Avant-projet de Code Electoral:
Agbéyomé Kodjo: «Aucun
bureau de vote ne sera ouvert à la
Présidence de la République, dans les camps militaires
...»
03 mars 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE DE OBUTS RELATIF A LA PROPOSITION D’UN
AVANT PROJET DE CODE ELECTORAL,
L’Organisation pour bâtir dans l’unité un
Togo solidaire (OBUTS), a élaboré un avant-projet
de Code électoral qu’il entend soumettre aux autorités
compétentes. Pour le parti de l’ancien Premier ministre
Agbéyomé Kodjo, «l’âge requis
pour être candidat à une élection est de
35 ans pour l’élection présidentielle, de
21 ans pour les élections législatives et les
conseils municipaux. Aucun candidat n’est éligible
au-delà de 75 ans».
OBUTS s’insurge en outre contre la non participation des
autres partis signataires de l’APG et des nouvelles forces
politiques émergentes aux travaux du Cadre permanent
de dialogue et de concertation (CPDC).
COMMUNIQUE DE PRESSE DE OBUTS RELATIF A LA PROPOSITION D’UN
AVANT PROJET DE CODE ELECTORAL
Le 17 Décembre 2008, le Gouvernement avait adopté lors
d’un conseil des ministres, un projet de modification du
code électoral dans la perspective de l’élection
présidentielle de 2010.
Au moment de la publication de ce projet de modification de
la loi électorale, au moins trois candidats à la
prochaine élection présidentielle étaient
connus du peuple togolais.
Mais les dispositions de la nouvelle loi introduite par le Gouvernement à l’Assemblée
nationale, créait deux catégories de candidats;
ceux dont les formations sont représentées à l’Assemblée
Nationale, sont impliqués à travers la CENI et
ses démembrements à toutes les structures qui organisent
et supervisent le déroulement du prochain scrutin.
OBUTS, la dernière née des formations politiques
qui animent le débat national, ayant été créée
après les élections législatives de 2007,
ne dispose d’aucun député à l’assemblée
nationale et se trouvait exclue de tous les organes qui concourent à l’organisation
et au contrôle de la prochaine élection présidentielle.
C’est à bon droit qu’elle a élevé une
vive protestation contre cette discrimination politique dont
les conséquences seraient préjudiciables à l’avenir
de notre pays. L’action de sensibilisation des opinions,
nationale, puis internationale par la voie diplomatique a payé,
puisque le Gouvernement a dû retirer le projet de loi discriminatoire
et inique qui risquait de compromettre la sincérité et
la crédibilité de la prochaine compétition
présidentielle.
En date du 4 Février 2009, le Gouvernement a crée
un Comité Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC),
qui porte en lui le péché originel du code précédent,
en restreignant le débat aux partis politiques représentés
au parlement, et en écartant délibérément
les autres formations signataires de l’Accord Politique
Global de 2006 (APG), non représentées à l’Assemblée
nationale, en feignant également d’ignorer les nouvelles
formations politiques comme OBUTS.
De fait, il y a lieu de considérer comme une supercherie,
cette nouvelle version maquillée du défunt projet
du 17 décembre, puisque sous une autre forme, il réintroduit
les mêmes effets négatifs.
Dans ces conditions, si l’UFC et le CAR acceptent de siéger
seuls au sein du CPDC aux côtés du RPT, et n’exigent
pas la présence des autres partis signataires de l’APG,
et des nouvelles forces politiques émergentes, ils prennent
la lourde responsabilité de cautionner la trahison de
l’APG, de leurs amis de près de 20 ans, et l’immense
espoir du peuple togolais d’en finir avec les crises politiques à répétition.
Réuni en session extraordinaire le Bureau National d’OBUTS
a décidé d’accentuer l’action pour
l’élargissement de la pratique démocratique.
Il continue la lutte pour exiger solennellement, au nom de l’équité politique
et de la justice, l’admission dans le CPDC de toutes les
formations politiques signataires de l’APG, ainsi que des
formations politiques créées et enregistrées
depuis cette date.
Le Bureau National a examiné et adopté un avant
projet de loi électorale, apportant la preuve du sérieux
des propositions qu’il est amené à formuler.
Il entend le soumettre aux autorités compétentes
et le défendre. Les principales idées novatrices
qu’il contient sont les suivantes :
1- Un scrutin uninominal à deux tours
pour les élections présidentielles et législatives,
et un scrutin proportionnel avec la plus forte moyenne pour les élections
municipales et communales.
2- Le scrutin se déroule sur l’ensemble
du territoire national en un seul jour. Les militaires, les gendarmes,
les gardiens de surveillance du territoire, les policiers les
sapeurs pompiers et les populations civiles votent ensemble le
même jour.
Les bureaux de vote sont ouverts à 7 heures et sont clos à 16
heures.
Le dépouillement est fait sur place dans chaque bureau
de vote. Les suffrages obtenus par chaque candidat sont publiés
dans le bureau de vote à l’issue du dépouillement
et affichés.
Le Procès Verbal des résultats et les fiches de
dépouillement sont signés par les membres du Bureau
de vote et les Délégués des candidats.
Ces résultats provisoires peuvent être rendus publics
par tous les moyens. Tout doit être mis en œuvre
pour éviter des dépouillements nocturnes. Les agents
commis pour la révision des listes et pour la distribution
des cartes, les membres des bureaux de vote sont nommés
par la CENI sur proposition des candidats.
3- Aucun bureau de vote ne sera ouvert à la
Présidence de la République, à l’Assemblée
Nationale, dans les Ministères, dans les bureaux de Préfectures,
dans les camps militaires, de sécurité et de défense,
dans les habitations et dans les lieux de culte.
4- La CENI est composée de 15 personnalités:
2 nommées par le Président de la République,
6 par l’Assemblée Nationale, 5 par les formations
extraparlementaires ayant investi des candidats à l’élection
présidentielle, et 2 pour les organisations de la société civile.
5- Pour faciliter la reconstitution des résultats
en cas de fraude ou de contestation, des plis scellés
contenant les résultats à chaque étape du
processus sont envoyés à la CELI à la CENI, à la
Cour Constitutionnelle et à la Cour Suprême.
6- L’âge requis pour être
candidat à une élection est de 35 ans pour l’élection
présidentielle, de 21 ans pour les élections législatives
et les conseils municipaux. Aucun candidat n’est éligible
au delà de 75 ans.
7- Le montant maximum des dépenses de
campagne de chaque candidat est fixé à 500 Millions
de FCFA pour l’élection présidentielle, et
5 Millions de FCFA pour l’élection législative,
2 Millions de FCFA pour les élections municipales et 1
Million de FCFA pour les communales.
Pour le Bureau National OBUTS
Le Président, Agbéyomé Messan
KODJO
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