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18e anniversaire de la création du CAR:

Me Dodji Apévon: «Je reste convaincu que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire en 2010»

4 mai 2009

Apévon Dodzi, président national du CARLes militantes et militants du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) ont commémoré le jeudi 30 avril 2009 au Centre Togolais des Expositions et Foires (Togo 2000) le 18e anniversaire de la création du CAR et des acquis démocratiques d’avril 1991.

En effet, avril 1991 constitue un tournant décisif dans la lutte démocratique au Togo. Sous l’égide du Front des Associations pour le Renouveau (FAR), notre pays a réalisé des acquis politiques qui demeurent jusqu’à ce jour les seules véritables avancées démocratiques.

Au titre des acquis, on note la promulgation de la charte rétablissant le multipartisme ; la promulgation d’une loi d’amnistie pour faciliter le retour au pays des compatriotes contraints à l’exil; l’accord sur la dissolution du Parlement et du Gouvernement alors mis en place et leur remplacement par des organes législatifs et exécutifs transitoires à composition comprenant le pouvoir et l’opposition pour organiser de façon conjointe et consensuelle les élections démocratiques. Le parti de Me Yawovi Agboyibo a donc tenu à marquer ces hauts faits de l’histoire.

A cet égard, le président national du CAR, Me Apévon Dodji a exhorté les siens à ne pas se tromper de combat car, rappelle-t-il, l’ultime objectif qui a motivé leur engagement n’est pas encore atteint: vivre dans une société où les dirigeants sont librement désignés par les populations à travers des élections transparentes et démocratiques «C’est pour cela que notre parti doit amorcer de façon courageuse et clairvoyante le virage actuel de notre processus pour permettre à nos populations de vivre enfin l’expérience de l’alternance démocratique en 2010, débouchant sur un Togo libre, uni, paisible et prospère qui garantisse à chaque citoyen le respect de ses droits et libertés, un environnement national sécurisé et un niveau de vie décent», a martelé Me Apévon.

Le président national du CAR n’a pas passé sous silence les sujets brûlants de l’heure, à savoir l’affaire Kpatcha Gnassingbé et la réconciliation nationale. Au sujet de la tentative de coup d’Etat, Me Apévon a réitéré la position exprimée par son parti à savoir qu’il est impératif que toute la lumière soit faite dans le respect des garanties prescrites en la matière. «Le CAR voudrait rappeler à ce propos, que suivant les textes en vigueur, si en cas de flagrant délit, un député peut être arrêté et poursuivi sans la levée préalable de son immunité, il ne peut en revanche être jugé que si l’immunité est levée par l’Assemblée nationale», a-t-il insisté avant d’exhorter le pouvoir à ne pas tirer prétexte de cette affaire pour bloquer le processus des discussions du CPDC, au risque d’entretenir de l’incertitude et de l’angoisse dans l’esprit des populations sur la tenue de l’élection présidentielle de 2010.

Justement, à propos de cette élection, le président national du CAR estime que l’opposition a toutes les chances de remporter la victoire mais que cette victoire que les populations togolaises appellent de tous leurs vœux passe par l’entente des forces démocratiques sur un candidat unique.

Concernant le processus de réconciliation nationale, Me Apévon a déploré que le gouvernement ne se soit pas conformé aux dispositions de l’APG prévoyant la mise en place de deux commissions chargées, d’une part de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique et d’autre part, de rechercher les voies et moyens d’indemnisation et d’apaisement des victimes. «Dans le contexte politique actuel où il est illusoire de vouloir établir la vérité sur les actes de violence commis lors des élections de 2005 pendant que les auteurs présumés sont au pouvoir, la deuxième commission prévue par l’APG aurait pu, depuis des mois, enclencher l’indemnisation des victimes qui est du ressort de l’Etat, n’est pas subordonnée à l’identification préalable des auteurs des dommages subis», a-t-il dit.

Le leader du CAR a enfin convié les pouvoirs publics à être à l’écoute des voix qui s’élèvent de plus en plus au sein de la population et plus particulièrement en milieux jeunes au sujet de la répartition équitable des emplois, des marchés et autres avantages de l’Etat entre les citoyens des différentes préfectures et ethnies du Togo. «C’est là où réside la racine du mal togolais et il ne sert à rien de traiter le cancer par la Doliprane», fait observer Me Apévon. Et d’ajouter: «Le moment est venu de prendre le taureau par les cornes et de remédier au mal togolais en s’inspirant des solutions pratiquées par des pays qui ont été confrontés aux ravages causés par la discrimination ethnique dans l’accès des citoyens aux biens et services faisant partie du patrimoine national».

M.A.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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