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Le «maître
du Sogo» bientôt de retour au Togo:
Agboti Yao et Ras Ly
sur scène en 2009
1er décembre 2008
Plus de quinze ans d’absence de la scène
musicale nationale! Un peu trop pour Agboti Yao; une étoile
au firmament de la chanson togolaise des années 80 et
90. Après les États-Unis d’Amérique
où le «Maître du Sogo» a ébloui
son auditoire, le promoteur Koffi de Souza et les membres de
l’écurie IMP entendent cette fois-ci susciter les
retrouvailles entre l’artiste et son public (le chronogramme
sera bientôt disponible on-line). L’artiste Agboti
Yao rentrera en avril 2009 et fera ensemble avec le reggaeman
Ras Ly, une grande tournée musicale à travers le
Togo.
Le cas Agboti Yao n’en finit pas d’alimenter
la conversation dans l’opinion publique. Perdu de vue au
Togo, il avait donné un inoubliable concert en septembre
2004 à Molenbeek en Belgique. Deux jeunes promoteurs togolais,
Koffi de Souza et Valentin Vossah Messan vivant dans le Midwest étasunien
et respectivement responsables de l’International Music
Promotion et de VVC Productions, lui avaient donné l’occasion
de réaliser en automne 2006 une grande tournée
musicale aux États-Unis d’Amérique. Le «Maître» du
Sogo et son collègue Yawo Attivon avaient à cet
effet, ébloui leur auditoire dans une série de
concerts les ayant successivement conduits de Minneapolis en
passant par Atlanta, New York, Chicago jusqu’à Washington.
Renouer le contact par une série
de concerts
Agboti Yao rentrera très prochainement pour renouer les
contacts perdus avec le public togolais. Le calendrier sommaire
de sa grande tournée musicale prévoit pour le 24
avril 2009 un mega–show au Palais des congrès de
Lomé. Par la suite, le natif de Havé, un petit
village situé à une cinquantaine de kilomètres
de Lomé, la capitale togolaise et à une dizaine
de la ville de Tsévié, ira à la rencontre
de ses fans et admirateurs des grandes villes de l’intérieur,
notamment Tsévié, son fief, Aného, Vogan,
Kpalimé, Notsé, Atakpamé en passant par
Sokodé, Kara et Dapaong. Les villes de Ho et Aflao au
Ghana, sont également des étapes au menu de cette
tournée musicale. Notons qu’une partie des recettes,
ira en aide aux victimes des récentes inondations enregistrées
au Togo ainsi qu’aux enfants nécessiteux.
Agboti Yao avait été donné pour
mort
Pendant notre processus démocratique, le chanteur Agboti
Yao avait enregistré «Ablodé Gbadja» (Liberté totale)
qui conquiert tous les mélomanes. Cette chanson à connotation
nationaliste avait été finalement adoptée
comme un refrain de ralliement du peuple togolais épris
de liberté. Mais dans la foulée des douloureux évènements
ayant émaillé la transition démocratique
chez nous, notamment les tueries de la Place Henri Fréau
(aujourd’hui Anani Santos) en janvier 1993, suivies de
la descente punitive des hommes en tenue dans le grand quartier
de Bè à Lomé; l’artiste Agboti Yao à l’image
de milliers de Togolais, avait fui le pays pour un ailleurs sécurisant.
Après avoir séjourné au Ghana, il s’était
installé depuis lors à Heidelberg dans l’État
de Bade–Wurtemberg en Allemagne.
En été de l’année
2002, la rumeur avait laissé entendre qu’après
avoir rendu visite aux siens restés au Ghana; le «Maître
du Sogo» n’avait plus donné signe de
vie. Trois mois plus tard; un journal ghanéen écrit
que l’artiste togolais avait été interpellé dans
un centre pour réfugiés à Klikor avant d’être
extradé sur ordre des services de sécurité ghanéens
vers le Togo. Pire; Agboti Yao avait été donné pour
mort. La mère de l’artiste, Dame Akoua Sofon montera
au créneau pour lever l’équivoque; mais cela
n’aura pas suffi pour rassurer les nombreux fans et admirateurs
du «Maître du Sogo».
Plus tourné désormais vers le
spirituel; la révélation de la chanson togolaise
des années 80 et 90 est l’auteur de plusieurs titres à savoir
Tsona (cadeau), Tso wodzi (Donne ton cœur), Azan Boko (Bonne
fête), Kudzesu (la mort), Denyigba (Mon pays), Ablode Gbadja
(Liberté totale), Chérie je t’aime, Eleboto…;
des compositions bien délassantes mais qui se dansent
aussi du cœur et des pieds. Y sont abordés des thèmes
aussi simples allant du vécu quotidien, la Providence,
l’amour, la mort, la joie de vivre… Très
populaire et polyglotte; l’artiste Agboti Yao chante aussi
bien en Éwé, sa langue maternelle, mais également
en Ashanti, français et en anglais.
Que dire de Ras Ly, cette étoile montante
de la chanson togolaise? Il s’était révélé au
public togolais à la fin des années 90 à travers
le morceau Agbétiko (vie insupportable). De son vrai nom
Têkoé Folly, le jeune chanteur Reggae totalise à présent
plus de huit ans de carrière ponctués par quatre
albums; Agama (Caméléon), Bori Bana, Afrik Election
et l’Oeil du Rebel dans les bacs depuis mars 2008. Le «rebelle
sans armes» s’est donné pour mission de dénoncer
les tares de la société. Il chante en Mina, en
français et en Nouchi; un patois ivoirien. D’autres
artistes de la chanson, à en croire le comité d’organisation,
pourront éventuellement participer à la tournée
musicale.
États-Unis, 24 novembre
2008
Cellule Communication IMP / VVC Productions
ladansedusogo@yahoo.fr
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