Togo: Visite annoncée du facilitateur
pour le 28 juillet prochain:
Blaise Compaoré, réconcilier
des points de vue irréconciliables
22 juillet 2009
Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso
et facilitateur du dialogue intertogolais, sera en visite le
28 juillet prochain à Lomé, vient d’apprendre
AfriSCOOP de sources concordantes dans la capitale togolaise.
Le président Compaoré devra aider les acteurs politiques à reprendre
les discussions en vue de dégager un consensus autour
des conditions d’organisation de la présidentielle
de 2010.
«Le président Blaise Compaoré viendra à Lomé pour
voir comment il peut faciliter le dialogue entre la classe
politique, en vue d’assurer une élection présidentielle
crédible, libre et transparente à l’image
des législatives de 2007», déclarait
Mohamed Ibn Chambas le président de la Commission de
la Communauté économique des Etats d’Afrique
de l’ouest (CEDEAO), il y a quelques jours.
La classe politique togolaise est encore en désaccord,
ces derniers temps dans le cadre du Cadre permanent de concertation
et de dialogue (CPDC). Cette instance est installée conformément
aux recommandations de l’Accord politique global d’août
2006. L’Union des forces de changement (UFC) et le Comité d’action
pour le renouveau (CAR), deux poids lourds de l’opposition
contestent l’élargissement du CPDC aux partis dits «petits» sur
l’échiquier. Un terme qui désigne les formations
politiques extraparlementaires. Le président Faure Gnassingbé avait
nommé en mai dernier, les membres de cette instance dont
la responsabilité est confiée à Jean-Lucien
Savi de Tové. D’où le boycott des travaux
du CPDC par l’UFC et le CAR. Une situation préjudiciable à l’organisation
de la présidentielle de 2010, selon beaucoup d’observateurs.
«Au cours de son séjour, le président
Compaoré aura des entretiens avec les responsables des
différents partis politiques impliqués dans le
dialogue», a ajouté une source proche de
la présidence togolaise.
Depuis son installation, le CPDC élargi a débattu
d’une modification du code électorale adopté récemment
par l’Assemblée nationale au cours d’une séance
boudée par l’opposition. Notant la non-conformité avec
la Constitution de certains articles de la loi portant modification
du code électoral votée par l’Assemblée
nationale le 29 juin 2009, l’UFC a saisi la Cour Constitutionnelle.
Une requête jugée «recevable en la forme» et «partiellement
dans le fond» par la Cour.
Maxime Domegni
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