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Togo: Un bourreau s’en serait allé:

Le colonel Ernest Gnassingbé bien décédé en France

08 janvier 2009

Ernest Gnassingbé, le bourreau de nombreux togolais aujourd'hui décédé à Paris. paix tout de même à son âmeLes Togolais doivent-ils en rire ou en pleurer? Le fils aîné du Gal Eyadèma, le Colonel Ernest Gnassingbé, ancien commandant de la garnison du Camp Landja, actuellement Camp Gal Améyi, serait décédé dimanche dernier en France, où il avait été évacué d’urgence après une tentative de suicide perpétré chez lui à Kara. Gravement blessé et malgré les soins, il  succombera à ce choc.

D’après nos informations obtenues de sources sûres, il avait sauté du haut d’une maison à étage il y a quelques jours, dans le but de se donner la mort. Il fut évacué dans un premier temps sur Lomé pour y recevoir des soins. Mais face à la gravité de son cas, il sera évacué d’urgence en France où il vient de passer de vie à trépas.

Rappelons que c’est depuis le début des années 2000 que la famille Gnassingbé connut un passage à vide qui avait dû donner de la sueur froide au sérail et en première ligne, au Gal Eyadèma, une occasion de commencer à se demander, si c’est le ciel qui s’écroulait sur eux. En effet, en 2003 le Gal Eyadèma très malade, fut évacué pour un séjour médical en Italie. A l’époque ce fut top secret. Le Président de la République ne pouvait pas tomber malade. Et la contradiction fut apportée à l’époque par Pitang Tchalla qui balaya presque du revers de la main l’information rapportée par certains journaux à l’époque selon laquelle, il était gravement malade et se faisait soigner dans un hôpital italien.

Presque à la même période c’est le tour de son fils Ernest, Colonel de son état, d’être évacué d’urgence à l’Hôpital du Val-de-Grâce en France. Il y séjournera pendant plusieurs semaines. Malgré ce relativement long séjour, il n’y eut pas grand mieux. Déjà, les rumeurs les plus folles avaient circulé à l’époque le donnant pour mort en France. Ses ennemis guettaient l’occasion. Il n’en sera rien. Il y eut cependant une légère amélioration de son état de santé. Rapatrié au Togo, il séjourne depuis à Kara, son fief où plusieurs Togolais honnêtes et sans histoire ont été victimes de ses comportements irrévérencieux.

Etant donné qu’il n’avait pas du tout bonne presse dans tout le pays, y compris même à Kara, son fief et parmi les éléments de l’armée, certains le disaient victime d’envoûtement de la part d’un vieux chef canton du nord-Togo qu’il aurait à l’époque personnellement battu à mort après la présidentielle de 2003 et bien d’autres histoires les plus  invraisemblables. D’autres ont prétendu que son mal venait de sa propre famille.

Pendant que feu Gal Eyadèma séjournait dans un lit d’hôpital italien et que son fils aîné ne savait plus quel sort lui était réservé, une autre fille du Gal Eyadèma faisait un accident rocambolesque de la circulation à Lomé au petit matin, accident dans lequel il y eut au moins un mort. Que de spéculations à l’époque! Pendant au moins deux mois, cette fille était donnée pour morte. Jusqu’à ce que l’opinion nationale se rendit à l’évidence d’elle-même, qu’elle avait survécu à ce drame survenu justement à l’endroit où vient d’être érigé un nouveau bureau de la BTD au niveau de la station CAP à quelques encablures du Collège Protestant de Lomé.

Pour l’heure, on ignore si le corps de l’ancien commandant du Camp Landja situé à 500 km au Nord de Lomé est rapatrié ou s’il est toujours en France.

Comme sur cette image, les victimes du bourreau Ernest Gnassingbé sont nombreuses au TogoMoralité: les Togolais doivent apprendre à s’aimer. Les responsables politiques ont intérêt à rechercher l’union et l’amour entre tous les fils de ce pays, quel que soit le parti politique auquel ils appartiennent et quelles que soient les régions d’origine et les provenances ethniques. Trop de mal a été fait arbitrairement et volontairement entre frères et sœurs par des gens qui considèrent qu’ils ont le pouvoir, l’argent et les armes de leur côté et que la souffrance, la douleur de la maladie et la mort n’étaient guère pour eux une préoccupation.

Etaient-ils immunisés contre elles pour les ignorer aussi royalement? Il est temps de mettre un terme à cette conception de la vie, afin que ces comportements d’un autre âge disparaissent de la terre de nos aïeux. Ernest Gnassingbé, «le gouverneur de la partie septentrionale» qui faisait la pluie et le beau temps au Togo avait beaucoup d’ennemis parmi lesquels de nombreux chauffeurs et propriétaires de voitures dont le seul crime aura été d’avoir le culot de le dépasser sur les routes du Togo à bord de sa Jeep de commandement ou à bord de tout autre véhicule banalisé. Ceci étant dit, nous faisons un clin d’œil à cet ami médecin Losso qui se rendait à des funérailles à Siou, mais qui n’avait pas pu assister auxdites funérailles et aura passé toute sa journée au camp Landja. Il fut même oublié par le maître de céans qui l’y avait interné.

En tout cas, que la terre lui soit légère!

I.S.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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