Libre opinion:
L´audace à l´optimisme
politique au Togo
30 novembre 2008
Par Atchou S. Essousso
En Avril 2005 les Togolais votaient pour leur
Président. Un président issu d´une élection
considérée comme transparente et démocratique
par la Communauté Internationale.
L'opposition politique togolaise, quand à elle,
se voyait mise devant un fait accompli. Elle devait se soumettre
et composer désormais avec le Président Faure Gnassingbé.
Nous n´ignorons pas les circonstances dans lesquelles notre
actuel Président a été élu. A la
suite se tenaient les élections parlementaires au Togo
le 14 Octobre 2007. Ce n´est qu´après ces élections
législatives que la Communauté Internationale tente
de reprendre sa coopération avec le Togo. Peut-on
alors considérer le Togo comme un Etat démocratique?
Vraisemblablement on serait tenté d´affirmer
que la donne politique au Togo a changé et qu'il y aurait
un changement de comportement de la part des gouvernants et que
le peuple togolais aurait prouvé sa maturité politique
et sa relative avancée en culture démocratique.
Cependant le processus de démocratisation au Togo mérite
une attention particulière et de vigilance. Dans cette
perspective il est nécessaire de reconsidérer les
stratégies de réformes institutionnelles par rapport
au consensus politique qui prévaut au sein des acteurs
politiques togolais.
Puisse la présente réflexion être
conçue comme une contribution à la recherche de
la conceptualisation de stratégie pour parvenir à un
changement politique qui permette au Togo d´intégrer
le concert des nations démocratiques où la bonne
gouvernance favorise le développement durable. Car, comme
l´affirme Koffi Annan «sans bonne gouvernance,
sans état de droit, sans administration prévisible,
sans pouvoir légitime et sans une réglementation
adaptée, les financements et les dons les plus abondants
ne sauraient assurer la prospérité».
Mettant fortement l´accent sur la stratégie
et le comportement à adopter pour conduire avec succès
la transition démocratique, cette analyse vise non seulement à lancer
le débat sur la gouvernance démocratique au Togo,
mais aussi à mettre en exergue les principales lacunes
en termes de capacité et à encourager le partage
des expériences et des savoirs concernant le défi
de la bonne gouvernance au sein de la classe politique togolaise.
De la transition démocratique
pour une cohésion nationale
A voir les actions du Président Faure Gnassingbé,
on peut nourrir l´espoir de la poursuite des réformes,
puisque le chef d´Etat réitère sa détermination
dans son engagement pour la reconstruction nationale. Mais étant
donné que l'armée reste le principal problème
dans le processus de démocratisation au Togo, il est à constater
que les réformateurs:
1- s´assurent de leur
base politique, en nommant ceux qui sont favorables à la
démocratie aux postes clefs de l´appareil de l´Etat,
du parti et à l´Etat major des Armées;
2- font des concessions symboliques avec ceux
de la ligne dure parmi les apparatchiks de leur Parti;
3- évitent la dépendance
de l´opposition par rapport aux membres du gouvernement;
4- prennent les dispositions
nécessaires contre ceux, de la part des tenants du pouvoir,
qui résistent encore au changement démocratique;
5- accélèrent
le processus de démocratisation, tout en établissant
un canal de communication favorable au dialogue avec le chef
de l´opposition et évitent de céder aux menaces
des radicaux de l´opposition politique;
6- définissent des séquences
de mise en œuvre du concept de réforme, pour ainsi
s´assurer de leur consistance;
7- encouragent les acteurs
de l´opposition modérée qui ne représenteraient
pas de danger pour la population et de menace pour l'armée,
au cas où ceux-ci accèderont un jour au pouvoir;
8- tentent de convaincre le
groupe de résistance, que le changement démocratique
est inévitable, afin qu'ils se rendent compte de la nécessité et
du bien fondé des réformes qui s'imposent, afin
qu´ils y adhèrent.
