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Mission de l'UE
au Bénin
François Esso Boko à la
tête de la délégation
08 mai 2008
De sources en provenance de
la commission de l’UE à Bruxelles, une mission d’évaluation
de l’institution européenne va séjourner
dans le mois de mai au Bénin dans le cadre de l’évaluation à mi
parcours du Programme Intégré de Renforcement du
Système Juridique et Judiciaire. Cette mission composée
de trois experts à savoir une Française, un Belge
a à sa tête un Togolais en la personne de Monsieur
François Akila-Esso Boko, ancien ministre de l’Intérieur
et de la Sécurité, exilé depuis plus de
trois ans en France où il est avocat au Barreau de Paris.
Cette mission procédera à l’évaluation
et à l’audit de ce programme à mi parcours
d’une durée de 10 ans et d’un coût total
de 25 milliards de francs CFA financé par la Banque mondiale,
l’UE, le PNUD, la France, l’Allemagne, la Belgique
et les USA à travers le Millénium Challenge. L’ancien
ministre de l’intérieur dans le cadre de ses activités,
a déjà conduit des missions similaires dans d’autres
pays de l’Afrique à savoir le Mali, le Sénégal,
le Tchad, la Centrafrique, le Niger, Madagascar.
Cette mission aurait été tout
aussi banale que les autres qu’il a déjà eu à effectuer
dans d’autres pays africains mais la proximité du
Bénin avec le Togo pose, selon un observateur, un problème
sur la sécurité de l’ancien ministre, surtout
que ce dernier est toujours considéré par le pouvoir
RPT comme une cible potentielle. En dépit des garanties
du pouvoir béninois qui a donné son accord pour
cette mission d’évaluation pour le compte des partenaires
en développement, l’on ne peut passer sous silence
les relations de famille entre le président Yayi Boni
et le clan Gnassingbé qui régente le Togo. De plus,
la démocratie béninoise est ces derniers temps
sous les feux des critiques, le président Yayi Boni constamment
accusé d’importer du Togo où il a longtemps
résidé des méthodes d’un autre âge,
notamment le culte de la personnalité, les marches de
soutien, l’achat massif des consciences etc. Lorsqu’on
sait qu’au Togo, certaines méthodes d’élimination
des adversaires politiques consistent à simuler des accidents
de circulation, des braquages, ou vols à main armée,
on espère que le président béninois saura
transcender ses relations familiales et se mettre dans la peau
d’un chef d’Etat en vue de garantir la sécurité de
Monsieur Boko, le temps de cette mission d’évaluation
qui contribuera au développement du Bénin.
Malgré les sirènes de la réconciliation
chantées tous les jours par Faure et son bataclan, il
est évident qu’un certain nombre de Togolais en
exil n’ont aucune garantie quant à leur retour au
bercail. Une réconciliation à deux vitesses. Dans
le cas d’espèce de François Boko, il faut
rappeler que sa dernière sortie médiatique sur
les ondes de RFI avait même provoqué , selon certaines
sources, une panique au sein du pouvoir qui avait mis les bidasses
en alerte. Preuve que l’homme est toujours considéré comme
une menace par le clan Gnassingbé depuis l’acte
du 22 avril 2005. C’est bien dommage qu’à deux
pas de son pays, Monsieur Boko ne puisse pas rentrer au bercail
pour saluer sa famille, ses proches parents et ses amis. La réconciliation
prônée par Faure si elle est sincère, ne
doit pas se limiter à des aller et retour de Gilchrist
au Togo mais doit concerner l’ensemble des Togolais.
Il est enfin révoltant de constater qu’au moment où le
Togo est dans une situation de délabrement total et que
le pays se trouve dans les mains d’une bande qui ne cesse
de piller les ressources, des hommes compétents et d’une
rare expertise venant du Togo sont mis à contribution partout
dans le monde par des institutions et des partenaires pour le développement
d’autres pays. Le Togo doit forcement changer afin que l’ensemble
de ses fils dont les compétences sont mondialement connues
puissent rentrer au bercail et apporter leur expertise pour le
relèvement du pays
Liberté Hebdo (partenaire
Etiame.com)
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