédités pour ces législatives cruciales:
de leur bonne tenue et transparence dépendra notamment
la reprise de la coopération de l'UE avec le Togo, suspendue
par Bruxelles en 1993 pour "déficit démocratique".
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