Vraisemblablement, la politique menée
par le régime en place ne serait qu'une manière
de donner une légitimité au pouvoir. Cette politique
consisterait à poser des actes concrets qui devraient
persuader la Communauté Internationale de la volonté politique
de la nouvelle classe dirigeante à démocratiser
le Togo. Il n´est pas question dans ces lignes d´hypothéquer
la légitimité du Président de la République
Togolaise. Cependant il faut avouer que le Togo se trouve bien
dans une situation politique particulière. Sinon il n'y
n'aurait pas eu ce fameux «Accord Politique Global
inter togolais» signé le 20 août 2006
par les différents acteurs politiques nationaux et dont
la communauté internationale fut témoin. Et si
le Président de la République insiste sur la poursuite
des réformes institutionnelles dans l´esprit de
ce consensus politique, il est à dire que les gouvernants
sont conscients de l´aspiration du peuple à la démocratie
et à la bonne gouvernance. Si du moins on est tenté d´affirmer
que le Togo s´est désormais doté des institutions
constitutionnellement approuvées qui devraient garantir
le minimum de droits politiques et civiques, il est cependant
difficile de confirmer que le Togo soit un Etat qui répond
aux critères de la bonne gouvernance et de la démocratie,
c´est –à –dire un Etat compétent
(Amoako, 2004). On peut cependant constater que le Togo aspire à devenir
un Etat compétent.
De la bonne gouvernance pour un
développement durable
La bonne gouvernance demeure encore un défi qui se pose
pour le Togo tout comme pour beaucoup d´autres pays africains à la
recherche de la paix et de la sécurité. Car sans
paix il ne saurait y avoir de développement durable,
pour lequel la bonne gouvernance est une condition indispensable. Cela
oblige donc les gouvernants togolais à créer nécessairement
un environnement politique et juridique propice au développement économique
et social et à faciliter une répartition équitable
des fruits de la croissance économique. Et qui parle de
politique de développement, sous entend la lutte contre
la pauvreté, la promotion de l´éducation
et de la santé et la mise en place d´un filet de
sécurité social. Dans cette perspective il est
important que l´Etat togolais instaure également
un environnement qui aide le secteur privé à assurer
la croissance et créer des emplois et des revenus. Pour
atteindre cet objectif, il est important de créer la stabilité politique,
d´assurer la continuité des actions des pouvoir
publics et de garantir l´application systématique
du droit. L'Etat togolais devrait donc en faire des priorités
pour multiplier ses interventions, en créant des capacités
suffisantes au niveau individuel, institutionnel et social. Cela
consisterait à:
1- Renforcer les capacités du
parlement togolais pour qu´il puisse s´acquitter
de ses principales fonctions.
L´Etat doit nécessairement renforcer les capacités
humaines et institutionnelles du parlement pour améliorer
leur efficacité opérationnelle. Il faudra dispenser
la formation nécessaire aux parlementaires et à leur
personnel d´appui et fournir les fonds nécessaires
pour mettre en place des ressources institutionnelles d´appui,
en particulier des bases de données et des services de
documentation. Dans ce cadre le gouvernement togolais pourrait
solliciter l´aide des fondations et institutions de pays
amis aux Togo, telles que le Canada, les USA, l´Allemagne,
la France et des organisations internationales telles que le
Programme des Nations Unis Pour le Développement , l´Assemblée
parlementaire de la Francophonie (APF), l´Organisation
Mondiale des Parlementaires Contre la Corruption- GOPAC, l´Union
interparlementaire et surtout de l´Union Européenne.
