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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Qu’est ce que votre association est devenue après qu’elle eut mené plusieurs actions aussi bien au Togo qu’en France suite au décès du Général Eyadema? Etes-vous découragé de la tournure qu’ont pris les événements? Découragé, nous? Jamais! Nous savons que le projet politique qui nous guide pour le TOGO est un long, très long processus et nous y sommes préparés. Les Togolais doivent savoir que nous travaillons pour eux et notre conviction est intacte quant à l’issue heureuse que nous entrevoyons. Notre association SURSAUT TOGO travaille en profondeur. Nos relais locaux nous tiennent au courant journellement et corrigent en permanence la trajectoire de nos idéaux. C’est ainsi qu’ils nous ont recommandé de lancer maintenant quelques actions concrètes dans le domaine de l’économie, de l’agriculture, de la santé, de la culture… au bénéfice des Togolais. Ces actions sont en cours de construction en même temps que nous en vérifions la faisabilité sur place. Le moment venu, vous verrez nos actions et les Togolais les apprécieront à leur juste valeur. Par ailleurs, vous savez que SURSAUT TOGO a
entrepris des actions en justice pour attaquer les bourreaux du peuple togolais
devant les cours compétentes. Les dossiers sont constitués et sont déposés en
bonne et due forme devant les tribunaux togolais (passage obligé!) mais aussi
ailleurs. Notre clair objectif est d’exposer aux yeux du monde les atteintes à
la dignité humaine, les assassinats, les violations des droits humains,
perpétrés dans ce pays contre un peuple qui ne demande qu’à vivre libre et en
paix. Notre espoir, c’est que tous ces bourreaux soient rapidement contraints à
aller expliquer devant la
Cour Pénale Internationale (CPI) les crimes commis. Expliquer
comment et pourquoi on tue entre 400 et 500 Togolais pour la seule aspiration à
voter librement! Il y a un bon bout de temps que vous ne vous êtes pas exprimé sur la situation socio-politique du pays… Nous nous exprimons lorsque la situation l’exige et que l’occasion nous en est donnée, ainsi: le 15 octobre 2005 lors de notre dîner-débat; le 31 janvier 2006 pour présenter nos v?ux au peuple togolais; le 4 février 2006 à l’occasion de notre rassemblement à Levallois… Il y a eu beaucoup d’événements, mais votre association a préféré garder le silence. La célébration de la fête du 13 janvier par exemple. Nous avons exprimé notre point de vue sur la gestion chaotique de la crise du maïs; nous déplorons le saccage de la plage de Lomé par des affairistes inconscients; le bradage des forêts de tecks, plantées à la sueur et au sang de nos anciens; la tentative de vente à des hommes d’affaires véreux de tous nos minerais. Sur cette dernière affaire que le pouvoir veut cacher aux Togolais, notre position est claire: il est interdit de vendre quelques minerais que ce soit à qui que ce soit: c’est la propriété inaliénable du peuple togolais et ceux qui tentent cela doivent savoir qu’ils commettraient un crime imprescriptible contre le peuple et auraient donc à s’en expliquer. Il y a eu enfin la honteuse célébration du 13 janvier par ceux-là mêmes qui prônent la réconciliation! Quelle inconsistance! Comment peut-on ainsi infliger des gifles à un peuple et lui demander dans le même temps de venir autour de la table de réconciliation? Je trouve d’ailleurs que c’est injurieux pour l’Eglise du Togo et surtout pour tous les chrétiens du monde, que le plus haut prélat togolais participe à ce genre de mascarade. Je lui demande solennellement de prendre conscience de la gravité de sa présence dans cette commission qui n’a aucun sens tant que les milliers de réfugiés ne seront pas rentrés au pays et que la violence et l’impunité sont toujours le mode de gouvernement du pouvoir togolais. Il doit quitter cette instance, il en va de son honneur! Quand cette Commission a été mise en place, avez-vous une fois pensé à sa sincérité? Non, je ne peux pas y avoir pensé un seul instant parce que ceux qui l’ont instituée, comme ceux qui y sont nommés, manquent cruellement de crédibilité: on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre! Ils ont fait de Sylvanus Olympio «père de l’indépendance» et d’Eyadema «père de la nation». Quelle est votre réaction par rapport à cet état de chose? Oui, je crois qu’avec d’autres, S. Olympio peut porter le nom de «père de l’indépendance»: il s’est battu pour arracher cette indépendance, même s’il n’était pas seul. C’est une lutte qui a coûté des pleurs et du sang au peuple togolais. On peut et on doit légitimement lui rendre cet hommage. Par contre, je ne sais pas ce que veut dire «père de la Nation». Où est la nation togolaise? Où est l’unité du peuple togolais? Où est l’égalité entre les Togolais? Une nation suppose un peuple libre, ayant vécu la même histoire, poursuivant le même objectif, respecté et respectant également tous ses membres. Tel n’est pas le cas du Togo. Puisqu’il n’existe pas de nation togolaise, comment peut-il en exister un «père»? Il aurait engendré le néant! Soyons sérieux. Du reste, sur le fond, comment un bourreau et un prédateur de cette espèce, honni dans le monde entier, peut-il prétendre être le père de quoi que ce soit? Abordons le dialogue national, quelles appréciations faites-vous du choix du médiateur en la personne du diplomate algérien Lakhdar Brahimi? Tout d’abord, M. L. Brahimi a été désavoué avant même d’avoir commencé. Ensuite, je ne crois pas un seul instant qu’il est nécessaire de nommer un médiateur extérieur pour un dialogue sérieux. La première condition, c’est la crédibilité des interlocuteurs. Manifestement, la partie au pouvoir et le RPT son soutien, manquent cruellement de crédibilité. Ils l’ont prouvé à plusieurs reprises: connaissez-vous un dialogue qui ait réussi au Togo, avec ou sans médiateur ou facilitateur? Moi je n’en connais pas. Le RPT est habitué à toujours jouer au poker-menteur. Ceux qui y croient peuvent y aller: le résultat est écrit dans l’histoire. Quels sont selon vous les sujets qui doivent être abordés? J’ai déjà dit que je ne crois pas à un dialogue national où les fondamentaux n’existent pas: moralité, crédibilité, bonne foi et capacité de repentance. Il ne s’agit pour moi que d’un simulacre tel que le RPT a habitué le monde à regarder, fait de mensonges, de manipulations et d’invraisemblances. Pendant que cela se passe, il continue à dilapider le patrimoine togolais. Un vrai dialogue devrait commencer par l’arrêt immédiat de l’impunité, c’est-à-dire la mise sous verrou de tous ceux par qui le malheur est arrivé, ceux qui ont ouvertement bafoué l’ordre constitutionnel et laissé s’installer cette atmosphère putride de violence et de mort. Cependant, si demain, à la veille de ce projet de dialogue, le pouvoir RPT dit: «banco, nous commençons par punir tous ceux qui ont commis des crimes, de quelque bord qu'ils soient; nous les connaissons et nous refusons désormais de les protéger. Cela est indispensable au rétablissement d’un minimum de confiance…», si le RPT nous assure de cela, alors nous sommes prêts à y participer, pour apporter notre contribution au retour de la légalité et de la paix civile. Mais nous n’accepterions qu’aucun sujet soit écarté ou considéré comme tabou: le coup d’Etat, le simulacre attristant des «élections» du 24 avril 2006, les violences, les meurtres, les exils forcés… Pour que demain les Togolais vivent ensemble, il faut que soit connue la vérité, toute la vérité: la réconciliation, la repentance et le pardon sont à ce prix. Réalisée par Zeus Aziadouvo
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