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Interview
de Ahuawoto Sawada Lawson Zankli VIII, roi d’Aného:
«Un chef traditionnel
doit être un grand conducteur d’hommes»
01/10/2008 19:30
Sa Majesté Togbé Ahuawoto
Sawado Zankli Lawson VIII, vous êtes l’un des chefs
traditionnels de la Ville d’Aného, nous vous souhaitons
Woézon (Bon arrivée). Pour débuter
cet entretien, peut-on savoir le bien fondé de votre
séjour en Europe?
A notre intronisation en août 2002 en qualité de
garant du Palais Lolan, nous avions reçu l’enthousiasme
et le soutien de tous, parents, frères et sœurs
tant de l’intérieur que de la diaspora d’Europe,
d’Amérique et des Antilles. C’est de cette manière
que six ans déjà que nous sommes à la tâche,
nous avons décidé d’aller à la rencontre
de ces parents qui vivent à l’extérieur pour
les remercier et leur témoigner notre gratitude, mais également
nous entretenir avec eux sur les questions liées au développement
de notre localité, leur exposer les problèmes ayant
trait à la gestion quotidienne du Palais, et naturellement
recevoir d’eux, les suggestions et conseils indispensables
pour parfaire notre tâche. Il s’agit d’une visite à titre privé.
Remontons le temps pour évoquer l’histoire de la chefferie
chez les Lawson. Il paraît que la couronne royale ne se transmet
pas de père en fils ? Est-ce le chef Lawson VIII confirme
les faits?
Au prime abord, cela avait ainsi débuté. Après
le règne de notre tout premier souverain, le Roi Lawson
Zankli Akuété Georges 1er, ce fut son fils Alexandre
Boèvi Lawson II qui lui a succédé.
Mais les choses ont changé par la suite. Plusieurs lignées
Lawson étant constituées, le choix s’opère
dès lors au sein de l’une de ces différentes
lignées. Il s’agit d’un choix très
spirituel. Nul n’est imposé. On peut proposer, mais
c’est à partir d’une consultation bien menée
que l’on arrive à dégager qui sera celui –là au
sein de cette famille capable d’assumer la noble mission,
celle d’être le garant du trône au Palais Lolan.
Le Fâ (l’oracle) est consulté pour déterminer
le choix du nouveau chef. En cela, les ancêtres et toutes
les divinités sont aussi consultés et mis à contribution
pour le choix final.
Au-delà de cette explication, l’histoire nous apprend
que bien avant vous, votre père a joué un important
rôle à la tête du Palais de Lolan. Il avait été Régent
du trône royal.
Tout à fait ! Au décès du Roi Boèvi
Glynn Gaîzer Zankli Lawson VI dont l’un des fils,
le Prince Lawson Laté Adjo fait partie aujourd’hui
des notables à Lolan . C’était mon père
( Lawson Savado Abalovi Raphaêl de 1955 à 1960 -NDLR)
qui avait été choisi à l’époque
pour assurer la régence du trône. Dans nos pratiques,
le régent n’ayant pas le droit de devenir roi, il
cédera la place au nouveau Roi en l’occurrence,
Rudolph Akuété Banku Lawson VII.
Il a fallu une régence de plus d’une décennie
assurée par le Prince Lawson Laté Zodanou Michel avant
votre intronisation. Peut-on savoir les critères requis
pour devenir le Roi de Lolamé à Aného?
Ils sont aussi simples ces critères. Tout d’abord,
l’heureux élu doit être un lettré.
On ne statue pas trop sur les diplômes obtenus. On tourne
surtout vers l’âge ; il doit avoir autour de la cinquantaine, être
sain sur le plan physique, et capable d’assumer convenablement
son rôle. Il doit surtout être quelqu’un
d’une moralité exemplaire.
Il existe toute une kyrielle de souverains au Togo et
ceux-ci règnent sur de microscopiques royaumes Quelles
sont les réelles attributions du Roi Lawson VIII?
