La Francophonie demande à la
CENI de proclamer les résultats au plus tard ce mercredi
matin
17 octobre 2007
Les observateurs de l’Organisation Internationale de la
Francophonie ont demandé mardi à la commission électorale
nationale indépendante (CENI) de proclamer mercredi au
plus tard les résultats des élections législatives
de dimanche au Togo pour éviter toute interprétation
de la lenteur du dépouillement, a appris APA de bonne
source à Lomé.
«Il faudrait qu’on mobilise de nouvelles ressources à la
CENI pour pouvoir accélérer le processus de dépouillement
et faire en sorte que les résultats soient proclamés
si possible ce soir sinon demain matin au plus tard »,
a lancé mardi au cours d’une conférence de
presse Gerard Latortue ancien Premier ministre d’Haïti
et chef de la mission des observateurs de la Francophonie
M. Latortue qui a constaté des lenteur dans le processus
de centralisation des résultats a indiqué qu’il
ne faut pas donner l’occasion de faire croire aux gens
que « les mission d’observation sont parties et ont
laissé les autorités togolaises faire ce qu’elles
veulent des résultats ».
Il a demandé avec insistance que les résultats
soient proclamés avant leurs départ du Togo. « Faites
le avant notre départ et c’est d’ailleurs
pour cette raison que je ne pars plus ce soir je reste pour être
aussi témoin de la proclamation des résultats »,
a lancé l’ancien Premier ministre Haïtien.
La Mission d’observation de la Francophonie a relevé durant
le scrutin de dimanche l’insuffisance de timbres d’authentification
des bulletins de vote, « ce qui a provoqué la suspension
momentanée du vote et dans certains cas, l’absence
de quelques membres et délégués des candidats.
« La mission a conclu que les problèmes relevés
ne sont pas de nature à entacher significativement la
régularité, la transparence et donc la crédibilité du
scrutin », a déclaré Latortue.
Les Togolais sont dans l’attente des résultats
des élections législatives de dimanche.
Près de 3 millions de Togolais ont voté pour l’élection
des 81 députés de l’Assemblée nationale,
dont les sièges sont convoités par 2100 candidats
inscrits sur 395 listes de partis politiques et d’indépendants.
Aucune tendance n’a encore été publiée
par la CENI.
(Agence de presse africaine (APA))
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