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Togo: Les dessous du présumé putsch selon Lomé2:

Ce que cache les révélations de Jeune Afrique dans le "putsch de Pâques"

27 mai 2009

Kpatcha Gnassingbé, le présumé auteur du "putsch de Pâques" que le clan Faure Gnassingbé aurait déjouéDepuis ce que Jeune Afrique qualifie de "putsch de Pâques" au Togo, cet hebdomadaire dont on connaît les accointances avec les dictatures et les monarchies du continent africain, ne cesse de faire des "révélations" sur cette affaire que les observateurs de la vie politique togolaise ont du mal pour la plupart du temps, à décrypter.

On sait que souvent, J.A. tronque les informations au profit d'espèces sonnantes et trébuchantes (la preuve, les révélations de Francis Kpatindé, ex journaliste maison sur le fonctionnement de la rédaction de J.A). Et on sait pertinemment le rôle que son directeur de la Rédaction François Soudan avait joué auprès du défunt dictateur Eyadèma Gnassingbé.

Que cet organe d’information brandisse aujourd'hui des "preuves" et des "aveux" de Kpatcha et des autres détenus sur leurs intentions de renverser le chef du clan Faure Gnassingbé à l'issue de la prétendue tentative de coup de force dans la nuit du 12 au 13 avril courant, laisse perplexe les Togolais et les observateurs de la vie politique nationale.

A l'approche de l'irréversible échéance électorale de 2010 qui devrait consacrer l'alternance politique au Togo, le régime monarchique a du mal à élaborer un processus électoral qui soit à même de refléter la réalité des urnes selon les dispositions prévues dans l'Accord politique global de 2006. Le clan Gnassingbé adore ses habituels plans machiavéliques et ses retournements spectaculaires et diaboliques de situation qui lui ont toujours permis de conserver par-delà la volonté populaire, le pouvoir. Il est clair qu’il ne peut véritablement gagner des élections équitablement organisées.

Voilà pourquoi, au regard de la pression qui monte de partout, il orchestre une prétendue tentative de renversement de "la force de la loi sur la loi de la force" pour perpétuer son règne et mettre aux calendes grecques les réunions du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), instance chargée de baliser le chemin vers des élections sans violences et sans fraudes.

Et évidemment, Jeune Afrique par le truchement de son mercenaire de la plume François Soudan, est à l'œuvre pour apporter des "preuves", celles sans doute de Faure Gnassingbé et de Robert Bakaï, le procureur de la République pour flouer une fois de plus l'opinion.

La clé USB qu'on met dans le dossier Kpatcha pour le confondre aujourd'hui, le passage à l'aveu de Esso Gnassingbé, proche du demi-frère et intermédiaire entre les contacts qui devraient fomenter le coup d’Etat, peuvent bien être une fois de plus des "fabrications maisons" issues des «laboratoires» du clan pour détourner l'attention sur la lenteur délibérée prise dans l'organisation des élections et pour aller dans le fond du débat des refontes institutionnelles qu'impose la situation du Togo avant toute élection crédible.

Certes, nous ne sommes nullement défenseurs des méthodes répréhensibles de l'ex ministre de la défense qui, en voulant à tout prix conserver le pouvoir dans le giron familial lors du décès de son dictateur de père, a organisé et orchestré avec l'aide et l'appui de Faure Gnassingbé, celui-là même qui le court-circuite actuellement, l'assassinat de plus de 800 togolais, selon l'ONU et faire plus de 40.000 exilés.

Non. Nous voulons simplement que dans le cas d'espèce, les choses soient claires, que la justice joue son rôle, que le parlement prenne la mesure des enjeux pour lever ou non l'immunité parlementaire de Kpatcha avant qu'il ne soit arrêté et déféré devant les tribunaux.

Non. Nous aurions aimé que Félix Kadanga et ses éléments ne se mêlent pas d'un dossier judiciaire au point d'aller tirer avec des armes lourdes au domicile d'un citoyen, fut-il soupçonné de tenter à renverser un ordre décadent établi. Car au moment des fusillades, aucune preuve tangible ne confond le "comploteur".