Les choses ont beaucoup changé de nos jours. D’abord
l’appellation de Roi n’est plus tellement en
pratique, et nous sommes retournés au niveau de la tradition.
Par exemple, on dit à Ouantchin, le Roi des Ewés,
tout comme on parle du Roi des Guins au niveau d’Aného.
Hier c’était les royaumes, mais avec l’avènement
de l’administration coloniale et de la République,
le terme « chef traditionnel » est plus à la
mode.
Le chef traditionnel est le premier responsable de ses
administrés. Son rôle est d’assurer d’abord
la cohésion sociale afin que la paix règne dans
la cité. C’est lui qui règle les petits problèmes
et autres conflits dans tous les domaines. Etant africains, nous
avons nos pratiques. Le chef traditionnel est aussi le principal
garant des us et coutumes. Il ne doit pas se cantonner à ces
rôles, mais aller au-delà pour devenir un acteur
de développement ; ce que nous faisons actuellement
au Palais Lolan. Car il faut permettre à ce que la société à la
base avec l’appui des pouvoirs publics, trouve au quotidien
son mieux-être.
Il y a six ans que vous êtes à la tête
du Palais de Lolan, un quartier fort historique de la Ville
d’Aného. Abordons à présent le quotidien
de vos administrés?
Nous sommes bien entendus à la tête du Palais de
Lolan, mais il faut préciser qu’au sein de la Ville
d’Aného, on compte au total vingt cinq quartiers
qui sont gérés par des chefs. Chez nous peuples
Guin d’Aného, notre localité se situant entre
l’Océan et la lagune, la pêche constitue notre
principale activité, mais à côté,
il y a le petit commerce qui relève le plus souvent du
domaine des ménagères qui gèrent de petites
boutiques ou la vente à la criée. Délaissé,
l’artisanat qui autrefois faisait partie des activités
de la population, est entrain d’être redynamisé.
Comme vous le savez si bien, les populations d’Aného
s’adonnent aussi à l’élevage surtout
du porc très ancré dans leurs domaines d’action.
Pour parler de nos activités au sein même du Palais,
il faut dire que nous travaillons autour d’un programme
hebdomadaire. Nous avons un jour de réception des plaintes,
un autre pour le jugement ; il ne s’agit pas pour nous
d’un jugement punitif. Plutôt, nous essayons de pacifier
les protagonistes, de trouver la bonne formule pour faire régner
l’entente entre tous. Notre jour d’audience est le
jeudi. A l’occasion, le Roi reçoit tous ceux qui
en font préalablement la demande. Un autre jour est réservé aux
divinités
Sertie entre l’océan et la lagune, la Ville
d’Aného constitue tout un symbole sur le plan
historique. Bon nombre de ses fils sont à l’extérieur
et la cité tricentenaire est désertée,
abandonnée aux personnes du troisième âge.
L’ancienne capitale du Togo nécessite une véritable
réhabilitation. Quels sont les efforts engagés pour
encourager les jeunes à y demeurer et contribuer à son
développement?
Elle est historique notre ville et bien entendu tricentenaire.
Mais quand vous y arrivez, franchement cela ne se ressent
pas du tout. C’est pour cela que nous œuvrons pour la
réhabilitation de notre cité. La preuve, quand
vous arrivez à Lolan, vous trouverez une statue géante
de notre premier Roi, Sa Majesté Lawson Zankli Akuété Georges
1er.Nous avons également pris contact avec les grandes
familles de la ville, car chacune d’elles, est détentrice
d’une histoire, d’un passé qui méritent
d’être restaurés. Nous essayons de les motiver
afin que chaque maison puisse restaurer son histoire, parler
de ses ancêtres, évoquer le rôle qu’ils
ont joué à l’époque. N’oublions
pas que Aného est une ville légendaire et
ceci grâce à la contribution de toutes ces grandes
familles. Elles occupent une place prépondérante
dans notre histoire.