2- Approfondir les réformes juridiques
et judiciaires
Il est important que l´Etat togolais prenne des mesures
pour assurer l´autonomie du pouvoir judiciaire, protéger
ce dernier des pressions ou interférences extérieures
et moderniser le fonctionnement de la justice, afin qu´elle
fonctionne indépendamment de toutes les institutions chargées
du maintien de l´ordre, mais avec leur appui. Il importe
donc qu´elle reçoive un financement indépendant
et que toute réforme judiciaire se fasse en même
temps que les réformes d´autres secteurs clefs,
tels que les forces de police et de la gendarmerie et le bureau
du procureur. L´exécutif togolais a donc intérêt à réaliser
les réformes judiciaires . La mise en place de la Cour
des comptes serait d´ailleurs une initiative encouragée
par les bailleurs de fonds qui souhaitent plus de transparence
dans la comptabilité publique du Togo.
3- Améliorer la gestion du secteur
public
L´Administration publique togolaise souffre d´un
renouvellement du personnel et des dispositions matérielles
pour motiver les fonctionnaires de l´Etat. Il faudrait
que l´Etat se trouve des moyens pour renforcer les capacités
des organismes publics et améliorer leurs performances
d´une manière durable. A cet égard, il faudra
surtout réévaluer le rôle, l´importance
et la structure organisationnelle optimale du secteur public,
tout en simplifiant les formalités en vue de réduire
les pesanteurs bureaucratiques et de supprimer les occasions
de corruption. Les pénuries en ressources humaines devraient être
résorbées en recrutant dans les ressources de la
diaspora et en faisant appel aux réseaux de connaissance
des organisations sous régionales. Si les concepts dans
ce domaine ont été élaborés, il est
cependant plus important qu´ils soient enfin mis en œuvre.
4- Améliorer la prestation des
services publics
C´est plus qu´une urgence qu´un canal efficace
d´obligation comptable entre les prestataires de services
publics et leurs clients soit mis en place. A cet égard,
il importe que la prestation des services publics soit décentralisée,
et que l´Etat rende possible la concurrence avec le secteur
privé et les organisations non gouvernementales, en les
impliquant plus efficacement dans la gestion des affaires publiques,
tout en assurant un contrôle réglementaire pour
garantir la qualité et la performance des services.
5- Supprimer les entraves à l´action
des entreprises privées
Certes, la création et le fonctionnement des entreprises
doivent normalement faire l´objet de politique et de réglementations
cohérentes. Il est cependant prépondérant
que la propriété intellectuelle et l´application
des contrats soient protégées. Des programmes
visant à renforcer le développement des entreprises
et des services d´appui peuvent être d'une grande
utilité dans cette perspective. La fourniture d´une
information adaptée sur le marché et les opportunités
d´investissement sont autant de concepts qui doivent mobiliser
l´action gouvernementale.
6- Exploiter le potentiel des technologies
de l´information et de la communication
Pour promouvoir la transparence, l´ouverture et les échanges
de la connaissance et de la gestion du savoir dans différents
domaines, il est important que l´Etat puisse profiter
des avantages de la technologie de l´information et de
la communication. Une approche stratégique pourrait permettre
au Togo de trouver une solution en ce qui concerne les coûts
exorbitants des achats, l´installation et la maintenance
du matériel logistique informatique, d´autant plus
que l´administration togolaise ne peut s´en passer
si elle veut accroître sa performance et répondre
aux exigences de sa population de plus en plus orientée
vers un marché mondialisé.
7- Susciter l´émergence
de médias crédibles et responsables
Malgré l´existence de nouvelles dispositions juridiques
concernant la liberté de la presse au Togo, il est à relever
que plusieurs problèmes devront encore être résolus,
afin que les médias togolais puissent promouvoir efficacement
la transparence et assurer leur ultime devoir de formation civique.
Tout d´abord, les journalistes devront développer
leur capacité de diffuser systématiquement des
informations précises et crédibles. En toute liberté,
les journalistes devront accomplir leur travail sans encombre
et sans soucis d´être inquiété par
la justice ou les services d´ordre. Cela devrait leur permettre
d´avoir le courage de dévoiler certains faits au
public ou de susciter un débat sur certaines questions.
En outre, un appui doit être fourni pour répondre à certains
besoins clefs en matière de formation ainsi que pour encourager
le professionnalisme et l´autorégulation efficace.
