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Pourquoi
gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
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Posté
le 02 mai 2006
Dans
quel esprit abordez vous cet énième dialogue inter togolais
qui vient de s’ouvrir?
La CDPA aborde ce 11ème dialogue avec un esprit ouvert; mais la
vigilance reste de mise.
Quelles sont les chances de réussite de ce dialogue surtout lorsqu’on
remarque qu’au sein de l’opposition vous n’arrivez pas
à accorder vos violons?
Vous savez il est normal qu’on observe des divisions dans une opposition.
Il est vrai que l’union fait la force, nous l’avons toujours
dit; mais ne perdons pas de vue aussi la diversité, comme la pluralité
peuvent créer de nouvelles dynamiques. Le plus important est de
viser l’instauration d’une démocratie permanente dans
notre pays.
Des observateurs avisés affirment que les choses sont déjà
ficelées quelque part et ce dialogue n’est qu’une comédie
de plus pour légitimer le pouvoir de Faure. Que pensez vous de
cette affirmation?
Nous nous refusons de prêter des intentions. Ce que nous avons concrètement
observé c’est des signes extérieurs comme la composition
inhabituelle de la délégation du RPT; la courtoisie relative
des jeunes recrues qui contribuent à élever le débat,
un certain sens du compromis qui a permis que la présidence du
directoire revienne à l’opposition et c’est tant mieux;
la CDPA s’en félicite et espère que cela va durer
pendant et après l’assise. Ce que nous avons regretté,
c’est ce fameux vote qui est intervenu lors du choix du Président
du Bureau du dialogue. Ce que nous espérons c’est que la
règle du consensus soit à nouveau de mise.
Au cas où des blocages survenaient au cours de ce dialogue que
compte faire la CDPA?
Le règlement intérieur prévoir de recourir à
des facilitateurs. Ce qui importe dans ce cas c’est que ce facilitateur
ait derrière lui une institution qui ait les moyens de régler
cette crise qui n’a que trop duré. Mais pour la CDPA, personne
ne devrait envisager un blocage au cours de 11ème dialogue, puisqu’elle
suppose qu’enfin, tous les acteurs politiques n’ont qu’une
obsession : mettre fin à la souffrance de ce peuple.
Quelle serait la position de la CDPA si comme d’habitude le pouvoir
refuse de respecter les décisions de ce dialogue?
Ce dialogue a été initié dans le cadre des 22 engagements
contractés par le gouvernement auprès de l’Union Européenne.
Nous estimons qu’elle suit l’évolution des discussions
et qu’elle se portera garante du respect des accords qui interviendront.
Pour ce qui concerne la CDPA, nous avons le devoir de rester vigilants
afin que les décisions prises d’un commun accord soient appliquées.
Je voudrais souligner ici l’important rôle que la société
civile doit jouer dans l’application des accords. Il lui revient
de veiller que les parties prenantes, en l’occurrence le gouvernement,
la mouvance présidentielle et l’opposition respectent leurs
engagements. Elle ne doit pas hésiter à faire pression dès
qu’elle constate un manquement quelconque. C’est d’ailleurs
pour cela les deux représentants de la société civile
qui sont dans la salle doivent encourager les décisions consensuelles,
donc éviter de se ranger systématiquement dans un camp ou
dans l’autre quand il s’agirait encore de vote. C’est
à ce prix qu’elle pourrait efficacement et sans regret jouer
son rôle demain. Faut il aussi rappeler que les média, une
autre composante de la société civile a un rôle important
à jouer dans l’application des décisions. Le peuple
aussi doit cesser de penser qu’il revient aux seuls acteurs politiques
de veiller à l’application d’un accord. Il doit lui
aussi rester vigilant
Propos
recueillis par Ayité Ayitévi Ayi Atah, Etiame.com
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