Oui. Comme à son habitude, François Soudan joue à nouveau son jeu favori, permettre à une monarchie africaine de brouiller des pistes et de se tirer d'affaires. Mais cette fois, l'hameçon ne mord pas et les Togolais ne sont plus aussi dupes. Ils ont appris à réfléchir autrement et à regarder dans une toute autre direction que celle tracée par les obscurantistes du régime oppressant togolais.

L'enjeu majeur et l'urgence consistent à mettre sur la table les problèmes de l'heure pour rectifier le tir et rattraper le retard pris dans l'organisation d'une élection qui doit constituer le tournant de la vie politique, économique et sociale de notre pays, le Togo. Car le "dossier Kpatcha" ne doit en rien occulter la réalité quotidienne de nos concitoyens de sortir de la monarchie, d'opter pour un véritable Etat de droit et ainsi se sortir de la misère ambiante qui est leur lot quotidien.

Les articles hebdomadaires de Jeune Afrique depuis la mi-avril sont autant de diversion qui traduisent l'intention de Faure Gnassingbé et de ses missi dominici de prendre de court, à la fois les partis politiques, les organisations de la société civile, la diaspora et la communauté internationale afin de se repositionner pour un nouveau quinquennat à la fin des mois de février et mars 2010, dates annoncées par le Président de la Cour constitutionnelle Abdou Assouma pour les prochaines élections présidentielles. Vigilance donc.

Jules Symféïtchéou, Etiame.com

In extenso, la publication de JA dans son N° 2524 du 24 au 30 mai 2009

Les secrets du «putsch de Pâques»

Les interrogatoires des comploteurs présumés et de leur chef, Kpatcha, permettent de reconstituer les préparatifs du coup d’Etat avorté (et fratricide) du 13 avril contre le président Faure Gnassingbé.

«Il s’agissait de remplacer la force de la loi par la loi de la force.» La phrase est du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé et elle vise son demi-frère, Kpatcha, détenue depuis cinq semaines à la prison civile de Lomé avec une trentaine de complices présumés (dont dix-huit militaires) pour « attentat contre la sureté de l’Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion,  violences volontaires avec usage d’armes à feu ». Outre Kpatcha, cinq autres membres de la famille du défunt Gnassingbé Eyadéma figurent parmi les prévenus et tous, si l’on en croit les procès-verbaux d’interrogatoire signés dont Jeune Afrique a pu prendre connaissance, seraient passés aux aveux.

La revanche de Kpatcha
Depuis le limogeage de Kpatcha du ministère de la défense et de la direction de la Sazof (zone franche) en décembre 2007, tous les Togolais savaient qu’au sein de la fratrie la guerre était déclarée, au point, que les premières rumeurs de coup d’Etat ont surgi dès janvier 2008, à l’occasion d’un voyage du président en Italie. «A ce jeu, c’est toujours le plus intelligent qui gagne, confie un diplomate en poste à Lomé. En isolant son rival et en le coupant peu à peu de ses sources de revenus, Faure l’a acculé à la faute.» Arrêté dans l’après-midi du 15 avril devant l’ambassade des Etats-Unis, qui venait de lui refuser sa protection après avoir obtenu les garanties écrites d’un traitement conforme au droit international, Kpatcha Gnassingbé, 41 ans, attend désormais l’ouverture de son procès.

