Dans un contexte de crise financière
mondiale:
L’Union africaine et la Banque
mondiale en accord pour un développement du continent
07 octobre 2008
L’Union africaine (UA) et la Banque mondiale ont réaffirmé aujourd’hui
leur volonté de renforcer leur collaboration et leur coopération
afin d’aider à la réintégration de
l’Afrique dans l’économie mondiale, à son
développement durable et à la lutte contre la pauvreté.
Dans un mémorandum d’accord signé vendredi,
les deux institutions se sont engagées à étendre
leur collaboration dans les domaines de l’intégration
régionale, de la gouvernance, des pays sortant de conflit,
des relations avec la diaspora, et du VIH/SIDA et des autres
maladies transmissibles.
Saluant la transformation de l’ancienne Organisation de
l’unité africaine (OUA) en l’actuelle UA,
Robert Zoellick, président de la Banque
mondiale, a déclaré: «Nous voulons comprendre
comment compléter le travail de l’UA et nous devons
continuer d’envisager des projets d’envergure, même
si nous devons aussi agir à plusieurs niveaux, y
compris par des petits projets». Il
a souligné que la Banque mondiale souhaitait contribuer à «affermir
la légitimité de l’Union africaine dans différents
pays en travaillant avec l’UA à promouvoir et soutenir
de réels progrès».
Le mémorandum d’accord définit un cadre
général de collaboration sur une période
initiale de cinq ans dans chacun de ces domaines, qui constituent
des priorités aussi bien à la Banque mondiale qu’au
sein de l’Union africaine.
Le Président de la Commission de l’UA, Jean Ping,
a indiqué que l’UA travaillait beaucoup sur les
questions de paix et de sécurité, avec des résultats
visibles. «Nous avons déployé d’immenses
efforts pour amener la paix sur le continent, et nous avons fait
de gros progrès sur le front de la démocratisation.»
«Il y a deux semaines, nous avons lancé une
zone de libre-échange dans la Communauté de développement
de l’Afrique australe (CDAA), qui compte une population
de 170 millions d’habitants», a-t-il
ajouté.
«Mais en ce qui concerne nos travaux axés sur
le développement, il est vrai que l’UA continue
de tenir ses séminaires sans leur consacrer de suivi.
Il est temps de passer de la rhétorique à l’action», a
reconnu Jean Ping.
Le mémorandum d’accord prévoit l’élaboration
conjointe de programmes de travail qui détailleront les
modalités d’exécution des différentes
activités dans chaque grand domaine d’intervention.
La collaboration sera axée sur les résultats, la
Banque mondiale venant apporter ses compétences techniques à une
Union africaine aux commandes des opérations. Les deux
institutions procéderont périodiquement à une évaluation
de l’efficacité de cette collaboration.
La Directrice générale de la Banque mondiale,
Ngozi Okonjo-Iweala, a souligné le potentiel de croissance
de l’Afrique et déclaré: «Tout
le monde est d’accord que l’Afrique est un réservoir
de croissance et que les acteurs — le peuple africain — n’attendent
qu’une chose : entrer en scène».
Le mémorandum d’accord engage aussi les deux organisations à échanger
des informations sur les sujets qui les intéressent l’une
comme l’autre, notamment par des consultations annuelles
entre la direction de l’UA et de la Banque mondiale. Des
hauts responsables de la Commission de l’Union africaine
(CUA) participeront en qualité d’observateurs aux
Assemblées annuelles de la Banque mondiale, et des hauts
responsables de la Banque mondiale assisteront en tant qu’observateurs
aux réunions ordinaires de l’Assemblée de
l’UA, du Conseil exécutif et du Comité des
représentants permanents.
Présentant les derniers développements de deux
premiers projets au centre de la collaboration entre l’UA
et la Banque mondiale, la Vice-présidente de la Banque
mondiale pour la Région Afrique, Obiageli Ezekwesili,
a précisé: «Les projets ont été sélectionnés
et nous sommes en train de mettre les choses en place du côté de
la Banque, ce qui devrait prendre environ deux mois. Nous serons
ensuite prêts à œuvrer pour obtenir des progrès
tangibles sur le terrain. Cette collaboration entre la Banque
mondiale et la CUA vise résolument l’obtention de
résultats».
Mi-juillet 2008, la Commission de l’UA et la Banque mondiale
ont signé un accord portant sur un financement de 487 000 dollars
accordé par la Banque sous forme de don en vue de renforcer
le programme Diaspora africaine de l’UA. Cette somme servira à améliorer
les capacités de la Mission de l’UA aux États-Unis, à Washington,
pour lui permettre de s’acquitter de l’une de ses
missions essentielles, qui consiste à développer
et maintenir des relations fructueuses avec la diaspora africaine
sur tout le continent américain (Amérique du Nord,
Caraïbes et Amérique latine). L’UA a qualifié la
diaspora africaine de «sixième région» de
l’Afrique.
Pour plus d’informations sur la Banque
mondiale en Afrique subsaharienne, consultez le site: www.worldbank.org/afr
Pour plus d’informations sur l’Union
africaine, consultez le site: www.africa-union.org/
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