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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Interview exclusive de Patrick Lawson "Les préoccupations de M. Louis Michel semblent être en contradiction avec les attentes du peuple togolais " (Posté le 17 mai O6) Le dialogue politique
intertogolais semble prendre du plomb dans Malgré les pérégrinations de Me Agboyibo sur les médias, ânonnant que le peuple et les acteurs politiques sont trop pressés pour aboutir à un résultat, personne ne se trompe plus sur les réelles intentions des faucons du régime et de leurs représentants au dialogue. Tout est mis en œuvre pour flouer, non pas les togolais qui ne sont pas dupes, mais la communauté internationale, de qui on attend l'ouverture des vannes financières pour se remplir les poches. Le 13 mai dernier à Paris, Léopold Gnininvi, leader de la CDPA et partie prenante au dialogue, avait laissé entendre lors d'une réunion publique, que le dialogue tel que mené, est «une parodie» dont les enjeux consisteraient à légitimer les usurpateurs du pouvoir au Togo. La commission européenne à travers Louis Michel en visite dans le pays en début de mois, paraît donner une certaine caution au RPT, bien qu'aucun accord n'a été trouvé depuis le démarrage des travaux. Pour résumer au mieux la situation, un participant fait observer que «les discussions vont decrescendo, car on est d'accord qu'on est pas d'accord». Autrement dit, un regroupement de façade pour faire croire que les togolais se parlent. Le troisième vice-président de l'Union des forces de changement, principal parti de l'opposition, Patrick Lawson, affirme tout de go que les protagonistes tournent en rond, ce qui confirme ce que tout le peuple sait déjà. Dans un entretien, il dit qu'aucune avancée significative sur les sujets d'importance n'a été faite, en dehors des sujets mineurs. Sans détours, il fait l'état des lieux. Monsieur le 3e vice-président, vous faites partie de la délégation de l'UFC au dialogue intertogolais, dites-nous concrètement ce qui se passe dans la Salle Evala? Le dialogue national qu'on a dit achevé depuis l'an dernier s'est enfin ouvert ce mois d'avril 2006. C'est dire qu'aujourd'hui, toute la classe politique togolaise partage les vues de l'UFC à savoir que l'engagement 1.1 mérite d'être entamé dans un cadre structuré et transparent. Ce qui se passe concrètement dans la salle Evala, c'est que ce processus vient de commencer. Et que chacun exprime sa position et la soutient avec ses arguments. Pour le moment, les positions sont tranchées. En dehors de consensus sur des sujets mineurs, on n'a pas enregistré des avancées significatives. Ce qui veut dire que, comme l'affirment les observateurs, «le dialogue fait du surplace»? A voir la méthode utilisée, on peut avoir ce sentiment. Nous-mêmes nous commençons à être inquiets. Il n'y a pas de réels progrès sur les vrais problèmes que constituent les 12 points inscrits à l'ordre du jour. Il n'y a pas de sujets tabous, martèle-t-on. Nous disons que, les vrais problèmes identifiés et posés, il convient de les résoudre au mieux des intérêts des populations togolaises en se dépassant. Certains affirment que votre parti ne croit pas au dialogue et que vous attendez un alibi pour claquer la porte. Qu'en dites-vous? Comme vous pouvez le constater, nous avons fait beaucoup d'efforts pour participer au dialogue tel qu'il se déroule actuellement. Nous y sommes pour rechercher des solutions aux véritables problèmes. Conscients des aspirations profondes des populations togolaises éprises de paix, de liberté et de dignité, nous ne claquerons pas la porte par simple orgueil. Nous veillerons à ce que ce dialogue réponde à ces aspirations. Bien entendu, si l'on cherche à nous contraindre à accepter des positions figées, contraires à ces aspirations et sans recourir au consensus indispensable au dialogue, nous n'hésiterons pas à prendre nos responsabilités. Nous pensons que le pouvoir en place qui a posé unilatéralement des actes qui ont amplifié la crise, doit avoir l'humilité de revenir sur ces actes si la solution de la crise en dépend. Si le pouvoir en place veut escamoter les 22 engagements et tente, comme par le passé, de se soustraire aux conditions nécessaires à la réussite du dialogue, il consacrera l'échec des pourparlers en cours et en prendra l'entière responsabilité. Pourquoi votre parti prend part aux travaux bien que l'une de ses exigences qui concerne la présence d'un médiateur ne soit pas satisfaite? Pour l'UFC, la désignation d'un médiateur crédible et capable de diriger les débats de manière impartiale et d'assurer le suivi des décisions et recommandations issues du dialogue national va de soi. La synthèse des observations et propositions relatives au dialogue présentée par le Chef de l'Etat inclut les points proposés par l'UFC, notamment la réforme de l'armée, l'impunité, le règlement du contentieux du scrutin présidentiel d'avril 2005, le cadre électoral, les réfugiés et personnes déplacées y compris les exilés, les réformes institutionnelles etc. ; et le mémo introductif qu'il a adressé aux partis politiques n'exclut pas le médiateur. C'est dire que le RPT et le Chef de l'État lui-même savent pertinemment que le dialogue national requiert un médiateur crédible. Les différents blocages sur les sujets abordés depuis maintenant trois semaines ainsi que la méthode de travail adoptée par le bureau démontrent que la présence de ce médiateur aurait été plus productive. Il n'est pas trop tard, le très proche avenir nous mettra certainement d'accord sur l'utilité de ce médiateur. Quand vous avez rencontré le Commissaire Louis Michel, avez-vous eu le sentiment qu'il est préoccupé par une vraie sortie de crise au Togo? Nous avons clairement indiqué à M. Louis Michel la position de l'UFC sur les points essentiels inscrits à l'ordre du jour du dialogue national. Les préoccupations de M. Louis Michel semblent être en contradiction avec les attentes du peuple togolais. Nous n'avons pas manqué de le lui faire savoir: mettre l'accent sur des élections sans garantir un cadre électoral fiable et sans rechercher à apaiser le climat politique ne va pas dans le sens d'une sortie de crise. Nous ne saurions cautionner une vision réductrice du cadre électoral qui exclut ou omet de revoir les mesures discriminatoires ou d'exclusion ou institutionnelles contenues dans la constitution dite toilettée par le RPT. Laisser ces mesures ne permettra pas d'organiser des élections libres et honnêtes. Votre mot de fin Nous ne devons être guidés dans ce dialogue que par l'intérêt de nos populations. Sans orgueil aucun, sans position partisane aucune. C'est notre disposition d'esprit. Réalisée par Zeus A.
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