Sport

Accueil

Contacts

Forum

Liens

Annuaire

Sommaire

Dépêches

Revue de  presse

national

International

Société

Economie

Culture

Santé

Libre tribune

Forum

Tourisme

Dossiers

Médias

Débats

Dossiers

Interviews

Echos de la diaspora

- Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Suicide collectif… Refonte de la classe politique togolaise ou poursuite de la stratégie du pourrissement!

L'exercice auquel nous nous livrons ici est périlleux parce qu'il touche au choix d’une nouvelle stratégie et méthode de lutte pour la démocratie au Togo. Le choix à faire, dans ce contexte inédit de renouvellement de la classe politique indispensable, est fondamental pour un changement et le développement du Togo.

Les 15 dernières années dans l’histoire du Togo démontrent qu’aucune solution adéquate et durable n’a pris sa source à l’extérieur des frontières nationales, même les multiples solutions proposées ont été pilotées par les togolais eux-mêmes.
La longue lutte pour l’avènement de la démocratie entamée par le Peuple et ses incroyables rebondissements, démontrent la complexité de la crise togolaise et laissent percevoir la gravité des conséquences qui pourraient en découler.
Quoiqu’il en soit, la marche pour l’avènement de la démocratie au Togo est irréversible. Elle peut être ralentie comme actuellement, mais elle continuera pour ce changement tant redouté qui devrait s’accompagner de nouvelles règles de gouvernance, avec en toile de fond, une profonde transformation de la classe politique.

Pour l’heure, le premier constat est l’embrigadement du peuple par les politiques togolais, toute tendance confondue. La triste réalité est que cette situation bien connue sous le RPT est entretenue par ceux qui se proclament être le chantre de la démocratie.
En toute honnêteté, il incombe à chaque citoyen de reconnaître la responsabilité tant du RPT que de l’opposition dans l’échec du processus démocratique. Cet échec est donc collectif, et le nier, nous conduit à un suicide collectif.

Refuser d’être à l’écoute de la jeunesse entérine la thèse de la manipulation.
Le premier constat est que l’on se souviendra qu’au début des années 90, à l’époque où une partie de l’opposition naissante a amorcé son retour au bercail, par vagues migratoires, en provenance de l’Europe, surtout de la France, les vaillantes populations togolaises ont applaudi au risque d’en déifier certains.
Ceux-là se sont alors crus investis de la confiance du peuple pour conduire le pays sur les voies de la démocratie.
La jeunesse togolaise se mettra alors à disposition, taillable et corvéable à merci. Certains y laisseront leur vie, au nom de la lutte pour la démocratie.
Cette jeunesse d’hier, nous la constituions. Mais elle a grandi et mûri. Elle a aujourd’hui accès à une connaissance plus approfondie, elle a accès à une critique, même si beaucoup de chemin reste à parcourir.
Cette jeunesse qui n’a cessé de répondre présente aux appels de nos «leaders», réclame aujourd’hui un feed-back, une sorte de retour sur investissement, voir un bilan.
En ne répondant que par un silence assourdissant aux nombreux appels et propositions de cette jeunesse, l’opposition entérine elle-même la thèse de son mépris aux jeunes.
Et là le risque d’un échec global de la lutte devient grand, car entre les défections et l’incapacité de générer en son propre sein une relève politique, le transfert de compétence ne se fera pas.
Le second constat est qu’un an après le décès du président Eyadèma, la classe politique «made in RPT» a changé de configuration. En face, l’opposition non seulement resserre ses rangs autour des anciens, mais elle est incapable de faire son bilan et son autocritique, de faire une expertise sans complaisance de ses forces et faiblesses. Pourquoi ?
En ne reconnaissant pas jusqu’aujourd’hui son erreur, en n’ouvrant pas de nouvelles pistes de réflexion, nous osons alors dire que l’opposition manipule le Peuple, seul perdant dont le rôle se résume à pleurer ses morts.
Le moment est donc venu de rendre le tablier, non pas parce que nous dénions leur droit d’aînesse, mais pour avoir méconnu leur devoir de protection, et leur obligation de résultats.
Et pour n’avoir pas su capitaliser l’allégeance et le soutien de la jeunesse durant 15 ans, il faut se rendre à l’évidence : l’opposition togolaise est dépassée par les évènements.

Un petit retour à février 2005 nous renseigne qu’au moment où certains jeunes rejetaient la tenue d’une élection dans l’immédiat, et proposait en contrepartie, la mise en place d’une solution politique au travers d’une assise nationale et d’un gouvernement de transition, et au cas où le RPT s’y opposerait, de se revendiquer de l’application des articles 144 et 150 de la Constitution, l’opposition s’est alors tournée vers la France, L’Union Africaine et la CEDEAO.
Les argumentations et les analyses judicieuses marquées d’une certaine prémonition n’ont pas pu convaincre la classe politique togolaise.
Aujourd’hui, la jeunesse souhaite qu’un débat soit ouvert pour dégager de nouvelles pistes de réflexion, voire une sortie de crise en vue d’une solution politique par le biais d’une assise nationale ou des états généraux de la nation.
Au demeurant, on leur souffle un NON qui s’inscrit dans la droite ligne du paternalisme qui sévit dans les mœurs mais aussi dans les coutumes togolaises. Droit d’aînesse, quand tu nous tiens !!!

Quel résultat pour une politique du pourrissement au Togo?

