Réveilles-toi Afrique:

Pour la démocratie

Pour le développement

Pour l'indépendance

Drapeau Togo
 
Economie
Culture
Dépêches
Revue de presse
National
International
Société
Santé
Libre tribune
Tourisme
Dossiers
Médias
ONG & ASBL
Portrait
Echos de la diaspora
Interviews
      
 
 
 

Togo: Election à la F édération togolaise de football:

Rock Gnassingbé revient après des menaces et une prise en otage des délégués

20 janvier 2009

Rock Gnassingbé, le retour d'un prédateur à la tête de la FTFFinalement au Togo, il n’y a que le langage de la force qui prédomine, qui fait et défait les patrons. L’usurpation des instances de la Fédération togolaise de football par un rejeton du défunt dictateur Eyadèma Gnassingbé confirme une nouvelle fois que tous les secteurs de la vie nationale de notre pays sont une «propriété privée» des Gnassingbé qui en font selon leurs desiderata.

Durant huit années, Rock Gnassingbé promulgué à la vice direction du port autonome de Lomé, mais qui en fait, pilote ce poumon de l’économie togolaise, avait presque fait du siège de la FTF un no man’s land où ne règne que ses courtisans. Il avait fait usage du vieil adage de son père «divisé pour mieux régner» pour semer la zizanie non seulement entre les membres de la direction, mais aussi opéré une gestion opaque des finances du football togolais. Jamais, ce fils du père n’avait accepté un audit public des dépenses de la fédération. Jamais, il n’avait accepté une autre voix discordante que celle qui doit le louanger. On se rappelle les misères de Tchanilé Bana, de Goeller, de Keshi qui, en tant que managers de l’équipe nationale, ne pouvaient choisir librement les joueurs sans l’avis du prince, qui souvent, était derrière ses blindés du camp militaire d’Agoé ou dans ses fermes où il élève des kangourous et autres lapins dans la préfecture du Zio.

Et revoilà donc un bon gestionnaire censé prendre en mains les destinées du football togolais. A Mali en 2002, lors de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations, c’est depuis son hôtel luxueux qu’il avait suivi les prestations de ses poulains. A Accra, c’est une simple histoire de voiture qui l’opposait au coach allemand Goeller qui avait sapé le moral de nos joueurs. Que peut donc encore cet homme à la tête de la fédération. Les délégués à l’élection du 18 janvier avait-il fait un choix délibéré pour ramener un rapace à la tête du football togolais? La vérité en est très très loin.

En effet, non content que le ministre en charge du sport, Tchao n’arrive pas, comme il le faisait, à mettre sous la coupe de Rock Gnassingbé par des menaces de prison et de sanctions les délégués et les présidents de clubs qui voteraient pour la liste de Tata Avlessi, le président sortant (qui en fait n’avait jamais su régner à cause des mauvais comportements de certains membres du bureau de la fédération), le «prince» a tout simplement pris en otage dans un hôtel de Lomé, une trentaine de délégués pour la plupart venus de la région septentrionale du pays.

Ces malheureux, assignés à résidence dans le GHIS PALACE Hôtel, étaient surveillés par un détachement de militaires qui contrôlaient leurs entrées et sorties. A en croire des proches de ces délégués, Rock Gnassingbé les aurait obligé à pactiser avec eux en leur faisant ingurgité par l’intermédiaire d’un certain Palanga qui officie au port de Lomé, une potion en guise de solidarité. Et ont ainsi après, été gratifié chacun d’une somme de dix millions de francs CFA.

Coïncidence étonnante, quelques jours avant l’élection du 18 janvier dernier, des rumeurs avaient circulé donnant déjà les résultats du vote. Ainsi savait-on que Rock Gnassingbé allait l’emporter avec 30 voix.

Le retour d’un despote à la tête de la fédération togolaise de football est un coup dur pour la jeunesse togolaise qui n’a que pour seul moment de liesse, les prestations des Eperviers. Jusqu’à quand cette jeunesse, ce peuple allait-il encore se résigner?

Aux commandes des sociétés d’Etat, ce sont les demi-frères, les beaux-frères, les cousins, les copains. Au sport, c’est totalement la famille, car on oublie souvent de dire qu’à la tête du handball, c’est un Toyi Gnassingbé qui tient les rênes. On ne passera pas sous silence l’athlétisme détenu par des oncles. En fait tout au Togo tourne autour des Gnassingbé. Est-ce un destin? On ne le croît pas. C’est simplement la raison du plus fort, de celui qui détient des armes et qui impunément, peut tuer ou faire disparaître des êtres humains. Vivement donc un grand balayage de la maison comme auparavant Robert Guéi en Côte-d’Ivoire ou mieux encore Moussa Dadis Camara en Guinée aujourd’hui.

Jules Symféïtchéou, Etiame.com


 

 

 

 

 

 

           

           

 

Liberte

Globe

 
 
 

Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés