De la Probité des ‘chefs’ traditionnels,
des préfets pro RPT et du ministron togolais de l’Administration
Territoriale: Un scandale ignominieux dans la Préfecture
d’AGU.
Par K. Kofi FOLIKPO
17 juin 2008
L’infantilisation abjecte
des ‘chefs’ traditionnels
au TOGO par le régime démoniaque gnassingbéen
depuis 1963 et leur instrumentalisation politique servile sont
bien connues par toutes les Togolais et tous les Togolais, et
ont été déjà suffisamment dénoncées
par des Citoyens assez clairvoyants et honnêtes à travers
les média et les mises en examen publiques. Les liasses
de billet de banque gnassional et les cartons de bouteille de
schnapps convoyés depuis Lomé2 au profit de certains ‘chefs’ traditionnels
(surtout en pays Eʋe!) à la
veille de chaque consultation électorale ne sont plus
un secret pour les Togolais. Et il n’est pas non plus un
secret pour les Togolaises et les Togolais que l’Union
Nationale des Chefs Traditionnels du Togo (UNCTT) est une aile
marchante mafieuse au service du parti démoniaque RPiTeux.
Mais là où la Vénalité et
le Manque de Scrupules de ces ‘chefions’ traditionnels
censés être les Garants de nos Normes sociales et
nos Valeurs ancestrales deviennent inquiétants, c’est
lorsque ceux-ci n’hésitent pas de démontrer
publiquement leur Solidarité dans la Bêtise en escroquant cruellement
et ouvertement les pauvres Concitoyens, en refusant
de dire honnêtement le précieux Droit Coutumier que
nos Ancêtres Vénérés nous ont légué et en
organisant des simulacres d’ordalie pour
blanchir un membre de leur pègre accusé à juste
titre d’Envoûtement et de Sorcellerie!
Les faits bruts.
Le sieur Yawo Dovia AZEDZI, intronisé dans
les années 1979/1980 comme Porte-Parole (Tsyami)
de la ‘Chefferie’ Coutumière d’Agu
Kebo-Toé (Préfecture d’AGU) sous
le nom d’Atufri, a été dénoncé publiquement
au mois d’avril 2008 pour Envoûtement
et Sorcellerie par le Hũnɔ Yawo
ASSO résidant dans la localité de Hahomegbe et
bien connu dans la Préfecture de Haho pour
sa Probité morale. La victime du vil sorcier nuisible
est le jeune cadre talentueux de l’U.A.C. Monsieur Livingstone
Kwamivi AGBOBLI qui a beaucoup fait dans le Développement
social de la localité d’Agu Kebo-Toé (latrines,
soutien à l’adduction d’eau dans les villages
sur le Mont AGU et à la construction d’une chapelle
pour l’église évangélique, etc.) et
qui vient de succomber à une mystérieuse maladie
dont tous les Médecins spécialistes consultés
au TOGO et en France n’ont pas pu établir le diagnostic.
Ce sont ces Médecins qui conseillèrent le malade
de consulter plutôt un Authentique Mystique (Hũnɔ)
du Terroir, ce qui l’a conduit chez le Hũnɔ Yawo
ASSO qui est allé courageusement dénoncer
publiquement le malfaiteur devant tous les habitants des villages
sur le Mont AGU.
Il faut peut-être préciser que cette dénonciation
publique au mois d’avril 2008 fait suite à une
première dénonciation par (Messager interposé)
du même vil sorcier au mois de février 2008 depuis
la SUISSE par les Mystiques (Hũnɔ)
qui sont des Membres et des Affiliés de l’Organisation PYRAMID
of YEƲE et qui
sont totalement inconnus pour le Mystique (Hũnɔ) Yawo
ASSO résidant dans sa localité rurale
perdue dans le Haho profond au TOGO.
L’accusé nie les faits devant le grand public, se
lance dans des manœuvres de diversion et décide
de faire trancher l’affaire, non pas par les ‘chefs’ coutumiers,
mais plutôt par le Préfet d’AGU, le sieur
NUNYAVA, qui n’a pas les compétences spirituelles
et encore moins les ressources mystiques nécessaires pour
juger les affaires d’Envoûtement et de Sorcellerie,
comme tout le monde le sait au TOGO depuis l’époque
coloniale. Le Préfet étant conscient de ce fait
a décidé de s’associer aux ‘chefs’ coutumiers
d’AGU qui traitaient déjà l’affaire
avant que l’accusé ne se lance dans sa manœuvre
de diversion en le saisissant sans avoir dessaisi les ‘chefs’ coutumiers
de l’affaire.