Nos ancêtres étant arrivés en plusieurs
clans de Gengbo (actuelle ville d’Accra) et il faut
préciser que nos pratiques coutumières diffèrent
les unes des autres. Ce que fait par exemple, un La n’est
le même auprès d’un Tougban.. Notre devoir
est de procéder à la revalorisation de cet important
patrimoine. La rénovation des structures immobilières également nous
intéresse, afin qu’elles répondent à notre
réalité historique. Concernant les jeunes, leur
avenir nous préoccupe énormément. Nous avons
mis en place des centres de formation ( maçonnerie, menuiserie,
coiffure, couture, art …) pour les occuper. Et au terme
de leurs formations, il faut les suivre et les accompagner pour
qu’ils soient productifs ici et là.
L’oralité a toujours marqué notre
histoire ! Que faites-vous aujourd’hui pour mieux
informer les générations actuelles sur le passé?
Des structures existaient auparavant sur le plan
purement oral, et nous avons proposé qu’elles soient
dotées d’un texte. Nous vous citons en exemple le
Conseil des princes ( ensemble des familles Lawson) dans la mesure
où nous en avons dénombré plus ou moins
une centaine. Il nous faut un texte qui régisse ce conseil.
La même chose va réaliser au niveau des familles
alliées et amies ( Ajavon, d’Almeida, de Souza…)
pour aboutir finalement sur la mise en place d’une Charte
du royaume Lolan. Nous avons au palais Lolan ce
que les Anciens ont appelé le ( great book ). Il s’agit
du Grand livre de Lolamé. Un volumineux ouvrage de 7 kilogrammes
qui renferme des informations des correspondances et lettres
adressées aux parents ou à des colonies mais rédigées
en anglais. Ce précieux document sur notre histoire a été retrouvé par
des historiens allemands qui l’ont transformé par
la suite en format réduit. Nous œuvrons à sa
transcription en langue française afin qu’il
soit accessible à tous. En le parcourant, chacun y retrouvera
des éléments pour en savoir plus sur le passé de
sa famille, de ses ancêtres et même retracer de soi-même
l’histoire de la Ville d’Aného.
Sa Majesté Lawson VIII, voudrez-vous nous expliquer
pourquoi ce document a-t-il été écrit
en langue anglaise?
Il faut juste vous préciser que nos premiers
parents en l’occurrence Latévi Awokou avait été formé en
Angleterre, de même que son fils Akuété Zankli,
futur Roi Lawson Zankli Akuété Georges 1er.Ils
passaient pour ainsi dire pour des pro-anglais. La preuve, est
que c’est lui Lawson Zankli Akuété Georges
1er qui avait crée en 1852 dans l’enceinte
de notre palais, la toute première école du Togo
; composée de trois classes avec des enseignants venus
de la Sierra Leone, du Nigeria et du Liberia. Auparavant le 29
mars 1843, il avait reçu en son palais, Thomas Birch
Freeman, le premier missionnaire en provenance d’Angleterre.
Et c’est cette date qui marque le début des activités
de l’Eglise méthodiste en terre togolaise. Le culte
qui se célébrait alors au sein même du palais
Lolan, sera au fil des années transféré au
Temple Méthodiste Ebenezer, vieille bâtisse située à l’entrée
de la Ville d’Aného lorsqu’on vient de Lomé.
Le village d’Agokpamé selon l’histoire
aurait joué un rôle important dans l’installation
des Lawson après leur départ d’Accra. Quelle
place occupe de nos jours cette petite localité dans
le programme d’action du chef Lawson VIII?
Nos ancêtres en quittant Accra sont arrivés un peu
en retard vers 1680 par rapport à nos parents de Glidji.
Chasseurs qu’ils étaient, ils se sont d’abord
installés à Glidji avant d’aller fonder le
village d’Agokpamé, un lieu qui doit son nom aux
rôniers (Agoti), où l’on trouvait en abondance
du gibier. Après son séjour d’études en
Angleterre, notre aïeul Latévi Awokou n’y
est plus retourné, préférant s’installer
plutôt à Fantékomé, puis à Badji,
pour jouer pleinement son rôle d’interprète
auprès des navigateurs qui venaient accoster à Aného.
