Réveilles-toi Afrique:

Pour la démocratie

Pour le développement

Pour l'indépendance

Pub Fall
 
Economie
 
Dépêches
Revue de presse
National
International
Société
Santé
Libre tribune
Tourisme
Dossiers
Médias
ONG & ASBL
Portrait
Echos de la diaspora
Interviews
      
 
 
 

Manque de sérénité au RPT

De sérieux problèmes minent le parti de Faure Gnassingbé

17 janvier 2008

L'emblème du RPTBien avant les élections législatives du 14 octobre 2007, des informations dignes de foi faisaient état des problèmes qui minent le Rassemblement du peuple togolais (RPT). Des frustrations sont nées depuis que le président du parti avait émis le vœu que tous les futurs candidats passent par les primaires alors que c’était au salon de Lomé II que tout se décidait au temps de Gnassingbé père. Une trouvaille qui a mis sur le carreau certains barons comme l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, et la plupart des anciens députés. Ces problèmes ont fait leur chemin jusqu’au lendemain du scrutin remporté par le parti.

Et lorsqu’il s’est agi de former le gouvernement, le chef de l’Etat et certaines sommités du parti n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Les discours tenus à l’époque par Pascal Bodjona et Esso Solitoki étaient en porte-à-faux avec la position «officielle» de  Faure Gnassingbé. L’ex-Premier ministre Me Agboyibo décrit bien la situation qui prévaut au sein du RPT dans son interview qu’il a accordée à notre confrère «Le Regard». Pour lui, il existe deux tendances au RPT : celle qui veut l’ouverture selon Faure et l’autre qui est réfractaire à tout compromis.

Le leader du CAR explique: «Deux tendances sont perceptibles au sein du RPT. Le Premier courant incarné par le Chef de l’Etat ne cachait pas que le tableau des résultats n’était pas propice à la poursuite du processus de réconciliation et du redressement du pays. Et c’est à juste titre que dans son message au lendemain des élections, le chef de l’Etat déclarait que «le résultat de ces élections montre que nous avons des efforts à faire pour parvenir à la réconciliation totale des Togolais». Par conséquent, il faut aller au-delà des élections pour faire preuve de courage politique nécessaire à une application non mécanique du score obtenu par le RPT. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les efforts du Chef de l’Etat pour non seulement maintenir la gestion consensuelle précédente mais en élargir le champ. On s’était aperçu qu’il était prêt à nommer un Premier Ministre en dehors du RPT pour créer les conditions de grande réconciliation en vue de la reconstruction du pays». «A l’opposé, un autre courant du RPT considère qu’il fallait refléter les résultats du scrutin dans la gestion du pays comme dans toute démocratie classique. Dans cette optique, le RPT devrait gouverner seul et procéder tout au plus à une ouverture à ceux qui seraient disposés à l’aider à appliquer son programme», poursuit-il même s’il laisse croire au passage que c’est l’UFC qui l’a empêché de «se sacrifier» une fois de plus pour le Togo et mieux boucler sa troisième mission. Ce constat de l’existence de deux tendances au sein du RPT a été déjà fait en janvier 2007 lors de la cérémonie de présentation des vœux. Le leader du CAR avait déploré à l’époque l’agissement de certains proches de Faure qui étaient contre sa «politique d’ouverture».

La sérénité n’est plus de mise dans les rangs du RPT. Les bruits ne cessent de courir qu’il y a au parlement des députés pro Faure et pro Kpatcha. Et c’est pour éviter que les divergences ne soient étalées au grand jour que certains députés du RPT se sont peinés pour qu’on élise les membres du bureau de l’Assemblée nationale à main levée comme les élèves le font lors de l’élection des majors de classe. En procédant ainsi, il est difficile à tout contestataire latent de se révéler et de regarder dans une direction contraire à celle indiquée officiellement par le parti.

La même situation a été vécue au cours de la présentation du discours-programme du Premier ministre Komlan Mally. Se basant sur l’article 65 du règlement intérieur, l’UFC a demandé que le vote du programme du gouvernement se fasse à bulletin secret. Cette manière de voter est considérée comme un fantôme au RPT. Le Président Abass Bonfoh qui joue bien son rôle de serviteur, s’est inscrit en faux contre cette demande en maintenant le vote à main levée, le sport favori des députés RPT. Ce refus de respecter une loi qu’on s’est librement donnée, était la parade pour étouffer la division qui mine le RPT. Il est fait état d’un possible rejet du programme du Premier ministre par les députés proches de l’ancien ministre de la Défense et certains de l’opposition si le vote à main levée était effectif. N’est-ce pas qu’au lendemain de la nomination de l’ancien préfet de Wawa et du Golfe, des rumeurs ont circulé que son programme allait être rejeté? C’est donc au forceps que  celui-ci  a été adopté.

Il est une évidence aujourd’hui qu’il y a des problèmes au sein du parti fondé par le Général-président. Deux camps s’affrontent même si on tente de sauver les apparences.

R. K.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

Liberte

Globe

 
 
 

Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés