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Pourquoi
gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
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Le
redémarrage du dialogue intertogolais le vendredi dernier, la célébration
de la fête de l’Indépendance, sont les principaux sujets
abordés par les publications togolaises de la semaine. En outre,
le scandale orchestré par le Président de l’Assemblée
Nationale, Abass Bonfoh, le vendredi saint continue d’alimenter
les débats aussi bien au sein des populations que dans la presse.
Sous le titre
«Enfin, il arrive : Le dialogue national s’ouvre le vendredi
21 avril à Lomé », Nouvelle Ere invite
les partis de l’opposition à «enterrer la politique
de l’immobilisme» et à «collaborer pleinement
avec le nouveau président» pour sortir le pays de l’ornière.
«Mis à part l’Union des Force de Changement (UFC),
aucune partie au dialogue ne fait plus de la question relative à
la présence d’un médiateur un préalable absolu;
sinon une condition sine qua non du dialogue. Et pourtant, le menu du
dialogue prend en compte toutes les préoccupations des parties
de l’opposition sauf celle liée à la présence
d’un médiateur», constate La Dépêche.
Le Changement de son côté parle d’un
dialogue de toutes les incertitudes et rapporte que le CAR et la CDPA
y vont prendre part alors que l’UFC attend d’abord la réponse
à ses préoccupations.
Le Regard quant à lui annonce qu’«on
semble minimiser les divergences profondes qui existent entre le PDR et
la CPP d’une part et les partis de l’ex-Coalition de l’autre
et qui rendent désuète la configuration de l’opposition
traditionnelle retenue en 2004» avant d’ajouter que «quand
on pose la question aux responsables de ces deux partis de savoir de quel
côté ils se situent, ils ne répondent pas clairement
mais se contentent plutôt de renvoyer la question en réclamant
qu’on leur dise de quel côté se situeraient les autres
s’ils étaient au gouvernement étant entendu qu’ils
avaient accepté le principe de gouvernement d’union».
«Démarrage aujourd’hui du dialogue politique: Une mise
en scène en perspective…De la comédie dans l’air
», titre Liberté Hebdo qui fait remarquer
que «Sans pour autant souhaiter un échec à ses pourparlers
que tout Togolais sérieux voudra fructueux, des signes avant-coureurs
d’un douzième dialogue mort-né renforcent notre scepticisme
quant à l’aboutissement heureux des assises togolo-togolaises
qui démarrent aujourd’hui au Corinthia Hôtel 2 février
». «Tout semble n’être que mise en scène»
car «c’est une opposition «idéalement divisée
» qui va affronter le couple Faure-Kodjo.
Abordant la célébration du 27 avril, Le Combat du
Peuple estime que le fait que l’UFC ait concocté
son propre programme pour cette date est «une privatisation dangereuse
pour la réconciliation nationale» et que cette fête
doit normalement unir les Togolais.
Tingo-Tingo pense que la célébration de
cette date par le pouvoir en place est «un test pour le président
Faure Gnassingbé».
«Duplicité autour de la fête du 27 avril, le RPT se
fera-t-il piéger ?», s’interroge Le Destin
qui trouve qu’une «tentative d’interdiction de la part
du gouvernement à l’UFC d’organiser en parallèle
des manifestations dans le cadre du 46ème anniversaire de l’indépendance
du Togo allait être une occasion bien guettée à Gilchrist
Olympio et sa clique de sauter sur l’occasion pour faire de la duplicité
autour de soi».
«L’UFC veut troubler la fête», écrit La
Dépêche qui se demande dans un autre article «Et
si les enfants héritiers des présidents Dadjo et Grunitzky
étaient extrémistes comme l’autre ».
Dans la perspective de cette fête du 27 avril, Le Républicain
fait savoir que des sources proches de la présidence indiquent
que «des démarches sont en cours pour rapatrier les restes
du père de l’indépendance».
«Cafouillage dans la célébration de la fête
de l’indépendance», constate Le Changement
qui annonce que «L’UFC ne s’associera pas au pouvoir»,
«la CDPA n’ira ni pour le RPT, ni pour l’UFC»
et que «le CAR donnera sa position après l’ouverture
du dialogue».
S’intéressant au scandale orchestré par le Président
de l’Assemblée Nationale, Abass Bonfoh, le vendredi saint,
Liberté Hebdo titre «Difficile chemin de
croix pour les fidèles de Saints Martyrs de l’Ouganda : le
cortège du PA était entré dans la foule». «Les
fidèles de la paroisse Saints Martyrs de l’Ouganda qui se
sacrifiaient à cette tâche, se sont retrouvés nez
à nez à Ramco, au carrefour de l’Avenue de la libération
et le Boulevard des Armées avec le convoi du président de
l’Assemblée Abass Bonfoh, l’ancien maître d’EPS.
Alors que les policiers qui encadraient les chrétiens s’activaient
pour lui frayer un autre passage, le cortège a foncé sans
crier gare dans la foule des fidèles ébahis», rapporte
le journal.
Pour Forum de la Semaine «on se serait cru aux
temps mémoriaux des guerres de religion où Chrétiens
et Musulmans se livraient des batailles acharnées et sans quartier,
les troupes ennemies cherchant à se frayer un passage dans les
lignes adverses au cri de «Jésus» et de « Allah
Akbar».
Lémou
Pyabalo
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