Il faut bien préciser que la localité d’Agokpamé est
et demeure une entité à part entière
du Royaume Lolan. Notre divinité (Agbami) s’y trouve..
C’est vous dire que la rénovation de ce lieu historique,
fait également partie de nos préoccupations…
A notre connaissance, le chef de ladite localité n’est
pas issu du clan Lawson
Il s’agit là d’un problème qui a précédé notre
intronisation et que nous essayons depuis six ans de le
régler de façon pacifique. Au Palais Lolan, il
n’y a pas que les natifs Lawson, plutôt vous trouverez à leurs
côtés des membres des familles alliées, des
membres des clans Guin comme les Wallace, les Blavo-Tsri etc….
Le problème que vous avez soulevé existe bien
avant notre intronisation et nous essayons de le gérer
avec la patience nécessaire. Nous avions appris qu’au
moment de sa nomination, le décret le nommant avait été suspendu
; mais l’actuel chef joue pleinement son rôle et
nous le considérons. Selon un adage de chez nous, il ne
faut pas soi-même, se poignarder le ventre. Nous constituons une
communauté et il ne faut rien provoquer.
Selon Sa Majesté Ahuawoto Sawado Lawson Zankli
VIII, quelles sont les qualités d’un bon chef?
Un bon chef traditionnel, à notre humble avis, la première
des choses est d’être à tout moment à la
disposition de sa communauté. C’est une lourde mais
noble responsabilité. Un chef traditionnel doit être
un grand conducteur d’hommes. Ses maîtres mots doivent être
patience, impartialité et intégrité
De tout temps, la femme togolaise a été de
tous les combats pour le développement national. Quelle
place occupe-t-elle sous le règne du Roi Lawson VIII?
Dès notre prise de fonction au Palais de Lolan, nous avions
procédé à une série de restructurations
en incluant par exemple la femme dans la notabilité, qui
auparavant était la chasse gardée des hommes. Le
notable étant celui qui assure le quotidien avec le Roi,
la femme à part son rôle de Tassinon sur le plan
traditionnel, a désormais son mot à dire sur le
plan interpersonnel, dans les litiges conjugaux.
Sur un autre registre, de petites structures ont été mises
en place pour aider les femmes ménagères à monter
de petites activités génératrices de leurs
revenus. On leur emprunte un peu d’argent pour tenir et
elles remboursent le capital sans intérêt.
Vous avez un passé d’éducateur, d’enseignant
et de syndicaliste ; la Ville d’Aného dont vous êtes
l’un des chefs traditionnels est une ville frontalière
et l’on sait le lourd tribut payé par les jeunes
face à plusieurs fléaux sociaux tels que le VIH/
et les IST. Quelles sont les actions que vous avez jusqu’alors
menées dans la sensibilisation et la conscientisation
de la jeunesse ?
Dans ce cadre, l’Etat s’y investit beaucoup. Nous
en avons pour preuve le projet sous régional dénommé Corridor
dans lequel le Togo se trouve avec la Côte-d’Ivoire,
le Bénin, le Nigeria et le Ghana. Nous sommes tous
appelés à y contribuer. Au niveau du Palais de
Lolan, nous organisons bien souvent des séances d’information
au profit de la population. En la matière, nous travaillons
régulièrement avec le personnel de la Banque Mondiale à Lomé qui
nous rend régulièrement des visites de travail
au Palais de Lolan.
Bien souvent, nous rassemblons les jeunes pour les informer
sur le comportement à adopter face à la pandémie.
Nous leur présentons aussi des sketches avec des jeux
de rôle. Au centre médico-social, les patients,
les femmes qui accouchent sont en dehors de leurs problèmes
de santé, sont aussi sensibilisés sur les problèmes
liés au VIH/Sida, l’utilité du dépistage
et des centres de prise en charge. Nous allons aussi de maison
en maison avec l’appui des agents du centre.
Mais souvent, il se pose des problèmes de rupture de
médicaments,. Au-delà, on note parfois des réticences.
