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Plaidoyer pour un «Retour» au Bercail sans encombre pour ceux qui le peuvent:

Une stratégie responsable et commune de la Diaspora Togolaise dans son ensemble est nécessaire

18 novembre 2008

Joel Viana, Président de la DTFLe problème de la liberté surgit naturellement quand la raison humaine cherche à unifier les différents éléments de sa représentation du monde

La problématique du «retour» au bercail des Togolais de la Diaspora soulève toujours des discussions et des avis divergents. Ce qui est déconcertant dans ces débats, c’est la part de «diabolisation» ou de «traitrise» presque qu’on essaie de faire porter à ceux qui ont choisi librement à un moment de leur vie de «rentrer» chez eux tout simplement.

Retour des brebis perdues? C’est qui les brebis perdues?
Dans son développement du 08 Novembre 2008, le compatriote Rodrigue KPOGLI pense que, je le cite, « Cependant, il faut affirmer que les «rentrants» rendent service au régime de Faure Gnassingbé  à l’insu de leur plein gré», quoi que, les véritables motifs des rentrants ne sont pas toujours transparents, mais ça c’est un autre débat»

Je pense qu’à un moment donné, nous devrons nous efforcer de respecter les choix de nos compatriotes et de ne pas toujours chercher à culpabiliser à tour de bras. C’est aussi cela la liberté dont nous souhaitons l’avènement dans la vie de notre nation. Laissez aux togolais de la Diaspora quelle que soit leur origine, leurs antécédents politiques etc... Le choix de rentrer ou non sans déclencher de polémique malsaine.

Une stratégie responsable et éclairée des mouvements de la Diaspora est nécessaire afin d’éviter les absurdités et gâchis que nous constatons tous. Nous ne pouvons pas d’un côté prôner la liberté et de l’autre la refuser en essayant d’enfermer les gens dans la prison de la pensée et de l’attitude uniques.

A l’heure ou notre pays a besoin de toutes les forces vives, de toutes les compétences pour se développer, je crois qu’il est temps pour nos «lutteurs» de se poser quelques questions.

Tous les fils du Togo doivent se parler, doivent dialoguer pour essayer de trouver ensemble des solutions aux problèmes que rencontre notre bien commun, notre pays le Togo. Le refus du contact ou dialogue avec les autorités togolaises n’est pas à mon avis une démarche constructive.

Les autorités togolaises dans leur ensemble, les partis politiques signataires de l’accord politique global ont eux aussi leur part de responsabilité dans la pérennisation de ce climat en ne respectant pas leur parole.

Pourquoi sommes-nous exclus du processus en cours malgré les promesses et l’Accord politique global?
Nos démarches afin de faire reconnaitre par les autorités togolaises l’effort de la Diaspora togolaise dans son ensemble ainsi qu’une prise en compte des aspirations des togolais de l’extérieur n’ont pas jusqu’ici été complètement couronnées de succès mais nous n’arrêterons pas puisque c’est indispensable. Et je sais qu’il en sortira quelque chose de bien.

Il est plus que nécessaire que nous réfléchissions et que nous dialoguions afin de créer un climat de «travail» et «d’échanges» indispensable. Il y a une très grande frustration des togolais de l’extérieur lorsqu’ils voient comment des pays comme le Mali, le Benin, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie pour ne citer que ceux là, ont mis en place des structures, une organisation leur permettant un partage fructueux dans les deux sens.

Les objectifs et revendications de la Diaspora togolaise ne sont pas que d’ordre «politique». Je connais beaucoup de togolais qui rentrent fréquemment et qui investissent de leur temps, de leur argent au Togo afin de contribuer au redressement économique de notre pays. Sont-ils pour autant des traîtres, des renégats? Ma réponse est non.

Sont-ils moins intelligents et moins «révolutionnaires» que ceux qui préconisent l’exil à vie et qui rentrent par des chemins détournés? La vie d’exilé n’est pas une vie à terme. Je ne la souhaite à personne.

Je ne suis ni le juge ni le directeur de conscience de personne. M. DEGLI comme tant d’autres togolais a décidé en son âme et conscience de retourner chez «Lui». Où est le mal? Je lui dis bravo tout simplement.

Tant que les autorités togolaises ne mettront pas tout en œuvre pour apaiser les sceptiques, la peur sera toujours au rendez-vous. Mais si les compatriotes peuvent rentrer librement et y vivre en sécurité, je n’aurais aucune peine à féliciter ces mêmes autorités.

Chers compatriotes de la Diaspora togolaise, pour mener une discussion de fond essayons de toucher du doigt les enjeux, les carences, les améliorations à apporter sans verser dans les postures faciles et intolérantes. Le débat est plus que jamais nécessaire afin de dégager les voies et moyens qui permettront à la Diaspora d’avoir sa vraie place et sa vraie représentativité.

Le projet d’un Forum des togolais de l’extérieur doit être concrétisé et nous formulons le vœu qu’il permette la mise en place des bases pour un vrai déploiement des compétences et des expériences indispensables au progrès du Togo.

J’aimerais terminer avec ces mots de Kofi Annan: «Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible»

Vive le Togo notre pays,

Joël Viana

 


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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