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Législatives du 14 octobre au Togo:

Avec le vol d’un siège à Lomé, Charles Kondi Agba entre dans la stratégie des frères Gnassingbé au pouvoir

25 octobre 2007

Charles Kondi Agba, celui pour le compte de qui la CENI a eu du mal à proclamer les vrais résultats des urnes à LoméMalgré le scrutin à la proportionnelle des listes qui ne permet à aucun parti politique engagé dans la course aux législatives de recueillir la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, le RPT fait exception à la règle en se glorifiant, avec le vol supplémentaire d’un siège à Lomé Commune, d’avoir 50 sièges dans le futur parlement togolais. Comment cela est-il possible?

La Belgique qui est le champion du scrutin avec une proportionnelle de liste, n’a jamais eu un parti majoritaire au parlement fédéral, raison pour laquelle après chaque élection, les différents partis politiques belges sont obligés de former des coalitions pour gouverner le pays.

Le cas du Togo est donc une exception qui confirme que la longue dictature des Gnassingbé a la dent dure et qu’elle n’est pas prête à accepter les principes démocratiques qui conduisent vers un Etat de droit. Dès lors, il va falloir trouver d’autres moyens pour libérer le Togo de la dictature et de la monarchie qui s’y sont installées.

Avec un siège accordé au RPT à Lomé, siège qui revient à Charles Kondi Agba, les rumeurs qui veulent le voir au perchoir de l’hémicycle togolais se confirment peut-être. Cette «victoire» du RPT risque de lui créer plus de tort que de bien.

Avec 200.000 bulletins nuls recensés dans les fiefs de l’opposition, il est certain que la volonté de tricher et de voler a pris le dessus sur les volontés de transparence affichées par les tenants du pouvoir actuel. Chassez le naturel, il revient au galop dit-on. Nous y reviendrons.

Jules Symféïtchéou, Etiame.com

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié ce mardi les résultats de Lomé-Commune, objet de blocage depuis quelques jours, suite aux législatives togolaises du 14 octobre dernier, a constaté APA dans la capitale togolaise.

Aux termes de cette proclamation, l’Union des Forces de Changement (UFC-Opposition) est créditée de 4 nouveaux sièges, portant à 27 le nombre de députés de ce parti qui va siégéer pour la première fois à l’assemblée nationale.

La CENI a proclamé les résultats provisoires de Lomé suite à « une injonction de la Cour Constitutionnelle notifiée ce jour même par ordonnance ».

Le taux de participation est de 83 % dans la commune de Lomé pour 378 002 votants et 10 619 bulletins nuls.

L’UFC a totalisé 256 363 voix contre 54 102 pour le RPT tandis que 19 autres listes de partis et de candidats indépendants se partagent le reste des voix.

Les résultats ont été publiés sur recommandation de la Cour constitutionnelle que la CENI a saisie lundi, afin de proclamer les résultats de Lomé-Commune des élections législatives du 14 octobre à Lomé pour avoir relevé des anomalies d’ordre logistique, matériel, organisationnel et humains.

La CENI avait déclaré s’en remettre à cette juridiction « dans un souci d’apaisement permanent ».

Selon elle, sur les 751 urnes, plus de 300 étaient revenues au siège de la Commission sans les scellés exigées mais plutôt, protégées par du ruban adhésif non règlementaire.

« Il a été décelé de nombreuses fiches de résultats dont les bureaux de vote n’ont pas pu être localisés car ne figurant pas sur le fichier de la CENI », lit-on dans le communiqué de la CENI qui indique n’avoir pas validé les résultats.

Suite à ces résultats provisoires, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), remporte donc 50 sièges, suivi de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui totalise 27 sièges et du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) du Premier ministre Yaovi Agboyibo 4 sièges.

L’Union des Forces de Changement (UFC), principal parti de l’opposition togolaise, qui dénonce des irrégularités constatées lors des élections législatives.

Le président de l’UFC, Gilchrist Olympio, a indiqué lors d’un meeting samedi qu’il allait saisir la cour constitutionnelle pour exiger que les bulletins de vote soient de nouveau comptés affirmant que « l’UFC ne se laissera plus voler sa victoire ».

A l’issue du meeting des militants du parti qui avaient voulu marcher sur le siège de la CENI avaient été dispersés à coups de gaz lacrymogène occasionnant plusieurs dizaines de blessés dont une dizaine de cas jugés graves.

(Agence de presse africaine (APA))

 


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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