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Togo: Portrait:

Me Yawovi Agboyibo, l’animal politique, sa carrière et ses œuvres

16 septembre 2009

Me Yawovi Agboyibo, un homme politique intelligent mais très controversé auprès des TogolaisMe Yawovi Madji Agboyibo est sans contexte l’un des hommes politiques qui ont marqué l’histoire politique de notre pays au cours de ces deux dernières décennies. A la différence de son alter ego de l’Union des Forces de Changement, l’ex-président du CAR, encore appelé «Bélier Noir», apparaît comme un fin stratège politique, celui qui aura amené le grand «dinosaure» de Pya, Eyadèma Gnassingbé, à accepter la démocratisation du Togo.

Cependant, dans le pays, l’homme n’a pas que des partisans, loin de là. Si certains reconnaissent en lui un homme intelligent et un fin stratège, d’autres par contre estiment qu’il est un as du double jeu. Qui est cet homme? Qui se cache derrière ce visage devenu familier aux Togolais? Quelle est son histoire ? Son parcours scolaire, professionnel et politique?

L’homme et sa carrière
Me Madji Yawovi Agboyibo est né le 31 décembre 1943 à Kouvé. Il fit ses études primaires à Ahépé et à Kouvé (préfecture de Yoto) et ses cours secondaires à Sokodé (préfecture de Tchaoudjo). Après l’obtention d’un BAC option «philosophie», il s’inscrit à la faculté de Droit et des Sciences économiques de Dakar au Sénégal, puis à la faculté de Droit d’Orléans la Source de France. Epris de sciences juridiques, l’homme poursuivra sa quête de connaissance à la faculté des Lettres de l’Université de Lomé, ex-Université du Bénin. Le «Bélier noir», malgré ses origines modestes, a su se battre pour réussir dans la vie. Il est titulaire d’un Diplôme d’étude approfondie (DEA) en Droit et d’une Licence en Lettres modernes.

L’avocat a un CV très fourni sur le plan purement professionnel. Il est avocat au Barreau de Lomé et Bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo entre 1987 et 1990. Grand défenseur des droits de l’Homme, Me Madji Agboyibo fut le fondateur et le premier président de la CNDH, la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Membre de la Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH), il fut également président du CATR (Comité d’Action contre le Tribalisme et le Régionalisme).

Au plan international, Me Agboyibo a été en 1987, représentant du Togo à la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève. Il est aujourd’hui, président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR).

L’homme et ses méthodes
Le «Bélier Noir» de Kouvé est considéré, sur l’échiquier politique du Togo, comme une véritable «bête féroce». Parmi tous les leaders politiques de l’opposition togolaise, il apparaît comme l le plus futé. C’est ce qui fait que les caciques du RPT l’ont toujours craint et n’aiment pas le voir rôder autour d’eux.

Doté d’une taille moyenne, 1m 65 environ, l’homme est gros et gras. Mais il compense, par une intelligence et une ruse hallucinante, ce physique moins avantageux ; des qualités qui sont devenues au fil du temps, ses meilleurs atouts. Face à ses interlocuteurs, Me Agboyibo a toujours un sourire malicieux aux lèvres. « Ceci lui permet de pénétrer les intentions de ses interlocuteurs et de les analyser », nous a confié un de ses proches. Ouvert à tout le monde, il reçoit volontiers chez lui toutes les couches de la population. Mais ses détracteurs trouvent que tout ceci n’est fait que par intérêt. «Il ne le fera pas, disent-ils, s’il n’avait rien à y gagner ». Ils le disent aussi « très manipulateur et très rusé».

Comme on a déjà eu à le souligner, Me Yawovi Madji Agboyibo est l’un des hommes qui auront marqué l’histoire de la vie politique du Togo au cours de deux dernières décennies. L’homme a eu à faire face à nombre de situations critiques et de coups fourrés (la primature de 1994 usurpée par Edem Kodjo par exemple). Cependant, là où d’autres sont tombés les armes à terre, le «Bélier Noir» de Kouvé, lui, a survécu les armes à la main. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est présenté par certains comme le politicien togolais le plus à même de s’adapter à toutes les situations, même les plus rocambolesques qui soient. Il a toujours su, comme un phénix, renaître de ses cendres et se refaire une virginité politique. Que de mesquineries n’a-t-il pas vaincues!

D’un autre côté, Me Agboyibo a toujours su retourner les méthodes de ses adversaires politiques contre eux afin de les prendre à leur propre piège. Eyadèma et le RPT ne diront pas le contraire. En effet, celui-ci a su utiliser, de façon très habile, les méthodes de mystification d’Eyadèma pour le démystifier lui-même. Ainsi a-t-il eu à faire circuler dans le pays l’histoire selon laquelle il se serait envolé (de façon mystique) avec un fauteuil du salon d’Eyadèma. Certains Togolais affirment jusqu’aujourd’hui que cette histoire n’est que pure vérité. «Ce fauteuil se trouve aujourd’hui à Kouvé», soutiennent-ils mordicus. Mais cette fable a néanmoins contribué à démythifier «le grand mythe de Sarakawa». Combien de fois n’a-t-on pas entendu de pareilles histoires sur l’homme? Parfois il disparaissait mystiquement de sa voiture à l’approche de la soldatesque d’Eyadèma, parfois il se transformait en un animal quelconque pour passer inaperçu devant les agents au service du régime.

