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Gabon: Décès du dictateur Omar Bongo Ondimba:

Qui pour lui succéder? Son fils Ali bénéficie d’appuis solides

10 juin 2010

Ali Bongo, le fils du satrape que les caciques du PDG souhaitent voir remplacer le vieux dinosaure décédéLe gouvernement gabonais a voté ce mardi «à l'unanimité la saisine de la Cour constitutionnelle pour constater la vacance du pouvoir», au lendemain de l'annonce du décès du président Omar Bongo Ondimba, conformément à la Constitution.
 
Mais la question de la succession du plus vieux président africain en fonction se pose. «On suit la Constitution à marche forcée parce que le clan Bongo n'avait pas eu le temps de préparer autre chose. Il a été pris de court», a affirmé une source proche de la présidence. «Toutefois, jusqu'ici, cela ne pose pas de problèmes puisque tout le monde veut la paix.» 
 
«Mais il y a un problème majeur: les listes électorales», a relevé cette source. «Organiser des élections démocratiques en 45 jours est impossible. Si on regroupait toutes les listes locales, on aurait 2 millions d'électeurs...» pour une population totale estimée autour de 1,5 million.
 
Après 41 ans de pouvoir sans partage, le processus s'annonce difficile d'autant qu'il n'a jamais désigné de dauphin. Selon les experts, ses enfants pourraient se partager le pouvoir. Soit le début d'un vrai casse-tête juridique pour sa fille et son fils.
 
Pas de dauphin désigné
Son fils Ali, 50 ans, dirige le ministère de la Défense depuis dix ans. Il peut compter sur des appuis dans le très puissant Parti démocratique gabonais (PDG). En dépit de ces atouts, la voie n'est pas totalement ouverte à l'héritier qui a fait ses études en France mais ne parle pas les dialectes locaux.
 
Un autre prétendant est en lice. Paul Toungui, chef de la diplomatie, et compagnon de la fille aînée d'Omar Bongo, Pascaline, directrice du cabinet du chef de l'Etat, pourrait succéder au président défunt.
 
Des élections devraient être organisées sous 45 jours selon la Constitution gabonaise. C’est Rose-Francine Rogombé, la présidente du Sénat, qui devrait assurer l’intérim. Trente jours de deuil national ont été décrétés au Gabon.
 
La dépouille mortelle d'Omar Bongo sera rapatriée jeudi, et les obsèques officielles devraient se prolonger jusqu'à lundi. Le président Omar Bongo Ondimba sera ensuite inhumé le 18 juin à Franceville, dans sa région natale du Haut-Ogooué.

OR (Avec agence)


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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