Les déclarations des protagonistes aux enquêteurs de la gendarmerie togolaise, ainsi que le contenu d’une clé informatique USB, actuellement placée sous scellés et présentée par le procureur Robert Bakaï comme une pièce à conviction déterminante, permettent de reconstituer les détails inédits d’un complot quasi familial à la fois mûrement réfléchi et totalement improvisé. C’est l’arrestation, le 27 avril à Pya, fief du clan Gnassingbé, d’un certain Essozimna dit Esso, 39 ans, fils de Kabissa Gnassingbé, se présentant comme technicien en communications et proche parent de Kpatcha et de Faure, qui a manifestement permis de confondre les conjurés. Jusque-là en effet, Kpatcha et les officiers interpellés en même temps que lui niaient tout en bloc. L’audition d’Essozimna, qui en faisait en quelque sorte fonction d’agent de liaison entre l’ex-ministre de la défense et le groupe des militaires putschistes, ainsi que les confrontations qui ont suivi, permettent désormais d’y voir plus clair. Sur l’origine de la brouille entre les frères, tout d’abord: «Depuis que le ministre Kpatcha n'a pas été reconduit au gouvernement, a raconté Essozimna aux gendarmes, il n'a jamais cessé de manifester son mécontentement. Il  estime avoir pris le pouvoir ensemble avec le président Faure, mais ce dernier l'en a écarté. Régulièrement, ses frères et sœurs (suit une liste de noms, NDLR] parlent mal de Faure devant Kpatcha. Ils estiment que Faure n'a jamais voulu les aider lorsqu'ils lui rendent visite. Il ne leur donne même pas d'argent. Dans le même sens, je sais que Rock aussi a été furieux d'avoir été écarté de la Fédération togolaise de football (FTF). Presque toute ta famille se plaignait». À noter que Rock Gnassingbé, le patron du régiment blindé de reconnaissance de Lomé, réintégré début 2009 à la tête de la FTF, ne sera pas partie prenante du complot. Il se contentera d'intervenir dans la nuit du 12 au 13 avril pour empêcher que le domicile de Kpatcha ne soit pris d'assaut par les loyalistes du colonel Kadanga.

Putschistes sous serment
Si l'on en croit la déposition d'Essozimna, confirmée ultérieurement devant les enquêteurs par les principaux intéressés et en particulier par Kpatcha lui-même, c'est le mercredi 8 avril au soir que tout ou presque s'est joué. Kpatcha Gnassingbé, qui sait que son demi-frère doit s'envoler pour une visite de travail en Chine cinq jours plus tard, reçoit en sa résidence de Kégué (banlieue nord-est de Lomé) le commandant de gendarmerie Abi Atti, 46 ans, un Tchamba de Sotouboua, de  retour de Côte d’ivoire, où il sert au sein du contingent togolais de l'Onuci, Atti est un très proche de Kpatcha, qui l'a beaucoup aidé dans le passé et à qui il ne peut rien refuser. C’est aussi un militaire respecté dans l'armée. Lorsque Esso vient le chercher au bar Le Relais de la Caisse pour l’emmener dans son véhicule au domicile de celui qui n'est plus depuis décembre 2007 que le simple député de Kara, i1 ne sait rien de ce qui se trame. Tout juste se remémore-t-il une petite phrase mystérieuse de Kpatcha, il y a deux mois, alors que, permissionnaire à Lomé, il était venu lui rendre visite: «Je vais te confier une mission très importante.» Et quelle «mission»! En ce soir du 8 avril, dans le salon de l'honorable député, outre l’hôte et son invité, il y a là Essozimna et un certain Kouma Towbeli, 39 ans, un Kabyè de Pya, qui fait office de secrétaire particulier de Kpatcha. Après avoir fait asseoir le commandant Atti, le demi-frère du président expose son projet. Il s'agit, lui dit-il, de renverser Faure pendant son voyage en Chine en s'emparant de la radio, de la télévision et de la présidence, le tout sans effusion de sang et en respectant les institutions de la République. Puis de former un gouvernement de transition de dix-neuf membres composé de quatre militaires et de civils apolitiques sous la houlette de l'actuel Premier ministre, Gilbert Houngbo, lequel n'a pas, est-il besoin de le préciser, été consulté, encore moins mis au courant. Une structure parallèle, le «Comité national de rectification et de réconciliation», composée uniquement d'officiers et de sous-officiers sera mise en place pour surveiller le processus, l'objectif étant d'organiser dans un délai de deux ans line élection prési­dentielle  «crédible et transparente» à laquelle Kpatcha lui-même réinstallé entre-temps au fauteuil clé de ministre de la Défense, se portera candidat. Et le commandant Ani dans tour cela? «Tu seras le président de la transition», lui explique Kpatcha. Et pour faire bonne mesure, il lui assure que l'ambassade américaine à Lomé «est dans le coup» et qu'elle a elle-même «choisi» Atti pour ses qualités de probité. Aux enquêteurs, le commandant confiera qu'il a un peu hésité. Pour des raisons de sécurité personnelle tout d'abord, mais aussi parce qu'il ignore si l'armée va suivre. «Je lui ai reposé la question sur les troupes qui devaient mener la mutinerie», dit-­il, en ajoutant que «la discussion a été très rude». Mais Kpatcha finit par le convaincre: «  Il m'a répondu que sa seule inquiétude était la Force d’intervention rapide du colonel Kadanga. Pour les autres unités, il n'y aura pas de problèmes, elles sont acquises à la cause. » Et d'égrener les noms des principaux chefs «acquis»: le commandant Amah, le capitaine Dontema, l’adjudant-chef Ougbakiri et trois membres de la famille Gnassingbé, le commandant Malibada, le capitaine Bagoubadi et le frère de ce dernier, le lieutenant Justin Gnassingbé. Tous auraient juré sur la Bible et le Coran d'aller « jusqu'au bout».

