Debbasch et Bakaï vont-ils persister
dans leurs mensonges?:
La prétendue fuite
02 juillet 2009
La presse togolaise officielle, www.republicoftogo.com et l’Union
(dont nul n’ignore quel brillant «Ministre Conseiller» en
est l’inspirateur et l’animateur), ont consacré dernièrement
de nombreux articles à l’affaire S.E.2M. / S.E.3M.
Togo. Or, il nous semble que la manière dont y sont relatés
les faits souffre parfois d’un curieux manque d’objectivité…
Pour cette raison, nous avons souhaité rétablir
certaines vérités concernant les trois points suivants
: la prétendue fuite des dirigeants de Progosa ; la prétendue
fraude fiscale ; la prétendue destruction de documents.
«Que Dupuydauby cesse de dire qu’il n’a
pas pris la fuite», martèle le procureur
Bakaï, selon le site republicogtogo.com (http://www.republicoftogo.com/central.php?o=9&s=0&d=3&i=3827).
Ce même Bakaï qui, on s’en souvient, entretenait
il n’y a pas si longtemps encore des relations tout à fait
amicales avec les équipes de Progosa (voir notre article
: “Du temps où le procureur Bakaï demandait
service à Progosa…“).
Si l’on s’en remet à la version des autorités,
M. Dupuydauby, son fils Vianney et Gérard Perrier auraient
quitté le Togo en s’enfuyant. Pourquoi ? Les autorités
allèguent un contrôle fiscal qui en serait la cause…
Ces arguments et cette présentation des événements
ne sont qu’une version arrangée de la réalité,
créée pour les besoins de certaines autorités
au mépris de la stricte chronologie. Tenons-nous en aux
faits, qui sont les suivants:
le 26 mai au matin, M. Dupuydauby et son fils quittent le Togo
par la voie la plus normale, celle de l’aéroport
Gnassingbé Eyadema, après avoir satisfait aux contrôles
de police et de douanes. Ils partent à destination de
Ouagadougou, où M. Dupuydauby a sollicité une audience
auprès du Chef de l’Etat burkinabé.
le 26 mai après midi, M. Perrier part vers Cotonou pour
rejoindre Jacques Dupuydauby ; il part par la route et, bien
entendu, se soumet aux opérations de police et de douanes à la
frontière, tant à la sortie du territoire togolais
qu’à l’entrée du territoire béninois.
Le motif de ce voyage est de rejoindre le président de
Progosa dans le cadre d’une tournée africaine qui
doit s’ensuivre.
Dans la soirée du 26 mai, vers 21 heures (donc après
l’arrivée du vol air France en provenance de Paris),
les cadres de Progosa reçoivent un appel de Lomé :
l’épouse du Directeur local les informe que la villa
dite des archives a été «prise d’assaut» par
la gendarmerie togolaise, sans aucune réquisition judiciaire.
Les portes ont été enfoncées et divers cartons
d’archives emportés, ce sans aucun procès
verbal de saisie. Les gardiens ont été priés
par les gendarmes de s’abstenir d’entrer dans la
villa.
Dés lors, tout peut se produire dans ces locaux : substitution,
disparition, ajouts de documents… ; cette prise de contrôle
illégale de la villa fait craindre aux cadres de Progosa
qu’une importante manipulation ne soit en cours…
Et en effet, le lendemain, dans la journée, ils apprennent
que, par un bien curieux hasard, le délibéré de
la Cour d’Appel, pendant depuis plus de trois ans… est
vidé en faveur du groupe Bolloré ! Et qu’avant
cette décision, un administrateur «provisoire» des
sociétés S.E.2M. et S.E.3M. Togo a été nommé en
la personne de M. Cotti, directeur de SDV, qui se trouve appartenir
au groupe Bolloré…
Ils apprennent par ailleurs qu’un mandat d’arrêt
aurait été lancé contre eux, au double
motif de fraude fiscale et de destruction de documents : une
accusation sur laquelle nous reviendrons dans les jours qui viennent.
Le «Ministre Conseiller» Debbasch et le
procureur Bakaï oseront-ils longtemps encore porter contre
Progosa des accusations gratuites au mépris de toute évidence
factuelle?…
Debbasch et Bakaï vont-ils persister dans leurs
mensonges? Volet 2: la prétendue fraude fiscale
Nous l’avons vu, il n’y a pas si longtemps encore,
le procureur Bakaï avait du groupe Progosa, de son président
et de ses collaborateurs une opinion des plus favorables, au
point d’entretenir avec eux une relation parfaitement amicale
(voir notre article : “Du temps où le procureur
Bakaï demandait service à Progosa…“).
Comment expliquer son brusque revirement d’opinion sans
y voir l’influence d’un certain “Ministre Conseiller”?… Sinon,
comment comprendre l’avalanche d’accusations foncièrement
mensongères dont Bakaï a récemment entrepris
d’accabler Progosa ?
Nous avons déjà vu ce qu’il en était
de la soi-disant fuite hors du Togo de Jacques Dupuydauby, Vianney
Dupuydauby et Gérard Perrier : pure invention ! (voir
notre article : “Debbasch et Bakaï vont-ils persister
dans leurs mensonges? Volet 1: la prétendue fuite“).
Il est un autre point sur lequel certaines autorités,
par la voie des organes de presse officiels (rappellerons-nous
qui en est le grand orchestrateur ?…), n’ont à l’évidence
pas relaté les faits avec une parfaite objectivité ni
avec un grand souci de précision. Il s’agit de la
prétendue fraude fiscale dont est accusé Progosa.
“Il y avait une enquête autour de lui (Jacques Dupuydauby,
ndlr) pour des fraudes qui ont été constatées
au niveau de ses rapports avec le service des impôts”,
affirmait il y a peu le procureur Bakaï selon le site de
Debbasch, www.republicoftogo.com (http://www.republicoftogo.com/central.php?o=9&s=0&d=3&i=3827).
Le même site faisait état, dans un article du 29
mai, d’ « un redressement fiscal de plus de 12 milliards
imposé aux trois sociétés du groupe Progosa
sur la période 2007-2009 » (http://www.republicoftogo.com/central.php?o=9&s=0&d=3&i=3820).
Il convient de préciser que le contrôle fiscal
visait les sociétés S.E.2M. Togo et S.E.3M. Togo.
Que le redressement éventuel consécutif à ce
contrôle n’était pas notifié, ne le
serait toujours pas à ce jour, et que dés lors
il peut n’y avoir fraude fiscale.
Qui plus est, quand bien même l’autorité fiscale
déciderait de notifier le redressement aux sociétés,
cela n’induirait en aucune façon que les dirigeants
sont coupables de fraude fiscale.
En conséquence, l’argument de circonstance et de
complaisance consistant à invoquer la fraude fiscale pour
justifier la prétendue fuite des cadres et le mandat d’arrêt
est totalement inopérant.
En réalité, il semblerait que nous soyons en présence
d’un scandaleux abus de pouvoir d’un Procureur tellement
aux ordres qu’il en oublie le droit…
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