Sanglante répression au Nigéria:
La violence se propage dans le nord du
pays
28 juillet 2009
Des militants islamistes de la secte Boko Haram ont attaqué lundi
plusieurs postes de police dans différents Etats du nord-est
du Nigeria. Les violences ont commencé dimanche à Bauchi,
lorsque des dizaines d'hommes armés de pistolets et de
grenades ont attaqué un poste de police en représailles à l'arrestation
d'un de leurs leaders. Le bilan des affrontements est de 55 morts,
selon la police. D'autres sources font état de 80 ou de
150 personnes tuées dans ces violences. Le président
Umaru Yar'Adua, a ordonné lundi aux services de sécurité de
se placer en «alerte totale» et de renforcer
la sécurité autour des Etats du nord du pays.
Des affrontements entre les forces de l'ordre et des islamistes
radicaux ont éclaté lundi dans les Etats de Yobe,
Kano et Borno.
Ces deux jours de violences ont fait quelque 80 morts d'après
l'agence de presse Reuters. La BBC, la radio-télévision
britannique, parle de 150 morts environ. Un responsable du groupuscule
Boko Haram, à l'origine des violences, menace de lancer
de nouvelles attaques contre les forces de l'ordre.
Les spécialistes de la région voient plutôt
Boko Haram comme une secte, sans véritable visée
politique. Les autorités nigérianes parlent de
leur côté d'une organisation de fanatiques. Elles
se disent déterminées à identifier et à arrêter
leur leaders et à détruire leurs enclaves, où qu'elles
se trouvent.
Le nord du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec
au moins 140 millions d'habitants, est à dominante musulmane
tandis que le sud du pays est majoritairement chrétien.
Les talibans d'Afghanistan inspirent les radicaux islamistes
du Nigeria
Le groupuscule Boko Haram se réclame des talibans d'Afghanistan.
Boko Haram se dit hostile à l'Occident, mais il lutte
surtout contre l'autorité fédérale qu'il
juge corrompue.
Les violences qui ont éclaté depuis dans 3 autres
Etats du nord-est du Nigeria sont conduites par des islamistes
et là encore, ces hommes disent être des « talibans ».
Il y aurait en tout, dans ces groupes, quelques centaines d'hommes,
jeunes et armés.
Les tensions ne sont pas rares au Nigeria mais cette fois, il
ne s'agit pas de violences entre communautés. Malgré le
nom de talibans, rien ne permet d'affirmer qu'il existe des liens
avec al-Qaïda.
Les spécialistes de la région voient plutôt
ces groupuscules comme des sectes, sans véritable visée
politique. Les autorités nigérianes parlent de
leur côté d'une organisation de fanatiques et elles
se disent déterminées à identifier et à arrêter
leur leaders et à détruire leurs enclaves, où qu'elles
se trouvent.
Source: RFI
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