|
Afrique - Naissance des dynasties africaines:
Joseph, Faure, Ali, Karim… les
fils à la place des pères
14 septembre 2009
Le continent africain inaugure une nouvelle ère de dynastie
aux conséquences politico-socio-économiques désastreuses.
La clanification et la confiscation du pouvoir aux mains d’une
famille prend une forme de plus en plus «logique» tout
comme le sont devenus les coups d’Etat militaires puis
par la suite, les modifications des constitutions pour rester
président à vie. Après Kabila et les frères
Gnassingbé, le Gabon intronisera très prochainement
Ali Bongo et le Sénégal dans les arcanes politico
politiciennes n’est pas loin d’emboiter les pas tout
comme le Burkina.
Comment comprendre que des chefs d’Etats fassent une quarantaine
d’années au pouvoir, laissant leur pays dans une
situation économique exsangue avec une déconfiture
du tissu social, axée sur le régionalisme, la corruption,
l’autocratie et la gabegie sans précédent
pour laisser la gestion des pays à leur progéniture?
Ce qui se passe au Togo où le pouvoir est déchiré entre
les trois fils du défunt président doit interpeler
tous les africains. Aujourd’hui, c’est utopique de
penser que des élections présidentielles de 2010
apporteront un changement démocratique au Togo.
Cela relèverait d’une cécité mentale
et d’une analyse pertinente dans l’illogisme borné.
Ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest était
la propriété d’Eyadèma jusqu’à sa
mort. Aujourd’hui, il est devenu la propriété de
ses trois fils les plus influents sans compter des dizaines en
ombre qui profitent du système. Demain, le Togo deviendra
inévitablement la propriété des filles et
fils de ceux qui dirigent le pays actuellement. Leur nombre et
détermination seront tels qu’aucune miette de la
proie ne sera accessible. Cette gestion héréditaire
du pouvoir exacerbe les frustrations, déchire les cœurs
dans une rancœur étouffée.
Seule une grande mobilisation des peuples africains dans leur
ensemble contre les forces oppressives de l’intérieur
et de l’extérieur, donnera la dignité aux
africains ainsi qu’aux femmes et hommes Noirs. Autant les
opposants et le peuple camerounais n’ont jamais réussi à arrêter
les multiples réélections de Paul BYA, autant les
congolais n’ont pas empêché la récente
réélection de Sassou N’GUESSO, autant les
tchadiens n’ont pas empêché la réélection
d’Idriss DEBY ou les burkinabè Blaise Compaoré,
les nigériens n’empêcheront pas la réélection
de Mamadou Tandja et les togolais n’empêcheront pas
la réélection des Gnassingbé. La scène
devient barbare, inculte et insultante à l’égard
des peuples Noirs dans l’ensemble, contraints de subir
les politiques africaines montées de toute pièce
depuis l’Elysée sous la protection d’un bouclier
de militaires formés contre la population.
Le monopole du pouvoir au sens familial est une initiative soutenue
et bénie par la France qui veut garder les secrets de
l’esclavage moderne en Afrique francophone, seul endroit
où l’on relève cette animosité politique,
cette aberration, cette servitude et cet assujettissement devant
lequel le peuple reste hébété, impuissant
et enterré par la peur des militaires. Si cela a été possible
en RDC, pourquoi pas au Togo ? Et si cela a été possible
au Togo, pourquoi pas au Gabon et pourquoi pas au Niger, au Sénégal
et au Burkina? Les peuples africains se replongent dans une dominiation
militaro-oppressive comme au milieu du XXè siècle
(les années 58) et doivent s'organiser sur le plan continetal
pour une nouvelle lutte identitaire d'indépendance et
de démocratie. Les peuples Noirs dans leur globalité ont
un même ennemi: l'exploitateur. Seul un mouvement solidaire
africain apportera un réel changement sur le continent.
La tâche ne sera pas facile mais YES WE CAN!
Le réveil de la conscience noire
Les africains doivent regarder au-delà d’eux-mêmes,
sortir du cadre politique préétabli par le colonisateur
et les régimes de dictature. C’est la seule façon
d’amorcer un réel changement démocratique.
Le continent africain n’est pas indépendant. Ni
politiquement ni économiquement ni même culturellement.
Aucun pays africain ne peut accéder unilatéralement à cet
auto-déterminisme, cette liberté, cette souveraineté qui
fonde la promotion, l’innovation, l’épanouissement
ainsi que le développement humain et économique.
La démocratie est une construction quotidienne et même
les pays qui ont marqué le pas comme le Ghana, le Bénin
et le Mali ne sont pas à l’abri. Il est donc nécessaire
que la population civile africaine, la couche sociale, les peuples
en souffrance, quel que soit leur dialecte, leur situation géographique,
leur occupation, se mobilisent pour une seule lutte : celle des
vraies indépendances sans lesquelles aucune existence
n’est possible. La race Noire se désintègre
tout comme se dissout sa culture dans un macabre néant
submergé par l’occident. Cette lutte doit être
initiée par les africains de l’extérieur
et consolider dans toutes les couches populaires du continent
par l’éducation, la sensibilisation ainsi que la
mobilisation dans l’esprit du devoir africain. Aujourd’hui,
tout est possible à celui qui croit et nous devons faire
de l’Afrique, ce que nous voulons qu’elle soit. Rejoignez
le mouvement populaire des démocrates africains pour un
développement et un grand changement sur le continent.";
© lesdemocratesafricains.org:
N’Guessan
Nafi Irène
|
|