Défilé des dictateurs et des
monarques à l’Elysée:
Nicolas Sarkozy, «chien
qui aboie ne mord pas»
21 novembre 2008
Nicolas
Sarkozy n’aura été et n’est
qu’un bluffeur. Ca se vérifie encore une fois l’adage
africain qui dit que: «Chien qui aboie, ne mord pas».
Il aura beau crié sur tous les toits qu’il est
le chantre de la «rupture», qu’il
ne serrera pas la main des dictateurs, qu’il est là pour
corriger les tares de la société contemporaine
et principalement changer les relations France-Afrique pour l’éloigner
du clientélisme et des nombreux réseaux mafieux
de la chiraquie et surtout de Foccart, rien n’y fit.
L’Afrique et le monde ont vite déchanté.
Sarkozy est un spécialiste de la «grande gueule» qui
crie haut pour faire des déclarations tapageuses et qui
en sous bas, se rabaisse pour cirer les pompes aux meilleurs
dictateurs dont regorge le monde.
Hier, c’était la grande messe avec
Bachar el Assad le dictateur syrien qui «gaze» à longueur
de journée ses opposants. C’était aussi l’embrassade
sur le parvis de l’Elysée du satrape tchadien Idriss
Déby dont le monde entier connaît les dérapages,
les gaffes et les assassinats politiques. Egalement, on avait
eu droit à l’accueil de Denis Sassou Nguesso le
dictateur congolais qui fait des ressources pétrolières
de son pays, une richesse familiale et pourchasse ses opposants.
Que dire de son amitié pour Omar Bongo qui ne veut en
rien lâcher le pouvoir après déjà plus
de 40 ans de règne dans un pays très riche mais
aux populations si pauvres? On ne pensera pas moins au très
controversé «Guide libyen» Mouammar
Kadafi qu’il a reçu en pompe en France et qui avait
défrayé la chronique. Pourquoi le silence de Nicolas
Sarkozy devant le tripatouillage de la Constitution algérienne
qui permettra à Bouteflika pourtant malade, de mourir
au pouvoir? Que dit-il de la situation de détresse
en Guinée Conakry avec un Lansana Conté mourant?
Pourquoi reçoit-il à l’Elysée Faure
Gnassingbé, chef d’un clan qui n’a pas hésité à ouvrir
le feu sur des populations qui contestaient son élection
pour fraudes alors que les cameras du monde entier avaient montré des
images de militaires brûlant et fuyant avec des urnes?
Les exemples sont nombreux et on l’aura compris, Sarkozy
ne vaut pas mieux que Chirac qu’en son temps il prenait
un vilain plaisir à railler. Sarkozy donc, n’est
que l’ombre de lui-même. Professionnel des provocations
et des discours démagogiques, l’immigré hongrois
devenu le premier des Français, est plutôt expert
dans la chasse et l’expulsion des clandestins sur son territoire
que de la chasse des dictateurs et des «fils de…» que
pourtant il s’est déclaré de combattre une
fois au pouvoir. Ah Sarkozy! Avocat d’affaires dans le
privé, il n’a pas oublié ses bons et vieux
réflexes. D’ailleurs n’a-t-il pas reçu
des appuis financiers d’après plusieurs indiscrétions
de Bongo alors qu’il était candidat à la
présidentielle du printemps 2007? Sinon pourquoi sur ordre
du satrape gabonais a-t-il illico déchu du ministère
de la coopération Bokel?
Alors que les rebelles tchadiens étaient entrés
dans la capitale Ndjamena pour déloger Idriss Déby
Itno que les organisations internationales des droits de l’Homme
accusent de violations excessives des droits humains, de dérives
financières dans la manne du pétrole et que même
la très passive Banque mondiale n’a pas hésité à couper
le filon des financements, voilà que Sarkozy apporte renforts,
renseignements et appuis militaires et matériels à Déby
dans le seul but de protéger les intérêts
français. Et pourquoi pas ses propres avantages?
Le conflit au Darfour? Super Sarko a promis régler le
problème. Et Kouchner son ministre des Affaires Etrangères
n’a pas hésité à prendre son bâton
de pèlerin pour se rendre dans la région et faire
quelques discours tapageurs. Résultat! Les attaques des
Djandjawid, cette milice armée par Khartoum qui sévit
au Darfour s’amplifient, faisant toujours des milliers
de déplacés quotidiens et des victimes.
La République démocratique du Congo et ses rebelles? «OmniSarko» a
la solution dans sa baguette magique pour mettre un terme au
conflit et sécuriser la région. La preuve? Le Nord-Kivu
est plus déchiré que jamais. Les Maï Maï,
les troupes gouvernementales et les rebelles de Laurent Nkunda
mettent la région à feu et à sang, violant,
pillant et tuant en toute impunité avec l’indifférence
de la communauté internationale et surtout de Sarkozy.
La Côte-d’Ivoire, le remède est une nouvelle
fois le James Bond français Nicolas Sarkozy. Mais le constat
est que le processus de désarmement et de réinsertion
des rebelles piétine. Les inscriptions sur les listes électorales
restent floues. Et l’organisation des élections
transparentes et fiables demeurent une sinécure.
En Europe, c’est le tapage médiatique à outrance
qui n’apporte aucune solution aux nombreux problèmes
du vieux continent. Et pourtant «Super Sarko» se
dit le sauveur de l’Europe et du monde entier.
En Géorgie, ses sorties incessantes n’ont guère ému
Poutine qui a fait une bouchée de ce pays dans le conflit
des régions séparatistes d’Ossétie
du Sud et de l’Abkhazie.
Dans la crise financière internationale, le même «omniprésident»,
après le G20 du 15 novembre dernier à Washington,
se dit le «sauveur du capitalisme mondial».
Hélas! Les places boursières ont continué leurs
dégringolades, les valeurs boursières continuent
de perdre de leur superbe devant l’impuissance de Sarkozy.
Et les exemples sont légions.
Bref, il faut comprendre que Nicolas Sarkozy a un égo
surdimensionné et tel un tonneau vide, il fait du bruit
pour rien. Les peuples opprimés doivent-ils croire en
la parole de ce Bonaparte bling-bling? Et penser qu’il
peut être un sauveur du continent africain? La réponse
est non. Il sera pire que Chirac qui au moins, croit aux valeurs
de l’Afrique, même s’il s’allie aux dictatures.
Nicolas Sarkozy, on l’aura compris, n’est rien d’autre
que le parrain des dictateurs et des monarques. Et comme telle,
sa parole est celle d’un fourbe.
Innocent Sossou, conseiller à la
Rédaction Etiame.com
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