Malaise à la Mairie de Kpalimé
M. Samtou Yao accusé d’avoir
dilapidé les fonds de la municipalité
15 décembre 2008
Les employés de la Mairie de Kpalimé sont en grève.
Les arriérés de salaires, le comportement du président
de la Délégation spéciale de la Mairie, Samtou
Yao Edem, la non augmentation de salaire imposée par le
gouvernement, l’émission des chèques sans
provisions sont entre autres les motifs qui ont poussé les
agents de la Mairie de Kpalimé à cesser les
activités.
Selon nos informations, cela fait plus de trois (3) mois que
les employés n’ont pas touché leurs salaires.
Cette situation qui s’est révélée
au grand jour a étonné plus d’un dans la
localité. «Combien gagnent-ils pour contracter
des arriérés de salaire?», telle est
la question qu’ils se posent.
Les agents fustigent aussi le prélèvement abusif
de la FUCEC. En effet, ils ont fait des prêts au sein de
cette institution financière et sont censés les
payer par tranches à la fin de chaque mois sur des clauses
bien déterminées. «Si nous ne sommes
pas payés un mois, et le mois suivant on nous paie, vers
la fin le salaire du mois écoulé, la FUCEC nous
soustrait automatiquement les deux mois et les gens se retrouvent avec 500F
comme salaire mensuel», se plaignent-ils. Cette
manière d’agir de la FUCEC est condamnée
par ces agents qui estiment que le prélèvement
doit être proportionnel au mois payé par
le service.
En outre, l’attitude du président
de la Délégation spéciale irrite les agents. Au
moment où les employés se débattent contre
la misère, lui ne ferait que multiplier des missions à l’extérieur.
Pour cette année 2008, il aurait fait deux voyages en
Corée et au Canada. Ces voyages auraient coûté respectivement 4
millions et plus de 1,5 millions de F CFA. Le comble, c’est
qu’il serait allé faire un prêt de 1,5 millions à Lomé au
nom de la Mairie pour le second voyage car la municipalité ne
disposait pas en ce moment des fonds nécessaires pour
assurer son déplacement. Le préfet de Kloto, saisi
de l’affaire aurait interpellé M. Samtou sans résultat.
Les manifestants font aussi état de la vente de certains
camions qui ont été offerts par BRESSURE, l’un
des partenaires de la Mairie. D’autres forfaitures ont été évoquées.
La dernière en date concerne le camion
berne de la Mairie qui était entre-temps amené à Lomé pour
exécuter un travail. Le camion lorsqu’il était
tombé en panne était ramené à Kpalimé et
réparé aux frais de la mairie. Jusqu’alors,
rien n’a été dit sur les revenus du travail
du camion. Selon les manifestants, une recette de 392 000 F CFA
entre octobre et le 1er novembre de cette année a été réalisée
en arrêtant seulement les conducteurs de taxi motos pour
non paiement d’impôt. «Alors comment peut-on
nous dire qu’il n’y a pas d’argent pour nous
payer », se demandent-ils.
Ils dénoncent par ailleurs la privatisation du marché de
Kpalimé qui faisait une recette de 6 millions. Mais
aujourd’hui, le bénéficiaire de cette privatisation
ne paie que la moitié de cette somme. C’est dans
ce méli-mélo que fonctionne aujourd’hui la
Mairie de Kpalimé. C’est le lieu d’interpeller
les personnes concernées à s’impliquer
dans cette affaire pour que le calme et la sérénité reviennent
pour la grande satisfaction des agents.
Toutes nos tentatives pour joindre le Président
de la Délégation se sont révélées
vaines.
Coco Tchak
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