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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Droit de réponse Mr Akila Esso BOKO à propos de la lettre de Mr PITANG Tchalla publié sur le site RPT/ACTUTOGO.COM LA REPONSE DE Mr BOKO François Paris, le 5 mai 2006 Monsieur Pitang Tchalla, J'ai pris connaissance de la teneur de votre lettre publiée sur le site du RPT ACTUTOGO.COM et relayée par certains organes de presse nationaux. Cette lettre contient des inexactitudes qu'il me plaît de rectifier pour la vérité que nous devons tous au peuple togolais. Dans ce droit de réponse que j'exerce, il ne sera pas question de livrer les secrets d'Etat, ni de me cacher derrière ceux-ci pour occulter un débat qui relève avant tout de l'éthique en politique. 1 – L'affaire du passeport de Monsieur Gilchrist Olympio Je persiste et confirme que vous avez demandé au Général Eyadema (paix à son âme) de faire délivrer à Monsieur Gilchrist Olympio un faux passeport. En effet, à la place de la procédure normale qui consiste à recueillir la signature authentique du postulant, vous avez conseillé au Général Eyadema de me demander de faire scanner la signature de Monsieur Gilchrist Olympio pour l'apposer sur un formulaire qu'il n'aura ni signé, ni rempli afin de lui établir un passeport. Cette pratique n'a qu'une seule qualification sur le plan juridique: fabrication de faux. La preuve de ce que je dis est l'existence de ce faux passeport que j'ai préservé pour l'histoire en prenant soin de mettre une copie dans les archives. 2- A propos des accusations de coup d'Etat et d'une prétendue course folle au pouvoir Monsieur Pitang Tchalla, franchement vous êtes mal placé pour parler d'accusations de coup d'Etat; puisque la plupart de celles-ci sont l'œuvre de votre propre imagination. Il vous souviendra, dans l'après-midi du 15 juin 2004, dans votre bureau, vous me conseilliez: «Il faut que tu sois prudent car comme le vieux est gravement malade et que ces jours sont comptés, on pense sérieusement à toi dans certains milieux pour sa succession. Il faut que tu sois extrêmement réservé durant les discussions du dialogue inter togolais afin d'apparaître comme un homme consensuel…». Vous sachant pervers, manipulateur, prêchant le faux pour avoir le vrai, j'ai vite fait de décliner l'offre en vous rétorquant que non seulement je n'avais pas d'ambition présidentielle, mais qu'il fallait laisser la Constitution s'appliquer dans l'hypothèse que vous évoquiez. Monsieur Pitang, j'ai une preuve irréfutable de ce que je vous dis puisque grâce à mon portable, je vous ai enregistré. 3- A propos d'un prétendu appartement que j'aurais acquis en France grâce ma bourse et mes consultations internationales De manipulations en manipulations, Monsieur Pitang Tchalla, vous changez de version et vous confondez tout. Heureusement que vous faites preuve vous même d'honnêteté en reconnaissant vos propres limites. Pour vous rafraîchir la mémoire, il ne s'agit pas d'un appartement en France, mais d'une maison que j'ai fait construire à Lomé lorsque je faisais mon troisième cycle en France (1993 à 1998). Nuance de taille! La construction de cette maison a commencé en octobre 1993 et s'est achevée en septembre 2002, soit 2 mois avant ma nomination au poste de ministre de l'intérieur. D'ailleurs, les pressions persistantes sur l'imminence de sa destruction eu égard à mes prises de positions politiques, m'ont contraint à vendre cette maison, fruit de presque 20 années d'activités professionnelles. 4- À propos de vos insinuations selon lesquelles je me serais enrichi dans la lutte contre le trafic de drogue Monsieur Pitang Tchalla, vous êtes bien placé pour savoir qu'il n'en ait rien, d'autant que vous mettez toutes vos phrases au conditionnel. Mais vous oubliez à juste titre et je vous comprends, de relever qu'après vos vaines tentatives d'intimidations visant à m'empêcher de poursuivre les investigations relatives à l'affaire du bateau PITEA, un de vos amis, fils du Général Eyadema, me proposa tout simplement 10 millions de dollars (6 milliards de francs CFA) pour étouffer ce dossier. Les archives judiciaires ainsi que l'enregistrement sonore de la proposition qui m'a été faite sont des éléments de preuve qui pourront servir. 5- Pourquoi le ministre de la communication que vous étiez se sentait-il particulièrement lié à la lutte contre le trafic de drogue qui est du domaine des services de sécurité? L'un des narco trafiquants arrêté sur demande de la justice française que vous avez tenté de manipuler pour brouiller les pistes durant l'enquête, a affirmé vous avoir donné en mains propres 100 millions de francs CFA comme sa participation à l'élection présidentielle de 2003. L'enquête ouverte à cet effet, a révélé que vous n'avez jamais versé cette somme au trésorier du RPT. Vous vous êtes tout simplement approprié ces 100 millions qui ont été dissimulés par le biais de la société de gestion et d'intermédiation dont l'une des responsables avoue votre peur de déposer vos fonds dans les établissements bancaires. 