Toute la Communauté de tous les villages sur le Mont
AGU s’est mobilisée derrière le
malade afin qu’une clarification impartiale soit apportée,
et a exigé que le présumé soit soumis à Trois
Séances de Mise en Examen Mystique (Aka Dodo)
en Trois Endroits différents (!) au TOGO, au GHANA et
au BÉNIN, comme cela est de coutume dans la Juridiction
Coutumière Eʋe.
Les ‘chefs’ coutumiers d’AGU traitant l’affaire
s’y opposent, imposent plutôt que la Mise en Examen
Mystique (Aka Dodo) doit être faite chez
le ‘chef’ coutumier RPiTeux et perfide Aklassou de Bè et
exigent 100'000 FCFA du malade, 100'000 FCFA du Mystique et 100'000
FCFA du présumé pour faire face aux frais, soit
la rondelette somme de 300'000 FCFA (environ 705.-
Dollars US!) dans une Communauté rurale déjà paupérisée
suffisamment par le système mafieux gnassingbéen
et frappée par le malheur de voir mourir mystérieusement
un de ses Valeureux Fils. Les ‘chefs’ coutumiers
d’AGU (dont Pebi d’Agu
Nyɔgbo-Dzidzɔle et Botri de Gadza)
amènent leur porte-parole à la cour du ‘chef’ coutumier Aklassou de Bè qui
leur fait organiser un simulacre de Mise en Examen Mystique afin
de blanchir le présumé et empoche 25'000 FCFA pour ‘service
rendu à la pègre’. Le voyage entre Lomé et
Agu leur a coûté 25'000 FCFA selon leur propre déclaration.
Le montant restant (250'000 FCFA) a fait l’objet
d’un partage rapide sans une forme de procès à la
station d’essence d’Agu-Gadzeƒe entre les ‘chefs’ coutumiers
qui en sont pratiquement venus aux coups de poing sous le regard
médusé de la population totalement déconcertée
par ce comportement puéril, chacun des ‘chefs’ coutumiers
voulant prendre la part du lion!
La Communauté des villages sur le Mont AGU totalement
désabusée par la nuisance perverse et cynique du
sieur Yawo Dovia AZEDZI, par la couverture cynique
qui lui est apportée par les ‘chefs’ coutumiers
ayant traité l’affaire de manière louche
et partisane, et surtout par l’escroquerie déconcertante
dont ces ‘chefs’ coutumiers ont fait preuve devant
le grand public, a décidé de se faire justice par
la force brachiale: la maison de l’accusé, ses arbres
fruitiers ainsi que d’autres biens meubles et immeubles
considérés à tort comme ses biens ont été littéralement
saccagés et détruits!
Le Préfet d’AGU, le sieur NUNYAVA, n’a pas
eu le réflexe d’un Administrateur préfectoral responsable pour
ordonner à la Gendarmerie d’AGU d’empêcher à temps
les destructions aveugles de la population en colère.
Le comble, c’est que môssieur le Préfet (de
connivence avec les ‘chefions’ coutumiers escrocs
et corrompus) a préféré faire arrêter
le Hũnɔ Yawo
ASSO pour le motif fallacieux d’ ‘allégations
diffamatoires’ contre le sorcier Yawo Dovia AZEDZI,
au lieu de demander à la Police et à la Gendarmerie
d’ouvrir rapidement une enquête
sérieuse et impartiale sur
les destructions occasionnées, et surtout de se dessaisir
totalement d’une affaire d’Envoûtement et de
Sorcellerie qui n’est pas de sa compétence!
Une réflexion sur les faits.
Les événements tragiques relatés ci-dessus remettent à l’ordre
du jour la question cruciale et épineuse des limites et
insuffisances criardes du Droit Civil, du Droit Pénal
et des structures administratives hérités tous
de la colonisation, face à certaines réalités
socioculturelles en Afrique.
Ils remettent également à l’ordre du jour
la question cruciale de la redynamisation (ou mieux de la réhabilitation)
du Droit Coutumier authentique Africain.
Ils remettent enfin à l’ordre du jour la question
cruciale concernant le rôle et les fonctions dévolus
aux ‘chefs’ coutumiers dans les sociétés
africaines aujourd’hui depuis que l’envahisseur colonial
a tenté de déstructurer dans les Sociétés
Africaines le noble concept de Royauté («Fia»,
en le substituant fallacieusement avec la notion vulgaire de ‘chef
coutumier’), le concept de Suzeraineté et
surtout les Mécanismes de Pouvoirs, de Contre-Pouvoirs ainsi
que les mécanismes de Contrôle Social qui
avaient toujours permis d’endiguer dans les Sociétés
Africaines les abus de pouvoir, la corruption ou la nuisance
cynique et perverse …..
