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La crise économique
mondiale touche l'Afrique:
L'inflation met en difficulté
la croissance des pays de l'UEMOA
08 avril 2008
L’économie sénégalaise,
durant le mois de février dernier, s’est caractérisée
par des baisses et contre performances, à l’image
des pertes de compétitivité de 0,03% enregistrées.
Une situation que la Direction de la prévision et des études économiques
(Dpee), dans sa dernière note de conjoncture, impute à l’appréciation
du franc Cfa vis-à-vis de la monnaie des pays partenaires.
Par rapport à février 2007, les pertes de compétitivité sont
estimées à 3%, voire 3,2% en moyenne sur les deux
premiers mois. Quant à l’inflation dans l’Uemoa,
elle a atteint le seuil de 3% en février 2008.
La Direction de la prévision et des études économiques
(Dpee), dans sa dernière note de conjoncture a fait savoir
qu’au mois de février 2008, les prix ont enregistré une
hausse en variation mensuelle de 0,5%, imputable essentiellement
au renchérissement des produits d’entretien courant
du foyer de 1,9%, des produits alimentaires de 0,9% et des transports
de 0,8%. En glissement annuel, ajoute la Dpee, la hausse des
prix a atteint 5,5% par rapport à février 2007
et 5,8% en moyenne sur les deux premiers mois de 2008. Selon
ce démembrement du ministère de l’économie
et des finances, cette hausse est toujours tirée par les
prix des produits alimentaires (10%), des transports (7,7%),
des services d’entretien du foyer (4,5%), de l’enseignement
(7,9%) et de la restauration (8,8%).
Concernant les prix des produits locaux et importés,
la Dpee avance qu’ils ont augmenté respectivement
de 5% et de 7,1% alors qu’ils ont contribué pour
69% contre 31% pour ceux importés. Quant à l’inflation
sous jacente, précise ladite direction, elle se situe à 0,2%
en rythme mensuel et à 6,0% en glissement annuel. Ainsi, à l’instar
du Sénégal, fait t’elle savoir, « l’inflation
en glissement annuel est supérieure à 3% dans la
plupart des pays de l’Uemoa : le Mali (4,9%), le Niger
(6,8%), le Burkina Faso (7,0%), le Togo (3,4%) et la Guinée-Bissau
(6,7%) ». Elle est inférieure à 3% seulement
au Bénin (1,9%) et en Côte d’Ivoire (2,3%).
Globalement l’inflation dans l’Uemoa a atteint le
seuil de 3% en février 2008.
La Dpee avance que, « malgré le différentiel
d’inflation favorable, l’économie sénégalaise
a enregistré de légères pertes de compétitivité de
0,03%, imputable à l’appréciation du franc
Cfa vis-à-vis de la monnaie des pays partenaires ».
En glissement annuel, ajoute t’elle, « les pertes
de compétitivité sont estimées à 3%
par rapport à février 2007 et de 3,2% en moyenne
sur les deux premiers mois ».
La Dpee estime que, par rapport aux pays partenaires africains
non-membres de l’Uemoa, « le Sénégal
a enregistré de légères pertes de compétitivité de
0,1% entre janvier et février 2008, en raison d’un
différentiel d’inflation défavorable de 0,17% ».
Par ailleurs, a t’elle ajouté, « des
pertes de compétitivité de l’ordre de 3,4%
ont été notées, comparativement au mois
de février 2007 ». Elle considère que
relativement à la zone euro, l’économie a
enregistré des pertes de compétitivité estimées à 0,1%
en février 2008 par rapport au mois précédent,
en raison d’un différentiel d’inflation défavorable
de 0,1%. En glissement annuel, ajoute t’elle, « l’économie
a connu des pertes de compétitivité estimées à 2% ».
Comparativement au mois précédent, la Dpee fait
savoir que « les échanges commerciaux entre
le Sénégal et le reste du monde sont caractérisés
au mois de février 2008 par des baisses respectives de
36,1% pour les exportations et de 17,5% pour les importations ».
Ainsi, à l’en croire, le déficit de la balance
commerciale est passé de 125,9 milliards à 119,1
milliards. S’agissant des échanges commerciaux avec
les autres pays de l’Uemoa, la Dpee informe qu’un
excédent de 12,0 milliards est enregistré en février
2008 contre 15,3 milliards le mois précédent. En
cumul sur les deux premiers mois de l’année, les
exportations et les importations ont augmenté respectivement
de 22,1% et 24,7% en glissement annuel. En conséquence,
le déficit commercial s’est établi à 245,1
milliards contre 194,2 milliards l’année passée.
Pour ce qui est des recouvrements de recettes budgétaires,
au mois de février 2008, ils sont marqués par un
léger ralentissement par rapport au mois de janvier 2008.
Ainsi, la Dpee fait savoir que, "sur un objectif de 108,3
milliards fixé pour le mois de février, un montant
de 105,4 milliards a été recouvré soit
une moins value provisoire de 2,9 milliards. Cependant, fait-elle
remarqué, en cumul, les recettes à fin février
dégagent une plus value provisoire de 2,6 milliards et
en glissement, par rapport à 2007, une amélioration
du recouvrement de 14,2 milliards. Quant aux dépenses
totales et prêts nets, a t’elle ajouté, ils
sont estimés à fin février 2008 à 225
milliards soit un niveau proche de celui de la même période
de l’année précédente. Ainsi, le solde
global base ordonnancement dons compris est évalué à fin
février 2008 en déficit de 39,8 milliards.
La Direction de la prévision et des études économiques
concède que la situation estimée des institutions
monétaires est marquée, à fin février
2008, par une amélioration de 20,5 milliards des avoirs
extérieurs nets et un renforcement de 14 milliards du
crédit intérieur. En conséquence, précise
t’elle, la masse monétaire a connu une expansion
de 34,5 milliards par rapport à fin janvier 2008.
Source: sudonline.sn
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