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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Suicide collectif… Refonte de la classe politique togolaise ou poursuite de la stratégie du pourrissement! L'exercice auquel nous nous livrons ici est périlleux parce qu'il touche au choix d’une nouvelle stratégie et méthode de lutte pour la démocratie au Togo. Le choix à faire, dans ce contexte inédit de renouvellement de la classe politique indispensable, est fondamental pour un changement et le développement du Togo. Les 15 dernières années
dans l’histoire du Togo démontrent qu’aucune solution
adéquate et durable n’a pris sa source à l’extérieur
des frontières nationales, même les multiples solutions proposées
ont été pilotées par les togolais eux-mêmes. Pour l’heure, le premier
constat est l’embrigadement du peuple par les politiques togolais,
toute tendance confondue. La triste réalité est que cette
situation bien connue sous le RPT est entretenue par ceux qui se proclament
être le chantre de la démocratie. Refuser d’être
à l’écoute de la jeunesse entérine la thèse
de la manipulation. Un petit retour à février
2005 nous renseigne qu’au moment où certains jeunes rejetaient
la tenue d’une élection dans l’immédiat, et
proposait en contrepartie, la mise en place d’une solution politique
au travers d’une assise nationale et d’un gouvernement de
transition, et au cas où le RPT s’y opposerait, de se revendiquer
de l’application des articles 144 et 150 de la Constitution, l’opposition
s’est alors tournée vers la France, L’Union Africaine
et la CEDEAO. Quel résultat pour une politique du pourrissement au Togo? Le mérite du rapport des Nations-Unies est de percer à jour la stratégie du RPT et de l’opposition. D’une part, le RPT qui tient les rennes du pouvoir militaire, sachant bien que l’adversaire n’a pas les moyens de riposte. Ceci crée un déséquilibre des forces et des frustrations que de l’autre côté,l’opposition exploite pour dire non, à toute proposition quand bien même positive et constructive soit-elle. Pire, tout en sachant qu’ on n’a pas les moyens de revendiquer à armes égales la victoire à l’issue d’un suffrage, on fait descendre les populations dans la rue. Ce n’est plus un secret de polichinelle, l’opposition ne dispose d’aucune structure pouvant effrayer les pèlerins de Sarakawa. Les quelques pôles de résistance actifs sont des propriétés de jeunes ayant rompu leur lien avec l’opposition depuis plusieurs années déjà. Alors… ? Ce statut quo obéit-il
à une volonté de maintenir le flou politique aux fins de
manipulation politicienne ? En termes concrets, toute orientation
politique viable doit être soutenue par une mobilisation permanente
qui elle même se traduit en terme d’actions sociales. Cette
orientation doit se traduire concrètement par l’implication
des partis politiques dans le vécu quotidien des citoyens. A moins que ceci procède aussi de la technique du pourrissement, créer une situation de désastre socio-économique pour mieux contraindre le Peuple à descendre les mains nues dans la rue pour affronter une armée rodée à la répression de sa population civile. La mort de l’opposition,
telle que prédite par les analyses dont sont auteurs certains membres
de cette jeunesse, deviendra une évidence. Devant ce qu’on peut appeler capitulation, le dernier constat est qu’il y a 15 ans, c’est la jeunesse qui a crié sa soif de démocratie et non les aînés. Du 05 octobre 1990 au 16 mars 1991, c’est une jeunesse d’élèves et d’étudiants qui ont créés une première en Afrique en exigeant d’une dictature, un changement de régime. Ce n’était pas la CDPA, ni le CAR, et encore moins l’UFC ou la CPP. Devoir d’aînesse oblige, cette jeunesse a mandaté ces aînés pour un combat dont ces derniers ne maîtrisaient ni les règles, ni les objectifs. Un échec cuisant qui en toute perspective à le mérite de succiter un débat sur la responsabilité de la jeunesse y compris celle de la diaspora. Aujourd’hui, l’ère
d’une refondation de la lutte démocratique au Togo sonne.
Ce mouvement devra fonder son action politique sur un nouveau projet garantissant
une concorde civile par: La Responsabilité de la conduite de ce mouvement revient a la jeunesse surtout celle de 90 et 91 qui se retrouvent aujourd’hui en majorité dans la diaspora. Encore faut-il que cette jeunesse prenne ses responsabilités et assure sa mission. On ne peut pas faire valablement le constat de l’échec de la classe politique actuelle,surtout celle dite de l’opposition si la relève démissionne devant sa mission car gangrenée par des querelles intestines. Il faut donc qu’une dynamique qui transcende toutes les divisions et tous les leaderships de la jeunesse se dégage, s’organise et se donne les moyens nécessaires à la réussite du combat ultime : la libération du peuple togolais. Pour ce faire, l’opposition dans sa configuration actuelle doit laisser libre cours à sa refonte que la jeunesse amorce avec optimisme et détermination. A défaut, l’histoire dira qu’ils combattaient tous Eyadéma, mais « la mort de ce dernier a sonné le glas de l’opposition togolaise qui devra accepter l’évidence que l’oraison funèbre de Eyadéma était aussi la sienne » . Bruxelles le 09 Avril 2006 Hervé Tété NANI |
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