Avant de se séparer  Kpatcha et Atti rédigent chacun un serment mutuel de fidélité dans lequel ils s'engagent à ne pas se trahir: «Je soussigné Kpatcha Gnassingbé m'engage solennellement devant Dieu et devant la tombe de mon père feu le président Eyadèma à apporter tout mon concours au commandant Atti pour la mission que nous avons entreprise ensemble», écrit l'ancien ministre de la Défense dans son message, dont Jeune Afrique a obtenu copie. « Je lutterai de toutes mes forces à ses côtés. Je lui rendrai tous les honneurs dus à son titre et je ne manquerai jamais de respect pour sa personne en tout lieu et en toutes circonstances». Au moment où Esso s'apprête à le raccompagner, Abi Atti formule une ultime requête. Il veut, dit-il, se rendre au village recueillir la bénédiction de ses parents et sacrifier aux ancêtres. «Ce ne serait pas prudent, rétorque Kpatcha. Il ne faut pas que tu quittes Lomé. Achète-toi deux bœufs et fais tes sacrifices ici». Il lui tend une enveloppe, dans laquelle se trouve 1 million de F CFA. Alors qu'Esso le ramène au Relais de la Caisse où il a laissé son véhicule. Atti est nerveux. S'il partage les motivations de son cadet et néanmoins mentor Kpatcha, il a encore des doutes sur la faisabilité de l'opération. Quelles seront les réactions des colonels Rock et Kadanga, qui dirigent les meilleures troupes de la capitale? Les plans des conjurés, qui prévoient la diffusion de plusieurs communiqués, dont l'un «invite instamment l'ancien ministre de la Défense à reprendre la responsabilité de ce département  resté vacant depuis 2007» dans le but de « nettoyer le pays de tous les pilleurs » et d'éviter au Togo une élection présidentielle dépeinte sous les traits d'une «catastrophe nationale» annoncée, ne sont-ils pas absolument rédhibitoires aux yeux de la communauté internationale? Le jeudi 9 avril, Atti rencontre discrètement l'adjudant-chef Seïdou Ougbakiti, chargé d'assu­rer sa sécurité dès la mise en œuvre du putsch. Le samedi 1l, il est de nouveau convoqué au domicile de Kpatcha, où il croise le capitaine Dontema et le général Pissang -lequel a un long aparté avec l'ex-ministre de la Défense, si long que son hôte finit par lui demander de repasser le lendemain. Le dimanche 12 au soir, alors qu'il se prépare à se rendre à Kégué, Abi Atti est arrêté chez lui par un détachement de la FIR. Au même moment, d'autres unités encerclent le domicile de Kpatcha, lequel sera appréhendé trois jours plus tard devant l'ambassade des États-Unis. Le putsch a été éventé. Comment? Par qui? Si l'on en croit une source proche de la présidence, les services de l'ambassade américaine à Lomé auraient infiltré, puis «balancé» le groupe. Selon Atti, Kpatcha se vantait d'avoir reçu chez lui l'ambassadrice Patricia McMahon Hawkins, qui lui aurait donné son accord pour le putsch. Interrogé sur ce point le 28 avril par les enquêteurs du Service de recherches et d'investigations de la gendarmerie togolaise, le demi-frère du président aura cette réponse sibylline: «Les Américains n'ont jamais pensé à faire quoi que ce soit. Si j'ai demandé à Atti s'ils l'avaient contacté en Côte d'Ivoire, c'était pour savoir quels étaient ses contacts.» Ce point précis demeure l'un des mystères non encore éclaircis du «putsch de Pâques».