Un fait curieux dans l’Histoire juridique occidentale est
que le phénomène de la Sorcellerie et d’Envoûtement a
profondément marqué toute la société occidentale.
Les accusations de Sorcellerie et d’Envoûtement étaient
jugées par des Tribunaux populaires sans que le Législateur
occidental (et encore moins l’Exécutif) n’ait estimé nécessaire
d’ancrer cela dans le Code Pénal ou dans le Code
Civil. C’est dire que les sociétés occidentales
reconnaissent certes aussi l’existence du Principe de la
Sorcellerie (Adze) et la pratique de l’Envoûtement
(Dzoɖuame ou Boɖuame),
sans pourtant parvenir comme les Sociétés Africaines à ancrer
des Mesures dissuasives dans leur Législation.
Cela donna en Occident médiéval la latitude aux
uns et aux autres de se débarrasser de leurs Concitoyennes
et Concitoyens estimés gênants en les accusant fallacieusement
de pratiquer la Sorcellerie et l’Envoûtement, et
les envoyer cyniquement sur les bûchers ardents ou à la
guillotine sans avoir pu démontrer de manière plus
ou moins objective leur culpabilité ou leur innocence.
Cela donne aujourd’hui la latitude à de nombreux
nègres aliénés de s’adonner à la
nuisance cynique par la Sorcellerie et par l’Envoûtement
en se cachant fallacieusement derrière la bigoterie chrétienne!
C’est donc cette ‘législation’ bancale
occidentale que l’envahisseur colonial a introduit en Afrique
pour s’arroger même la prétention de qualifier
le Droit Coutumier Authentique Africain de ‘primitif’!
Le Droit Coutumier Authentique Africain, contrairement au bricolage
juridique occidental, a toujours prévu dans sa Législation
des mesures pratiques pour contrer ces phénomènes
supranaturels et universaux afin de préserver l’Harmonie
sociale. La Législation Coutumière Kamite multimillénaire
prévoit justement qu’un(e) présumé(e)
sorcier(e) (Adzetɔ) ou
envoûteur (Boɖuametɔ)
devenu nuisible pour l’Epanouissement des autres dans la
Communauté doit être d’abord interpellé directement
en public sur sa nuisance perverse. Lorsque l’intéressé (e)
ne cesse pas de clamer son innocence, il/elle est soumis(e) à Trois
Mises en Examen Mystique (Aka Dodo) en Trois
Endroits différents très loin les uns des
autres afin d’éviter l’alibi de ‘complot’ contre
le/la présumé(e). Et au cas où au
moins deux des Trois Mises en Examen confirment
l’accusation, l’accusé(e) est soumis(e) obligatoirement par
toute la Communauté à un Véritable
Exorcisme (Adzeɖeɖe)
pour le/la débarrasser des Forces occultes parasites ayant
fait de lui/elle un(e) sorcier(e) afin de restaurer
son Intégrité Spirituelle, Psychique et Ethique.
Au cas où son innocence est prouvée par au
moins deux des Trois Mises en Examen Mystique,
l’accusateur a le Devoir éthique et social de lui
payer dommages et intérêts pour réhabiliter
sa Réputation Civique!
Mais on observe depuis longtemps que presque toutes les Sociétés
Africaines s’adonnent plutôt spontanément à la
vindicte populaire contre l’accusé(e) ou optent
pour son expulsion pure et simple de la Communauté au
lieu de procéder à l’Exorcisme comme ce
jadis le cas.…
Les deux idées centrales derrière cette démarche
législative authentiquement Kamite sont
les suivantes:
Premièrement, la Sorcellerie – Adze -
(dont le Principe fondamental est l’inversion dualiste
et permanente des Valeurs et des Processus dans la Création
Divine, contrairement au Principe d’Equilibre Triadique
Harmonieux dans la Création Divine) n’est pas
le fruit de l’imagination fertile des Humains, mais fait
partie bel et bien de la Création Divine. C’est
un Mal minimal nécessaire sans lequel la Création
Divine n’existerait pas! C’est un Mal minimal
nécessaire exhortant les Humains à transcender
leur Condition Humaine en découvrant l’Etincelle
Divine cachée en chacun de nous afin de tendre
vers la Plénitude Divine. Il est donc
clair qu’une très petite minorité d’Âmes
ait délibérément choisi au niveau prénatal
(Seƒe) la pratique
du Vice au lieu de celle de la Vertu et
s’incarnent forcément comme
sorcier(e)s ….