Nos actions sont également orientées vers les établissements
scolaires et les centres de formation où nous procédons à la
distribution de préservatifs et de flyers…Nous
ne sommes pas au bout de notre peine ; le mal persiste lorsqu’on
prend en compte la situation géographique d’Aného
avec la flopée d’entrées et de sorties à partir
de la frontière de Sanvee-Condji. Ce combat face à la
terrible maladie, il nous faut le continuer au quotidien.
Parlez-nous du Palais sur le plan financier; le traitement
salarial du personnel qui y travaille
Au sein de notre structure au niveau de l’Etat, les chefs
cantons perçoivent une indemnité annuelle. Au niveau
du palais, seul le Secrétaire principal du chef canton
bénéficie d’un salaire mensuel. Pour tout
le reste, nous fonctionnons à partir des dons, legs et
parfois des cotisations mensuelles que nous nous
imposés par lignées familiales. On se défend.
Votre action semble être caractérisée
par la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement
local participatif. Le Palais Lolan dispose d’une station
radio qui émet en modulation de fréquence et
d’un centre médico-social. Quelles sont alors
vos sources de financement?
(Rire)! Nous ne bénéficions d’aucun appui
de la part de l’Etat, sauf qu’il nous a accordé l’autorisation
d’installation. De partenaires, nous n’en avons pas
en termes clairs ; autrement nous nous reposons sur l’action
des bonnes volontés, du soutien des parents qui vivent à l’extérieur.
Les dons qui nous parviennent sont transformés en moyens
de réalisation. A vocation associative, la station radio
Océan FM a été créée en avril
2004 par l’Association Action Plus avec le soutien financier
d’une autre, SOS Aného basée en France. Elle est
installée au sein même de notre palais et émet
désormais sur la fréquence 107.7fm. Quant à notre
centre médico-social qui se trouve à Fantékomé,
il vient à moindre coût au secours des patients
et réalise mensuellement une cinquantaine d’accouchements.
A ce qu l’on peut penser sur notre périple, nous
ne sommes pas allés vers de véritables bailleurs
de fonds, mais plutôt vers des parents forts soucieux de
nos difficultés pour leur présenter nos doléances.
Une question déjà soulevée un
plus haut ; quels sont les rapports qui existent Sa Majesté Lawson
VIII et ses collègues de Nlessi et de Glidji?
Nous sommes à Badji, le chef traditionnel des Guins d’Aného
sous le nom dynastique de Ahuawoto Savado Lawson Zankli VIII,
et nous vivons et travaillons en parfaite harmonie avec le Gê Fiogan
Sédégbé Foli-Bébé XV pour
les Guins de Glidji et Nana Ohiniko Quam Dessou pour les( Mina
ou Adjigo) à Nlessi. Cette complémentarité dans
le travail nous permet d’œuvrer efficacement avec
les pouvoirs publics pour le progrès de notre pays.
Au terme de cet entretien, Sa Majesté Lawson
VIII, a-t-il un mot particulier à l’endroit
de ses compatriotes de l’extérieur?
Nous exhortons les parents, nos frères et sœurs,
mieux tous les compatriotes qui vivent à l’extérieur
du Togo, à se conformer aux lois qui régissent
la vie de leurs différents pays d’accueil. Il leur
incombe de faire preuve d’honnêteté et de
considération à l’endroit des différentes
autorités. Au-delà, ils ne doivent pas oublier
la Mère patrie ; le Togo qui attend beaucoup d’entre
nous. Chacun doit apporter sa contribution si modeste soit –elle
pour sa construction. Qu’ils prennent conscience que nous
tous avons e devoir moral d’œuvrer pour son
développement!
Lorsque chaque cellule de base émerge, se développe,
cela se ressent au niveau du quartier, du village, du canton
voire sur le pays. Lorsque le Togo se développera, il
en sera ainsi pour tout le continent africain. Aidons-nous, et
le ciel nous aidera.
Entretien réalisé par Yves Lodonou
et Ekoué Satchivi
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