Les partis hors du coup
Est-ce le seul? Pas vraiment. Dans l'une de ses dépositions aux gendarmes, dont Jeune Afrique a pris connaissance, Kpatcha Gnassingbé semble en effet reconnaître les faits tout en brouillant les pistes. S'il confirme avoir «parlé de mutinerie» avec le commandant Atti, il insiste sur le caractère atypique du coup d'État en préparation: «Je reste convaincu qu'un autre groupe voulait renverser le président de la République. Nous autres, nous ne voulions pas le renverser, seulement le déposer et assumer la transition». Au sujet des uni­tés de l'armée sélectionnées pour opé­rer le coup de force, il demeure vague: «Aucun corps n'était ciblé pour faire la mutinerie. Mais je savais que les mili­taires boudaient au sujet de leur mutuelle et que ça prenait une allure sérieuse.» Le seul point sur lequel le prévenu est catégorique concerne ses rapports avec l'opposition: «Je n'en ai parlé avec aucun parti politique», affirme-t-il, tout en protestant, sur ce chapitre, de sa parfaite loyauté: «Chaque fois que l'Union des forces de changement, Gilchrist Olympio ou Kofi Yamgnane ont tenté de m'approcher, j'en ai rendu compte au président ». Décrit par son secrétaire Towbeli comme un passionné des armes  « qui a conservé chez lui une partie du stock privé du feu président Eyadèma à Lomé Il», Kpatcha avait à plusieurs reprises cherché à se procurer des munitions de 7,62 mm au Ghana voisin. Les a-t-il obtenues? Pensait-il que la situation au sein de l'armée était à ce point délétère qu'un petit groupe d'hommes déterminés allait sans difficultés faire tomber le pouvoir de son demi-frère comme une mangue blette? C'est possible. Comme à regret, l'ancien pensionnaire du collège militaire de Tchitchao, qui a toujours pensé que le pouvoir aurait dû lui revenir au lendemain de la mort de son père, le 5 février 2005, aura devant les enquêteurs cette réflexion amère: «C'est moi qui ai mis Atti dans ces problèmes. Il ne savait rien quand il est rentré de mission en Côte d'Ivoire. Dans la vie, il arrive que l'on commette des erreurs.»

À condition que la justice togolaise, que l'on espère impartiale et équitable confirme les conclusions de l'enquête remise au procureur Bakaï, cette erreur-là risque fort de coûter cher à Kpatcha Gnassingbé. Reste à savoir si, à neuf mois de l'élection présidentielle, ce procès que tous les Togolais attendent aura lieu rapidement. Histoire de vérifier l'adage selon lequel on ne trahit bien que ceux que l'on a aimés…

François Soudan, Jeune Afrique N°2524 du 24 au 30 mai 2009

 

           

           

 

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