8- Intégrer les modes traditionnels
de gouvernance dans les institutions de la république
Puisqu´au Togo les communautés sont encore très
imprégnées par la culture traditionnelle, où les
modes traditionnels d´autorité continuent à jouer
un rôle vital, il est nécessaire de chercher constamment
des moyens de renforcer leur efficacité dans un contexte
moderne. Car les systèmes traditionnels sont susceptibles
de compléter les ressources de l´Etat dans la prestation
de services publics et sociaux, tels que dans la santé,
l´éducation et les infrastructures.
9- Promouvoir le développement
régional et la coopération internationale
Le sens de la responsabilité du gouvernement est plus
que jamais sollicité. Cela est également valable
pour les partenaires du Togo en ce qui concerne leurs engagements
en matière d´assistance technique et financière.
Les partenaires de coopération doivent tout d'abord honorer
leur engagement de reprendre et d´augmenter l'aide qu´ils
fournissent au Togo – dans le cadre des engagements de
Monterrey et plus particulièrement dans le cadre des consultations
de Bruxelles , en harmonisant les procédures, en fournissant
un appui budgétaire général et en améliorant
la prévisibilité des décaissements. La collaboration
des bailleurs de fonds (l´Union Européenne, la Banque
Mondiale et le Fond Monétaire International, etc.) avec
le gouvernement togolais serait nécessaire pour suivre
systématiquement les mesures visant à renforcer
les résultats en termes de développement - par
des mécanismes d´examen mutuel.
L´intégration régionale
du Togo doit permettre à ce pays de mettre en valeur ses
ressources naturelles et humaines, de réaliser des économies
d´échelle et de devenir plus compétitif au
plan africain et mondial. La politique d´intégration
devrait accélérer le développement du Togo
et faire émerger une force collective capable de s´intégrer à l'économie
mondiale. Par contre, si rien n´est entrepris au niveau
national en faveur de la mise en œuvre des politiques
et programmes d´intégration, très peu de
progrès seront enregistrés aux niveaux sous-régional
et régional et cela aurait des conséquences négatives
sur l´économie nationale togolaise, car l'inaction
ou le manque de volonté politique continuerait à ralentir
l´intégration. Les barrières à cette
intégration se caractérisent par:
• une internalisation insuffisante, au niveau national, des objectifs
d´intégrations convenus,
• des retards dans la ratification des protocoles, qui entravent l'exécution
des décisions.
• des réticences à céder une partie de la souveraineté nationale
aux communautés économiques régionales, les privant ainsi
des pouvoirs supranationaux nécessaires à l´application
des décisions,
• l'instabilité politique et les conflits
• le manque de compréhension et de soutien généralisé de
l´intégration au niveau national, la société civile étant
le plus souvent reléguée au rang de spectatrice et les questions
d´intégration n´occupant qu´une place négligeable
dans le débat parlementaire.
Le gouvernement togolais se doit donc d'élaborer une stratégie
pour favoriser son intégration dans les structures communautaires
sous-régionales comme l´UEMOA, la CEDEAO, et l'Union
Africaine.
10- Promouvoir la santé
Etant donné que les infrastructures de santé dans
beaucoup de régions au Togo sont délabrées,
il est important de prendre des mesures urgentes pour renforcer
l´action des dirigeants, à l´échelle
nationale, en vue d´améliorer la prestation de service
de santé, en créant des mécanismes permettant à l´ensemble
de la société de se mobiliser contre les épidémies,
en l´occurrence le VIH/sida et promouvoir l´hygiène.
Du soutien aux réformes institutionnelles
Dans le contexte politique actuel du Togo, la nomination du Premier
Ministre, Gilbert Houngbo pourrait être une nouvelle
chance pour les Togolais de relancer le processus de démocratisation
dans leur pays, afin de favoriser son développement économique
et social. Cette nomination reflète une perception positive
de la nouvelle donne politique au Togo. En ce qui concerne
l´Accord Politique Globale, ce consensus politique inter-togolais
ne devrait pas être oublié. Il doit servir de
bases des actions politiques du Président de la République,
Faure Gnassingbé.
