Football, décision du TAS:
Le Tribunal arbitral du sport blanchit
Tata Avlessi
12 mars 2007
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé mardi
de «lever avec effet immédiat» les sanctions
imposées «à vie» à M. Tata Avlessi,
ancien président de la Fédération de football
du Togo (FTF), estimant «peu crédible» l'accusation
de tentative de corruption d'arbitres.
La Confédération africaine de football (CAF) avait
sanctionné M. Avlessi en appel le 2 septembre d'une "interdiction à vie
de stade et d'exercer toute activité relative au football" pour
tentative de corruption d'arbitres lors du match Togo-Tunisie,
en phase finale de la Coupe d'Afrique des nations cadets, en
mars 2007.
Les circonstances rendent «peu crédible» la
réalisation d'un acte de corruption, ont conclu les juges
du TAS, pour qui «la CAF n'a pas établi que M.
Avlessi se serait rendu coupable d'une tentative de corruption».
Le TAS, qui siège à Lausanne (Suisse), a en outre
relevé de «sérieux vices de forme»,
estimant que le principe de la procédure contradictoire
n'avait pas été respecté.
Les juges du TAS se sont "étonnés du fait
que le jury d'appel de la CAF se soit fondé essentiellement
sur les déclarations d'un seul témoin pour désigner
M. Avlessi comme «corrupteur».
«Les déclarations, dignes de foi, des témoins
présents à l'audience du TAS rendent la culpabilité de
M. Avlessi peu vraisemblable", ont relevé les juges
de Lausanne, qui notent également que "les circonstances
entourant les soi-disant actes de corruption sont peu convaincantes».
La suspension de M. Avlessi a provoqué une grave crise
au sein du football et le bureau de la FTF a été dissous
en juillet par le Comité national olympique togolais
(Cnot), tandis qu'une lutte acharnée s'ouvrait pour la
succession de M. Avlessi.
Quelles conséquences au niveau de la FTF?
C’est en se basant sur des arguments de corruption d’arbitre
que Tata Avlessi avait été éjecté de
son siège de président de la FTF avec tout ce qui
s’en est suivi comme crise. Maintenant que le Tribunal
arbitral du sport juge fallacieux les raisons de la mise à l’écart
de l’ancien président de la Ftf, il serait logique
de rétablir Tata Avlessi dans ses anciennes prérogatives,
c’est-à-dire en le remettant dans les fauteuils
de la présidence de la Ftf. Surtout si l’on sait
que la décision du TAS a un effet immédiat.
L’on se rappelle également qu’il y a quelques
semaines, la Fifa avait demandé de rétablir l’ancien
bureau de la Ftf dans ses prérogatives (évidemment
sans Tata Avlessi), ce qui tarde à se faire au regard
de la polémique engendrée par le président
du Comité olympique togolais le Général
Gnofame qui n’hésite pas à menacer le Ministre
des Sports Antoine Folly si ce dernier remet en selle la bande à Avlessi.
Le Général Gnofame doit savoir raison garder et
laisser ceux qui ont été élu en janvier
2006 faire le boulot qui leur a été confié.
Aussi, Tata Avlessi ne doit-il pas crier victoire
et replonger dans son amateurisme d’il y a quelques mois
qui a conduit le football togolais dans ce pétrin. Il
doit s’entourer
dorénavant, s’il est reconduit dans ses fonctions,
de professionnels du football qui doivent faire les états
généraux du ballon rond, redémarrer le championnat
national et viser la CAN et la Coupe du monde 2010. Toute autre
démarche sera considérée comme un sabotage
du football togolais.
Jules Symféïtchéou
etiame.com (source: All Africa)
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