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Meeting à la Place Anani Santos à Lomé :

L’UFC fait le point de la situation et menace...

24 mars 2009

Militants de l'UFC suivant les explications de leurs leadersL’Union des Forces de Changement (UFC) a tenu dimanche 22 mars 2009, un grand meeting d’information, de sensibilisation et de mobilisation politiques. C’était vers 16 heures à la place Anani Santos qui a été prise d’assaut par une foule de militants et sympathisants. Cette mobilisation est indispensable, selon les organisateurs, pour la transparence des élections en perspective. «Le message, c’est que les élections puissent être désormais transparentes au Togo. Et pour cela, il faut la mobilisation de tous les jours», a déclaré à la fin du meeting M. Patrick Lawson, 1er Vice-président. «Par ailleurs, le message, c’est un message à l’endroit du peuple togolais pour dire que nous sommes tous des frères et que dans l’intérêt supérieur de la nation, les élections doivent être des moments de réunion pour nous, en vue de la reconstitution de ce pays», a ajouté M. Patrick Lawson.

Auparavant, Me Isabelle Améganvi, Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson, tous des députés du groupe parlementaire UFC se sont succédé à la tribune. C’était sur un ton menaçant et qui ne cachait pas une possible descente dans la rue, que les orateurs ont harangué la foule. Me Isabelle Améganvi a, dans son intervention, fait un bilan négatif des actions gouvernementales qui selon elle, s’illustrent par le taux de chômage croissant, l’insécurité, et autres.

Jean-Pierre Fabre a, quant à lui, fait voyager l’assistance au cœur des séances du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). «Nous ne parlons pas des armes, ni des gourdins, mais pour la prochaine élection, nous la gagnerons et nous l’aurons cette fois-ci dans nos mains. Ce ne sera plus comme avant où nous la gagnons, puis après, il faut reprendre les pourparlers», a-t-il introduit. A en croire l’orateur, il n’est plus question de badiner en cette période d’organisation de l’élection pour que cela leur porte préjudice plus tard. «C’est pourquoi, il faut s’y atteler sérieusement. C’est bien ce qui se fait aujourd’hui», a-t-il confié pour expliquer l’attitude du parti au CPDC.

«Il n’est pas question de laisser entre les mains d’autrui son trésor. Nous avons reçu des consignes de nos frères qui promettent de rester à nos côtés, comme cela se passe ailleurs dans d’autres pays. Mais auparavant, il faut que nous-mêmes, nous soyons forts pour que nous puissions faire le préalable avant qu’ils ne nous viennent au secours», a expliqué Patrick Lawson.

Concernant le CPDC, l’UFC considère que le cadre actuel permet de discuter avec sérénité entre les partis qui, selon elle, constituent aujourd’hui la représentation nationale. «A ce titre, nous n’avons pas de sujets tabous», a-t-on indiqué.

«Ceci dit, si le gouvernement se hasarde à forcer les portes et à faire entrer d’autres partis qui n’ont pas eu les 5%, ils discuteront entre eux. Il n’y aura ni le CAR, ni l’UFC, je voudrais être clair là-dessus», a menacé le Vice-président. «Mais nous appellerons les populations et nous les prendrons à témoin. Car, c’est avec les populations que nous comptons aller à ces élections et non avec les mauvaises têtes susceptibles de permettre encore à une partie de tricher», a-t-il ajouté.

Il faut dire que c’est dans une ambiance de gaieté que ce meeting d’information, de sensibilisation et de mobilisation politique a pris fin peu avant 18 heures.

Il faut rappeler que l’UFC a, à l’issue du meeting, remis à la presse un document recensant les points d’accords et de désaccords du CPDC sur le Code Electoral publié à la page 6.

Didier Ledoux


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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