6- À propos de l'accusation selon laquelle je renseignerais certaines chancelleries des conseils de ministres et de cabinet Monsieur Pitang Tchalla, croyez vous vraiment qu'un ministre de l'intérieur, dépositaire par essence, des secrets d'Etat, a besoin des séances de conseil de ministre ou de cabinet pour renseigner les chancelleries occidentales comme vous le prétendez? Je sais où se trouvent les intérêts vitaux de mon pays que j'ai toujours protégés. Inutile que je vous dise que vos accusations sont fausses et tout simplement ridicules. 7- A propos de ma sécurité Vivant en France et eu égard de mes différentes fonctions, je bénéficie plutôt de la protection des services de sécurité de ce pays hôte et non d'une protection particulière de Monsieur Sarkozy. Contrairement à votre système dans lequel il n'y a que l'équation personnelle qui prévaut, ici, seule la culture républicaine entre en considération dans le processus décisionnel. 8- A propos de Tchitchao mon canton Contrairement à vous, Monsieur Pitang Tchalla, je ne crois pas à un mandat tribal. Dans l'expression de mes convictions politiques, je me situe plutôt dans une démarche purement citoyenne. Au fait, pourquoi tant d'instrumentalisation sur ce canton dont vous réclamez à corps et à cri l'appartenance alors que cela devrait aller de soi normalement? Cachez-vous quelque chose à travers cette crise d'appartenance? Les habitants de Tchitchao qui ont payé un lourd tribut de l'arbitraire et de l'injustice, sauront habilement mais réellement résister à vos éternels manipulations et embrigadements. Monsieur Pitang Tchalla, vous êtes resté fidèle à votre devise, celle-là que votre très cher Monsieur Charles DEBBASCH vous a toujours enseignée : « calomniez, calomniez, il restera toujours quelque chose». Le choix du conditionnel pour illustrer vos insinuations n'est pas fortuit. Mais voyez-vous, si je m'étais enrichi et compromis dans toutes ces affaires et dans bien d'autres encore, je n'aurais pas eu la possibilité de vous refuser la solidarité dans la bêtise que vous me demandiez. Je suis, moi aussi, prêt à un débat public, avec des preuves à l'appui, afin que ce que nous aurons à démontrer soit à l'indicatif et non au conditionnel. Je vous renouvelle ma fraternité citoyenne et que Dieu guide nos pas. François Akila-Esso BOKO
Voici la lettre de Mr
Pitang Merci d'avoir publié le discours programme de François Boko ex-ministre de l'intérieur. Je sors de l'obligation de réserve que je me suis imposée depuis le 05 février 2005 malgré les attaques incessantes de l'intéressé. Je suis surpris et déçu car notre très vaillant officier de gendarmerie avait fondu en larmes, une première fois, et menacé de m'éliminer lorsque le Vieux l'avait sonné en juillet 2004 de restituer le passeport ghanéen de M. Gilchrist Olympio et de lui en faire un togolais. Aujourd'hui il parle de faux ...Bizarre, bizarre. La deuxième fois lorsqu'en pleine campagne pour la présidentielle notre valeureux chef de bataillon s'est plaint chez le grand frère que je suis qu'il était menacé de mort. J'ai commis le tord de lui signifier que personne n'avait intérêt à saborder l'élection présidentielle et faire ainsi le jeu de ceux qui n'en voulait pas. On l'accuserait de fomenter un coup d'Etat et de s'être enrichi dans la lutte contre les narco trafiquants, alors qu'il aurait acquis son appartement en France du temps de ses études là-bas et aussi grâce à ses consultations internationales. Etant moins intelligent que lui, j'ai cru : il devait certainement bénéficier d'une bourse extraordinaire...Il a d'ailleurs tenté de mêler tout le monde à cette affaire de drogue histoire d'embarrasser le Vieux. Le lendemain il m'avait rassuré des meilleurs relations qu'il entretenait avec le "clan Gnassingbé". En fait pourquoi le problème de drogue l'ennui tant s'il se sait innocent. Mon frère Boko, nous savions que tu renseignais en déformant en ta faveur certaines chancelleries occidentales à Lomé des conseils de ministres et de cabinet vois-toi? Je m'arrête là François! mais saches que malgré toutes les protections dont tu bénéficies selon toi de Sarkozy, si tu me cherches tu sais où me trouver et si tu veux un débat public je suis ton homme. Les hommes de Tchitchao ne sont pas dupes: ils ne te renient pas mais ne t'ont nullement mandaté. Tu as le temps de revenir après l'échec de ta course folle au pouvoir comme tes complices qui ont compris à temps. Pitang Tchalla.
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