Le mérite du rapport des Nations-Unies est de percer à jour la stratégie du RPT et de l’opposition. D’une part, le RPT qui tient les rennes du pouvoir militaire, sachant bien que l’adversaire n’a pas les moyens de riposte. Ceci crée un déséquilibre des forces et des frustrations que de l’autre côté,l’opposition exploite pour dire non, à toute proposition quand bien même positive et constructive soit-elle. Pire, tout en sachant qu’ on n’a pas les moyens de revendiquer à armes égales la victoire à l’issue d’un suffrage, on fait descendre les populations dans la rue. Ce n’est plus un secret de polichinelle, l’opposition ne dispose d’aucune structure pouvant effrayer les pèlerins de Sarakawa. Les quelques pôles de résistance actifs sont des propriétés de jeunes ayant rompu leur lien avec l’opposition depuis plusieurs années déjà. Alors… ?

Ce statut quo obéit-il à une volonté de maintenir le flou politique aux fins de manipulation politicienne ?
Fait-on semblant d’oublier que l’orientation politique obéit à la définition d’un objectif , à une stratégie et enfin à une mise en œuvre sur le terrain, et non à un exercice intellectuel fait de
communiqués et de rapports?
Cette politique du pourrissement est la manifestation d’un manque d’imagination.
Aujourd’hui, la société togolaise est en pleine mutation et quiconque oubli cette donne scie la branche sur laquelle elle est assise.

En termes concrets, toute orientation politique viable doit être soutenue par une mobilisation permanente qui elle même se traduit en terme d’actions sociales. Cette orientation doit se traduire concrètement par l’implication des partis politiques dans le vécu quotidien des citoyens.
A ce jour, à part se contenter de rejeter sur le RPT, la responsabilité de la suspension de l’aide étrangère, et la situation économique catastrophique, aucune action tangible n’est à mettre à l’actif des formations politiques de l’opposition depuis leur création. Cependant, on assiste tous les jours à un partage du reste du gâteau entre le RPT et les initiés proches de l’opposition. A eux, les marchés publics, les contrats de prestations de services avec les entreprises publiques, les missions et autres.
Quant aux populations, elles sont bonnes à participer aux marches de soutien pour le compte du RPT contre 10 000 FCFA, ou aux manifestations de l’opposition arrosées de balles réelles. A elles de choisir. C’est à se demander si la question de savoir si le dernier des togolais mange un repas par jour est une réelle préoccupation politique au Togo.

A moins que ceci procède aussi de la technique du pourrissement, créer une situation de désastre socio-économique pour mieux contraindre le Peuple à descendre les mains nues dans la rue pour affronter une armée rodée à la répression de sa population civile.

La mort de l’opposition, telle que prédite par les analyses dont sont auteurs certains membres de cette jeunesse, deviendra une évidence.
En politique il n’y a pas de fatalité, il y a un lien causal permanent. L’opposition Togolaise a échoué et ce, lamentablement.
Un aperçu de l’évolution politique du Togo, sur la période de mars 2005 à février 2006 démontre à suffisance l’incapacité technique, tactique et organisationnelle de l’opposition qui ne brille que par son silence, son amateurisme, et la pauvreté de son discours politique.

Devant ce qu’on peut appeler capitulation, le dernier constat est qu’il y a 15 ans, c’est la jeunesse qui a crié sa soif de démocratie et non les aînés. Du 05 octobre 1990 au 16 mars 1991, c’est une jeunesse d’élèves et d’étudiants qui ont créés une première en Afrique en exigeant d’une dictature, un changement de régime. Ce n’était pas la CDPA, ni le CAR, et encore moins l’UFC ou la CPP. Devoir d’aînesse oblige, cette jeunesse a mandaté ces aînés pour un combat dont ces derniers ne maîtrisaient ni les règles, ni les objectifs. Un échec cuisant qui en toute perspective à le mérite de succiter un débat sur la responsabilité de la jeunesse y compris celle de la diaspora.

Aujourd’hui, l’ère d’une refondation de la lutte démocratique au Togo sonne. Ce mouvement devra fonder son action politique sur un nouveau projet garantissant une concorde civile par:
- la concertation et le dialogue permanents comme moyens de gouvernement ;
- la primauté de la personne humaine et sa dignité , et le respect des libertés fondamentales ;
- l'égalité des droits et des chances pour tous ;
- la solidarité sociale par la formation et le travail ;
- la liberté d'entreprendre et de créer ;
- la liberté de pensée et d'expression ; la tolérance et le droit à la différence ;
- la participation active des citoyens au débat politique.
- l’accès équitable de tous à une justice impartiale et indépendante.

La Responsabilité de la conduite de ce mouvement revient a la jeunesse surtout celle de 90 et 91 qui se retrouvent aujourd’hui en majorité dans la diaspora. Encore faut-il que cette jeunesse prenne ses responsabilités et assure sa mission. On ne peut pas faire valablement le constat de l’échec de la classe politique actuelle,surtout celle dite de l’opposition si la relève démissionne devant sa mission car gangrenée par des querelles intestines. Il faut donc qu’une dynamique qui transcende toutes les divisions et tous les leaderships de la jeunesse se dégage, s’organise et se donne les moyens nécessaires à la réussite du combat ultime : la libération du peuple togolais. Pour ce faire, l’opposition dans sa configuration actuelle doit laisser libre cours à sa refonte que la jeunesse amorce avec optimisme et détermination.

A défaut, l’histoire dira qu’ils combattaient tous Eyadéma, mais « la mort de ce dernier a sonné le glas de l’opposition togolaise qui devra accepter l’évidence que l’oraison funèbre de Eyadéma était aussi la sienne » .

Bruxelles le 09 Avril 2006

Hervé Tété NANI
herve@Belgique.com
Tél :(+32) 0494646133

Nouvelles des partis Politiques et Associations

Toute l'actualité sur etiame.com

Plage à Lomé

Port de Lomé

Le Togo

   

 


Copyright©by Etiame.com  webmaster  2005 - Tous droits réservés