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Réaction à l’article de Rodrigue Kpogli: Le retour des brebis perdues?

Que  vont avoir ceux qui rentrent?  Et pour combien de temps?

19 novembre 2008

Mouta-Gligli(.....) Oui pour le retour avec une stratégie de lutte pour mettre fin à la dictature du clan. (….) 

En tout cas, le démocrate ne nourrit  pas le désir d'aucun pouvoir arraché par la force ou par usurpation. Il faut renverser la dictature et  là on pourra montrer nos ambitions. Je pense que rentrer et se mettre à la soupe est une reconnaissance explicite de la dynastie qui est en  train de s'installer. Je dirai même c’est  faire l’apologie du système. De loin, on a l’illusion que Faure ne fait pas comme son papa. Le despote Eyadema était le meilleur hier! Faure l’est aujourd’hui. Nous sommes de nouveau dans le schéma de  1967 quand les cadres togolais sont rentrés après leurs études offrir leur compétences et diplômes au service de  Eyadema. C’est le même schéma.

A mon avis, es figures de proue ne devaient pas rentrer sur la pointe des pieds comme cela semble être le cas. Je partage le  point de vue de Kpogli. On ne doit pas donner les signes de lassitude relativement à la lutte. Faure n’a rien fait.

Le changement en question c’est son propre départ de la tête du pays. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Et ce Faure annonce plutôt en tout le chaos pour la Terre de nos aïeux.

Par ailleurs, on nous parle de la communauté internationale pour garantir la  sécurité des  compatriotes qui rentrent. Cette Communauté n’existe nulle part .Ne nous  ne leurrons pas. Ou était-elle quand Fraude Faure Gnassingbé et ses lascars truquaient les élections et confisquaient la victoire électorale du vaillant peuple togolais ? Quelle garantie cette Communauté internationale va-t- elle donner ? Aucune.

Je pourrai aussi  affirmer que  tant nous togolais nous ne prendrons  pas la vraie mesure des choses, rien de  concret et de durable ne se fera sur la

Terre d nos aïeux. La communauté internationale comme on appelle est souvent à l'image de ce que nous sommes  ou de ce que nous en faisons. Nous ne pouvons pas honnêtement attendre de cette communauté internationale ce que nous ne sommes pas capable de faire nous même pour notre petit Togo.

Nous avons trop tendance  à attendre que  les gens devinent nos problèmes et nous apportent les solutions. Tant que nous ne prendrons pas le temps de nous organiser d'analyser  à fond nos problèmes et d'élaborer nos propres solutions, aucun changement  ne viendra du ciel. Ce n’est que quand  nous aurons fait la démonstration de notre capacité d'action que les autres.  Nous  donneraient un coup de pouce.

En effet, si  les compatriotes qui veulent retourner y vont pour la lutte, tôt ou tard, nous le saurons.

 A mon avis, seul, Jean Dégli est  conséquent avec lui lorsqu’il affirme dans son livre Togo: A quand l’alternance politique. Je le cite: 

«... C’est ce qu’ont compris les Sud Africains quand ils n’ont pas  cherché à poursuivre  Frederik De Klerk et ceux qui ont été les dirigeants de l’époque de l’apartheid. Il y a des moments où il faut savoir choisir entre la paix et la vengeance, même légale, ou la paix et la justice. Si l’absolution de Faure Gnassingbé se révélait demain comme le prix à payer pour que le Togo se libère de la dictature, pourquoi pas? En tout cas telle est notre position pour cette Terre de nos Aïeux qui a assez souffert comme ça et pour le sauvetage de laquelle nous n’avons pas pour le moment la possibilité de renverser l’ordre établi dans une révolution. Si nous sommes capables de faire la révolution nous pouvons penser à la vengeance.» Fin de citation Page 454-455 ……

«La situation politique actuelle du Togo semble s’être considérablement éloignée de la révolution prônée au début de la lutte et au moment où personne ne parlait encore de processus démocratique en Afrique.» Page 11

En entendant de revenir dans une note de lecture de ce livre, je dis que l’Afrique du Sud  reste l’Afrique du Sud. On peut s’inspirer de l’expérience de lutte des autres peuples cependant chaque peuple a sa particularité et ses spécificités. Nous ne pouvons pas  comparer le Togo à l'Afrique du sud. Le camp  RPT  n’est pas  prêt pour une réconciliation car il continue de brandir et de faire usage de la force. Nous devons cesser de nous ridiculiser

En aucun cas, révolution ne veut signifier vengeance. La révolution est  plus  que d’actualité au Togo pour renverser l’ordre établie depuis  la nuit funeste du  13 janvier 1963. Est-ce que nous nous donnons-nous les moyens pour un véritable changement ?  Notre peuple a soif de changement et non des réformes. Il n’a cessé de le manifester.

Restons inflexibles  sur  nos positions. Invariable, Implacable, intraitable, inébranlable et intransigeant envers la dictature héréditaire au Togo. L’'histoire nous donnera raison!  Que  vont avoir ceux qui rentrent? Et pour combien de temps? Sinon qu'ils se renient pour quelques  sous maudits. Pour une législature, le RPT  impénitent sera là pour les surveiller. Wait and see. C'est le mot de la fin.

Maurice Mouta Wakilou GLIGLI

Bruxelles, le 11  novembre 2008


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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