Au terme de cette analyse, le lecteur est invité à apporter
sa réponse à la question posée dans l'introduction,
relative au caractère démocratique ou non-démocratique
des nouveaux dirigeants politiques togolais et à leur
sincérité concernant la volonté politique à conduire
le Togo vers un changement démocratique durable. Néanmoins
il est à constater que l´espace politique a été libéralisé,
les droits de l´homme et l´état de droit davantage
respectés et les médias et la société civile
progressent au Togo. On enregistre des améliorations liées
aux conflits politiques. Il est à attendre que l´exécutif
togolais amorce un plan résolu de développement
socioéconomique pour ainsi réduire la pauvreté des
populations. Car, jusqu´à preuve du contraire, c´est
le seul indicateur qui peut permettre, pour le moment, d´accorder
la légitimité à la gouvernance politique
au Togo.
En bref, il ressort de cette analyse qu´il
faut mettre en œuvre d´urgence un programme audacieux
et novateur pour développer et exploiter effectivement
les capacités de gouvernance des Togolais. Ce programme
de renforcement des capacités devra être appuyé par
un financement substantiel de la part des partenaires internationaux
de développement et en l´occurrence l´Union
Européenne, la Banque Mondiale et le FMI, qui devraient,
sans plus tarder, reprendre entièrement leur coopération
avec le Togo. Cet effort devrait appuyer une action concertée
pour traiter les priorités énumérées
dans cette analyse.
Par Atchou S. Essousso, Docteur
en Sciences Politiques et Consultant, Münster-Allemagne
1- Pour déficit démocratique l´Union
Européenne a suspendu sa coopération avec le Togo
depuis 1993. Les autres partenaires ont aussi suivi l´UE
dans sa décision de geler ses aides financières
au Togo. Consulter : Amtblatt der Europäischen Gemeinschaft/Nr.
C72/115/ 15.03.1993
2- Consulter aussi: Bertelsmann Foundation (2006)
: Bertelsmann Transformation Index, Gütersloh; URL: http://www.bertelsmann-transformation-index.de
3- Pour éviter une discussion sémantique
sur cette terminologie l´auteur se contente de la définition
telle qu´elle est conçue par les experts africains
dont la CEA a publié les résultats des recherches.
Cf. Economic Commission for Africa (2005): African Governance
Report, Addis Ababa
4- Je reprends ici les mots de K.Y. Amoako,
ex. Secrétaire exécutif de la Commission
Economique pour l´Afrique, en préface du document:
Economic Commission for Africa: Striving for Good Goverance in
Africa, Synopsis of the 2005 African Governance Report (dans
le cadre du quatrième Forum pour le développement
de l´Afrique (ADF IV) qu´a organisé la CEA
en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (AfDB)
et de l´Union Africaine (UA) à Addis-Ababa du 11
au 15 octobre 2004.
5- URL: http://www.undp.org/governance/sl-parliaments.htm
6-URL: http://www.ipu.org
7- L´Appui au programme de modernisation
de la Justice (APJU) fiancé par la France en est un exemple
: URL : http://www.tvt.tg/tvt/spip.php?article60.
8- URL: http://www.republicoftogo.com/central.php?o=17&s=0&d=3&i=2729
9- Consulter aussi: Amaïzo, Y. Ekoué (2007): La Diaspora
togolaise: De l’arbitre à l’effet de levier, URL: http://www.afrology.com
10- Consulter aussi: Commission Economique pour
l´Afrique, 2004 : Etat de l´Intégration régionale
en Afrique, Addis-Ababa.
11- Cf. Bulletin EU 1/ 2 -2004.
12- L´APRM en est un instrument. Le Togo
vient de saisir le NEPAD, la CEA et le PNUD pour profiter de
l´expertise qui pourrait être mise à leur
disposition.
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