Présumée tentative de coup d’Etat
au Togo:
Selon Robert Bakaï,
Kpatcha Gnassingbé rejetterait
les services de ses avocats
09 juillet 2009
Le député Kpatcha Gnassingbé impliqué dans
une affaire de tentative de coup d’Etat a rejeté les
services des deux avocats qui se sont constitués pour
le défendre, a annoncé mercredi le procureur de
la République Robert Bakaï.
Maîtres Zeus Ajavon et Djovi Gally se sont constituées
pour assurer la défense de Kpatcha Gnassingbé sur
demande de son épouse.
"Lorsque nous avons notifié à l’inculpé que
deux avocats venaient de se constituer pour lui, j’ai
un peu peur, parce que j’avais l’impression
qu’il voulait piquer une crise. Il a dit : c’est
des gens qui s’organisent pour aggraver ma situation",
a déclaré M. Bakaï à la télévision
nationale (TVT).
Selon lui, ce dernier n’a pas hésité à adresser à ces
deux avocats, une lettre manuscrite dans laquelle il a refusé leurs
services.
"J’ai l’honneur de porter à votre
connaissance que j’ai pas constitué un avocat
pour ma défense", a écrit l’honorable
Kpatcha Gnassingbé aux avocats, selon le procureur.
Il a également adressé à son épouse,
une lettre manuscrite dans laquelle, il a rejeté ces avocats,
a-t-il indiqué.
"Il a chargé son épouse de dire aux
avocats que s’ils ont déjà déposé des
actes dans ce dossier, qu’il leur demande de les retirer
purement et simplement", a précisé M.Bakaï.
"Et il a conclu en disant que, s’il arrivait
qu’il change d’avis (…), ses pensées
n’iraient jamais vers ses deux avocats", a
poursuivi le procureur.
Pour M.Bakaï, c’est le client qui choisit son avocat
et communique son nom au juge, selon l’article 95 du code
de procédure pénale.
Il a estimé que Maîtres Ajavon et Gally "n’ont
pas fait preuve de professionnalisme".
Réagissant par rapport aux rumeurs et certaines informations
publiées ces derniers jours sur l’état de
santé de Kpatcha Gnassingbé, le procureur de la
république a déclaré: "Je peux
vous dire que vendredi dernier, j’étais avec Kpatcha
et nous avons causé pendant longtemps. Il était
visiblement plus solide que moi".
Selon lui, les gens "racontent du n’importe quoi
pour détruire notre pays".
"Kpatcha ne peut pas être souffrant et le procureur,
le garde des sceaux, le Premier ministre (…) et même
le président de la République vont croiser les
bras et l’observer", a-t-il souligné.
"Qu’on cesse de faire du théâtre à tout
bout de champs. La comédie, lorsqu’on la répète
et qu’elle n’aboutit à rien, finit par déplaire", a
averti M.Bakaï.
Au total dix civils ont été inculpés et
placés sous mandat de dépôt, selon communiqué publié début
mai par le procureur de la République.
Dix-huit militaires, ainsi qu’un officier de police adjoint
font l’objet de "sanctions disciplinaires" en
attendant d’être remis aux autorités judiciaires.
Savoir News
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