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Togo: Au RPT, on ne change pas:

Faure Gnassingbé, un double langage permanent

14 janvier 2009

Faure Gnassingbé aura été pire en 4 ans que les 38 années de dictature de son pèreOn aura tout vu avec le RPT. On aura également tout entendu. Que de bonnes paroles! Et que d’actes contraires! Depuis le règne du défunt dictateur Eyadèma Gnassingbé, jamais le Rpt (rassemblement du peuple togolais), le parti qui règne sans partage au Togo depuis 1968, n’aura été aussi fourbe, aussi cynique et aussi cruel.

Certes on savait le dictateur manipulateur, corrupteur, assassin, et tout ce qui en résulte comme conséquences, mais on le savait non cynique sévissant sans hypocrisie.

Mais depuis que ses rejetons ont fait main basse sur le Togo usurpant du pouvoir un 5 février 2005, on n’a jamais vu autant de cynisme de Faure Gnassingbé déclarant un jour son «amour» pour le Togo, promettant ciel et terre, prenant de bonnes résolutions, mais un autre jour, posant des actes aux antipodes de la démocratie, du bon sens et de toutes mesures allant dans le sens du règlement des problèmes qui minent ce petit pays de la sous-région ouest africaine.

Nous l’avons toujours dit et répéter, les rejetons Gnassingbé et le Rpt ne comprennent qu’un seul langage, celui du rapport de force, de la violence. Est-ce ce qu’il leur faut pour libérer le Togo? On serait tenté d’approuver cette option. Car quoi qu’on dise, le «petit» comme se plaisent à l’appeler ses protecteurs européens, n’est ni plus ni moins qu’un dictateur, un méchant et par-dessus tout, un égoïste qui se suffit à lui-même. Et les preuves ne manquent pas pour corroborer nos écrits.

On est au 13 janvier, une triste date qui divise profondément les Togolais. A sa prise de pouvoir, l’usurpateur avait promis, au regard des contestations, que cette date sera celle de recueillement et de réconciliation. Mais le 13 janvier de l’année suivante aura été une année de fête avec un 13è mois accordé à l’armée, soubassement du pouvoir, comme au bon vieux temps du dictateur Eyadèma.

Les années suivantes n’échapperont pas aux mêmes fastes. Et ceux qui croyaient qu’avec l’Accord politique global de l’été 2006 et les perspectives des échéances électorales présidentielles de 2010 qui s’annoncent cruciales, que le RPT et son président Faure Gnassingbé allaient changer de cap et se fixer les bonnes manières afin de réconcilier les Togolais pour éviter les différentes boucheries électorales des années précédentes, se gourent lourdement.

Le 13 janvier 2009 sera aussi une fête avec en prime, un défilé militaire et civil, une réjouissance populaire, une journée chômée et payée et un cocktail offert aux frais de la princesse. Or le 13 janvier 1963, le jeune peuple togolais pleurait l’assassinat de son premier président démocratiquement élu. Et ils sont plus des ¾, ces togolais qui se réclament actuellement de l’héritage des années de lutte pour l’indépendance dont Sylvanus Olympio assassiné, fut le catalyseur.

En tournée dans les casernes tout dernièrement, Faure Gnassingbé disaient aux militaires qu’il leur faisait «confiance» en leur distribuant des billets de banque, une manière de les corrompre et de les tenir aux aguets de tout risque qui pourrait entamer son déclin, le phénomène guinéen et le rerour au pouvoir au Ghana du NDC de Jerry John Rawlings faisant effet.

Lors de la dernière présidentielle ghanéenne, le monarque en chef claironnait que les élections de 2010 au Togo seraient à l’image de celles du Ghana: démocratiques et transparentes. Or son Ministre d’Etat et griot en chef Pascal Bodjona a unilatéralement, aux dépens des partis politiques de l’opposition, donné le ton de la prochaine présidentielle en fixant le quota et la composition de la Commission électorale nationale, celle censée organisée et supervisée ladite élection. Qui donc trompe qui?

Pendant que ses instruments de propagande, médias publics et certains organes privés financés par Faure Gnassingbé et donc par l’argent du contribuable, tentent de donner une image positive de celui qui aura en quelques années seulement créer plus de tord aux populations togolaises que les 38 ans de règne de son père, le fils continue les abus, nommant à des postes juteux ses amis, cousins, frères et maîtresses au détriment de tout mérite. Dans le même temps, il laisse échapper sa vie ostentatoire, voitures de luxe maybach coûtant des millions d’euros dans un pays sans routes, ni autoroutes,  ni ponts, des festins à longueur de soirée avec champagnes et boissons rares, des voyages et des visites dans des endroits paradisiaques au moment où les Togolais vivent avec moins d’1 euro par jour. Que du mépris! Et nous pouvons étaler les exemples...

Les seules mesures capables de redonner confiance au peuple togolais et de faire croire en des élections libres, transparentes et démocratiques, passent par une révision en profondeur des institutions de la République: abrogation de l’actuel code électoral, redécoupage électoral, réécriture de la Constitution ou retour de celle de 1992, la seule soumise au vote public, composition équitable de la Cour constitutionnelle et suprême, formation d’un véritable gouvernement de transition avec pouvoir réel et dont la principale prérogative sera de doter le Togo d’une 5è République.

En dehors de toutes ces normes précitées, la seule lutte qui vaille pour le peuple de retrouver la voie de la démocratie, sera un balayage systématique par tous les moyens de ce régime moribond.

Jules Symféïtchéou, etiame.com
  

 

 


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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