Deuxièmement, certains individus deviennent sorcier(e)s malgré eux (!) à travers
la contamination par des sorcier(e)s qu’ils ont (occasionnellement)
côtoyé. Ils ne sont donc pas conscients eux-mêmes
d’abriter (à leur propre insu!) des Forces occultes
parasites qui ne s’adonnent qu’à l’inversion
des Valeurs et des Processus dans la Création Divine!
Il serait injuste dans la Pensée Kamite que
la Communauté entière ne donne pas l’occasion à ceux-ci
de se ressaisir en se débarrassant volontairement
de ces Forces du Vice à travers l’Exorcisme Véritable
(Adzeɖeɖe)
et rechercher davantage les Forces occultes œuvrant pour
la Vertu.
Voilà pourquoi le Droit Coutumier Kamite a
estimé nécessaire d’ancrer dans sa Législation
des mesures disciplinaires et dissuasives contre
ces phénomènes et ces faits que le législateur
occidental a toujours cherchés à refouler dans
son Inconscient collectif.
Du point de vue de la Philosophie politique authentiquement Kamite,
la question cruciale de la nécessité la Fonction essentielle
et multiforme de la Royauté Ancestrale Kamite (Fia)
est remise à l’ordre du jour à travers ces événements
peu honorables.
Le Linguiste, Software Engineer, Egyptologue et Journaliste bénévole
talentueux KamtRâ du Journal Panafricain
en ligne www.togocity.com a
déjà souligné à maintes reprises
tout le poids sémantiquement ambivalent du lemme «fia» en Gbè,
en soulignant à juste titre que le même lemme peut
vouloir signifier «Roi» ou «servir/montrer
l’exemple» selon qu’il est flanqué du
ton bas (Fià) ou du ton haut (fiá).
C’est dire que la Fonction de Roi dans
la Pensée Kamite connote des Conduites
sociales exemplaires que toute Personnalité qui ose
assumer de telles Fonctions doit toujours afficher!
Tel n’est plus malheureusement aujourd’hui le comportement
abject et dégoûtant de nombreux soi-disants ‘chefs’ coutumiers
dont le rôle de laquais et de valet a été taillé sur
mesure pour défendre de manière extravertie les
intérêts des oppresseurs despotiques mis en place
par le système occidental de paupérisation. Il
urge donc les Forces Citoyennes (Duha) se mobilisent
urgemment pour écarter ses figurants nuisibles pour nos
Structures et Valeurs sociales en Afrique, à travers des
mesures législatives et constitutionnelles qui reflètent
nos Valeurs sociales et culturelles authentiques.
Epilogue.
De multiples questions surgissent
face à cet
imbroglio indescriptible.
Le sieur NUNYAVA, Préfet d’AGU, a-t-il honnêtement
informé ses Supérieurs hiérarchiques (Ministre
de l’Administration Territoriale et Ministre de la Sécurité) sur
les graves incidents survenus sur le Mont AGU? Quelles mesures
concrètes ont été prises à cet effet
par ces ministrons?
Le sieur NUNYAVA, Préfet d’AGU, et les ‘chefions’ brouillons
et corrompus d’AGU vont-ils encore s’adonner à un
tel simulacre sordide à la cour du ‘chefion’ brouillon
RPiTeux Aklassou de Bè à l’occasion
d’une prochaine dénonciation pour Sorcellerie et
Envoûtement ou vont-ils observer scrupuleusement les prescriptions
ancestrales concernant la Mise en Examen Mystique de manière
impartiale? Ont-ils les ressources nécessaires pour faire
face à cette tâche?
Le Législateur Togolais est-il conscient de la nécessité d’incorporer
désormais ces questions touchant l’invisible et
le supranaturel dans la Législation dite ‘moderne’ ?
Autant de questions brûlantes qui interpellent chacun de
nous!
Contacts:
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Badstrasse 15
CH-5400 Baden (SUISSE)
Tél.: +41 (0)56 204 93 45 (Heure de service/Répondeur
automatique) ou bien +41 (0)79 813 06 91 (Mobile)
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bien contact@pyramidofyewe.org
Il faut préciser au passage pour information linguistique
et historique que le terme Gbè «Tsyami» dérive
de l’Akan «Ɔcame» (Linguiste)
et est entré dans le vocable Gbè depuis
le 11e siècle à travers le sous-groupe Akan dénommé «Aza» ayant
migré à cette époque du nord-ouest de l’actuel Ghana
pour se joindre aux groupes Adja et Alu dans
la localité de Tado (au TOGO actuel)
et fonder avec eux le puissant royaume médiéval
d’Adja-Tado.
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