Incroyable mais vrai
Une dizaine de Françaises posent
nues pour financer un dispensaire au Togo
21 mai 2008
Quelle est cette façon singulière de venir en
aide aux nécessiteux ? Une dizaine d’étudiantes
françaises (lyonnaises) viennent de poser nues pour un
calendrier aux fins de financer un projet humanitaire au Togo.
Il s’agit d’étudiantes de 2ème et
3ème année. Par cette action, elles entendent
mobiliser les fonds nécessaires à la construction
d’un centre ophtalmologique à Dzogbégan,
un village de 4 500 habitants situé dans la région
des Plateaux. Le journal «Lyon Mag » consacre un
article sur le sujet en posant des questions à Virginie
Mejean, l’une des modèles du calendrier. Lisez plutôt.
Engagement: toutes nues pour le Togo
Une dizaine d’étudiantes lyonnaises viennent de
poser nues pour un calendrier afin de financer un projet humanitaire
en Afrique. Interview de Virginie Mejean, 21 ans, étudiante
en 3e année de médecine.
L’objectif de ce calendrier?
On veut créer un petit dispensaire ophtalmologique à Dzogbegan,
un village de 4 500 habitants perdu dans les plateaux togolais.
Il y a quatre ans, quand j’étais en terminale à Trévoux,
j’avais déjà travaillé avec l’association
Pilou Dzogbegan, pour construire une bibliothèque dans
ce village. Du coup, quand je suis arrivée à la
fac de médecine de Lyon, j’ai recontacté cette
association et ils m’ont dit que ce village avait vraiment
besoin d’un dispensaire ophtalmologique. Et avec l’association
Actes, qui regroupe des étudiants en médecine,
on a décidé de réunir de l’argent
pour mener à bien ce projet.
Pourquoi un dispensaire ophtalmologique?
Parce que les habitants de Dzogbegan qui ont un problème
aux yeux doivent faire plus de 200 km pour se soigner. Du coup,
il n’y a que les plus riches qui peuvent se faire soigner.
Mais les autres deviennent souvent aveugles alors qu’au
départ leur maladie est bénigne.
La somme que vous avez réunie?
On a d’abord réuni près de 4 000 euros (environ
3 millions de FCFA, ndlr) grâce à un calendrier
qu’on a publié en début d’année
où une vingtaine de garçons de la fac posaient
nus. On s’est inspirés du fameux calendrier des
rugbymen, « Les dieux du stade » ! Et comme
on en avait vendu près de 650 exemplaires, on a décidé de
faire un calendrier filles. Et en une semaine, on en a déjà vendu
150 !
Qui a participé à ce calendrier?
Au départ on était trois filles de l’association
Actes. Mais pour trouver d’autres filles, on a mis une
annonce sur le site Internet de la fac. Du coup, on s’est
retrouvées une dizaine d’étudiantes de 2e
et 3e année.
Où vous avez fait les photos?
On a fait l’essentiel des photos chez moi car j’ai
un grand appart. Mais on a aussi pris quelques photos au bar
le République où on organise souvent des soirées.
Comment se sont passées ces séances
photo?
C’est un photographe professionnel à la retraite
qui a pris bénévolement cinq photos, et les autres
ont été prises par une étudiante de 2e année
qui est passionnée de photo.
C’est facile à assumer de poser nue?
C’est beaucoup moins simple que pour un garçon.
Un mec qui pose nu, on se dit que c’est marrant, qu’il
est libéré. Alors qu’une fille qui se met à poil,
on pense tout de suite qu’elle est exhibitionniste, allumeuse...
Mais franchement, s’il n’y avait pas cet objectif
de construire un dispensaire, je ne l’aurais jamais fait.
Les regards ont changé sur vous?
En fac, on n’a pas eu droit à trop de remarques
salaces. Mais il y a quand même pas mal de garçons
qui passent à la corpo juste pour mater le calendrier,
car en médecine, ils sont quand même bien branchés
cul. Mais dans l’ensemble, notre calendrier a été très
bien accueilli. Et même mon petit ami, Nicolas, m’a
soutenue dans ce projet !
Calendrier «Les déesses de l’amphi» en
vente à la fac de médecine, près de la corpo étudiante
Gremlyn. Prix: 6 euros.
Source: Lyon Mag
(http://www.lyonmag.com/article/7771/Engagement-toutes-nues-pour-le-Togo)
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