Elargissement du CPDC aux partis trouble-fête:
Faure Gnassingbé veut encore diviser
pour mieux régner
09 mars 2009
Les petites formations politiques qui ne représentent
que l’ombre d’elles-mêmes et qu’on croyait
définitivement enterrées suite à leur naufrage
aux législatives du 14 octobre 2007 sont en train de revenir
en force. Depuis la mise en place du Cadre Permanent du Dialogue
et de Consultation (CPDC), ces menus partis ne manquent pas d’occasion
pour crier à tout vent à l’exclusion et à la
discrimination.
Les gesticulations de ces partis satellites du RPT relèvent
d’une manipulation du pouvoir pour semer la zizanie et
entraver la bonne marche des discussions au sein du CPDC.
Les agitations des «particules» sont en
train de porter leurs fruits. La rencontre organisée avec
les partis politiques sert simplement à avaliser cette
volonté de l’usurpateur Faure pour pousser les partis
politiques représentés à l’Assemblée
nationale à boycotter les travaux du CPDC et ainsi leur
imputer la responsabilité de l’échec du processus
démocratique au Togo. Il s’agit en fait d’une
supercherie qui consisterait d’une part à faire
de Faure Gnassingbé le président du Comité de
Suivi, et d’autre part à élargir le Cadre
permanent du dialogue et de concertation, par le biais de ce
forum, aux prétendus exclus de l’Accord Politique
Global à savoir la CPP, le PDR et la CDPA.
Les critères pour siéger au CPDC sont pourtant
clairs. «Le Conseil National de Concertation et de
Dialogue Politique regroupe les partis politiques représentés à l’Assemblée
nationale ou ayant obtenu 5% aux élections législatives
et le gouvernement», indique l’article 2 du
décret pris en conseil des ministres portant création
de ce cadre. Les mêmes personnes qui avaient élaboré les
textes et qui n’y avaient trouvé aucun inconvénient,
s’agitent aujourd’hui pour qu’on torde le cou
aux règles.
Par le passé, on a toujours recherché des référents.
Par exemple en 2006, c’était la mouvance présidentielle
et l’opposition traditionnelle. Après les législatives,
ce sont les partis politiques représentés
au Parlement.
En cherchant à faire revenir la CDPA, le PDR, et la CPP
qui n’ont même pas eu chacun 1%, que diraient alors
les indépendants et les autres partis qui les ont dépassés
en voix?
Dans de pareilles situations et sous tous les cieux, sans être
une procédure parfaite, on recherche toujours des référents.
Aujourd’hui, la donne démocratique et populaire
voudrait que ce soient les partis représentés à l’Assemblée
Nationale. Pourquoi rechercher à rouvrir la boîte
de Pandore? Certains observateurs se demandent même si
le Facilitateur Blaise Compaoré n’est pas complice
de cette situation avec le dernier voyage de Faure au Burkina
Faso.
Sur tout un autre plan, on constate que depuis un temps, plus
rien ne filtre des sessions du Cadre permanent de dialogue et
de consultation. Les Togolais ne sont plus informés de
ce qui se passe à la Primature. Et pourtant le Règlement
Intérieur dispose en son article 3 que «Les
débats ont lieu à huis clos. Toutefois, à l’issue
de chaque séance, un communiqué établi consensuellement à partir
des questions débattues est remis à la presse».
Pourquoi les rencontres ne sont plus sanctionnées de
communiqués? Pourquoi les comptes rendus ne sont plus
lus afin que les populations puissent être arbitres en
cas de remise en cause d’un point de consensus? Que mijote
la classe politique? Autant de questions que se posent les Togolais.
M.A.
|