Vers une élection houleuse le 18 janvier à la
FTF
Le ministre Tchao accusé de menacer
des candidats et électeurs au profit de Rock
13 janvier 2009
Dans un peu plus d’une semaine, un nouveau bureau sera élu à la
Fédération togolaise de football (FTF). Plus l’échéance
s’approche, plus la tension monte. A l’allure où vont
les choses, on tend vers un scrutin houleux.
De sources concordantes, des pressions seraient exercées
sur certains candidats sur la liste de l’«Union» de
Tata Adglo Avlessi et la liste de la «Renaissance » de
Winny Dogbatsè. Malgré la paix des braves scellées
le 10 décembre 2008 sous la houlette du Président
de la Commission électorale indépendante (CEI),
l’Ivoirien Jacques Anouma, les candidats surtout originaires
de la région septentrionale sont l’objet de harcèlements
et de menaces. Ils sont sommés de se retirer afin de créer
une situation de confusion générale. Beaucoup de
fonds seraient mobilisés à cet effet.
De même, on enjoindrait aux électeurs du Nord de
voter massivement pour la liste « Gagnons ensemble » de
Rock Gnassingbé, faute de quoi ils n’ont plus de
besoin de rentrer dans leur localité respective. Certains
seraient menacés de perdre leur emploi s’ils ne
se conformaient pas aux consignes de vote. On leur promet des
jours difficiles si le prince ne revenait pas aux affaires le
18 janvier.
Selon nos informations, c’est le ministre
des Sports et des Loisirs, Christophe Tchao, qui serait au centre
de ces manœuvres.
Il est même accusé d’être le «directeur
de campagne de Rock Gnassingbé». «Le
ministre qui devrait être neutre et laisser les choses
se faire normalement, prend partie pour un seul candidat. C’est
dangereux ce qu’il fait. Nous ne voulons pas connaître
une autre crise au lendemain des élections»,
fait remarquer un délégué au congrès
du 18 janvier.
Joint au téléphone, le ministre s’est inscrit
en faux contre ces allégations. «C’est
une information que vous me donnez. Je ne suis au courant de
rien. Je n’ai eu aucun contact avec les électeurs.
C’est des montages et je connais les gens qui font ça.
Je connais aussi les journaux qu’on a payés pour
ces montages. Les gens racontent des histoires», a-t-il
affirmé.
R. Kédjagni
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