Le retour sur terre
L’époque où les Togolais accepteraient naïvement ces genres d’histoire est révolue. L’homme, en fin animal politique, l’a vite compris et s’est encore très vite adapté à la situation. Aujourd’hui, il passe pour être le politique le plus proche de Dieu et le plus illuminé de tous les opposants togolais, bien sûr, à l’exception de Nicolas Lawson du PRR, qui caracole seul en tête des pasteurs-politiciens ou des politiciens-pasteurs, cela dépend du jour où l’on le croise et de l’activité qu’il met devant. Puisque parfois, il se fait plus pasteur que les vrais pasteurs. Pour éviter de nous rendre coupables d’un crime de lèse- «Nicolas», «donnons donc à Nicolas ce qui est à Nicolas et à Agboyibo ce qui est à Agboyibo». Passons.

Tout compte fait, le «Bélier noir» de Kouvé aura très vite compris que les Togolais avaient changé, qu’ils n’étaient plus ce peuple prêt à croire à tout. Pour suivre la cadence et ne pas perdre la danse, il s’est très vite adapté. Etre capable de s’adapter à toutes les situations. N’est-ce pas cela être un bon politicien?

Le premier avocat de Kouvé aura traversé sans anicroche, toutes les périodes troubles de ce pays. Surtout celles des liseurs de motions, qui, réunissent dans la grande Cour de Lomé II, l’injuriaient à longueur de journée. Des calomnies que le régime passait en boucle sur l’unique chaîne de télévision. Ces montages étaient aussi bien l’œuvre des étudiants que des femmes dites repenties de telle ou telle autre formation politique. Que n’a-t-on pas vu sous le soleil de nos aïeux? Il dira un jour à ses détracteurs, pour les décourager dans leurs œuvres: «Lovi matchi-matchi mé kounôn» (le petit du caïman ne meure jamais tout jeune). C’était pour leur dire qu’il avait encore beaucoup de temps à passer sur la terre. L’histoire de cet homme ne fut pas comme un fleuve calme et limpide; bien au contraire, elle fut comme un fleuve en crue et plein d’animaux venimeux.

L’affaire des tracts de Logo Dossouvi et d’Agbélenko Doglo
Me Yawovi Agboyibo dira plus tard dans son livre «Combat pour un Togo démocratique» qu’il n’est pas l’instigateur de ces tracts. En substance, il écrit que «l’affaire des tracts fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres. M. Kini-Kini Abotsi, que j’ai connu pendant qu’il était préfet de Yoto m’en avait parlé. C’était en juin 1990. Je lui ai fait observer, après l’avoir écouté, que l’affaire pouvait, par ses répercussions, entraîner un soulèvement populaire et la libération du pays (la chute du régime Eyadéma ndlr). M. Kini-Kini Abotsi fut intrigué par mes propos. Il me demanda comment cela pouvait arriver. Je lui ai fait part des séquences de mon intuition. J’ai invité à mon cabinet M. Dossouvi Logo. Nous avons parlé de l’affaire. M. Dossouvi Logo l’insinua par un tract…». Mais sous l’instigation de qui fit-il cela? L’auteur du livre ne le dit pas. M. Dossouvi Logo avait-il reçu mission de l’avocat aux fins d’ébruter l’affaire? On ne le sait pas. Mais toujours est-il que le jeune Logo ne pouvait avoir connaissance d’un dossier aussi sensible, qui selon l’avocat, «pouvait, par ses répercussions, entraîner un soulèvement populaire», sans l’accord tacite de ce dernier.

De quelle affaire s’agit-il et qui sont ceux qui ont été appréhendés?
L’avocat s’est bien gardé d’évoquer dans son livre, «Combat pour un Togo démocratique» la nature de l’affaire. Mais il va néanmoins citer les noms de tous les jeunes qui ont été appréhendés par la police dans cette affaire. A la page 66 de son livre, il affirme qu’ont été arrêtés des jeunes comme «Kodjo Aboley, Komlan Aboli, Kwadzo Kaléfé, Dossouvi Logo, Agbélenko Doglo, Adjaé Baolé Djobo, Bitchinidji Karakoro, Téko Djolé Yovodévi, Ablam Ahadji, Ouyi Nabine, Kossi Efoui, Rahim Alfa Bada, Sassou Lossou».

La version des événements que nous a livrée M. Logo Dossouvi Hilaire diffère un tout petit peu de ce qu’a écrit Me Agboyibo. Pour Logo Dossouvi, c’est l’avocat qui leur aurait remis le dossier de l’affaire Kini-Kini. Le dossier en question relatait l’histoire de M. Abotsi Kini-Kini qui était préfet de Yoto. Un jour il fut appréhendé par la gendarmerie pour avoir consommé de la viande de brousse. Malgré sa fonction de représentant de l’Etat dans la préfecture, il fut menotté et traîné à pied jusqu’aux locaux de la gendarmerie, situés à environ trois kilomètres de là. Il sera torturé et humilié pendant des jours puis emprisonné. Sa sœur, une religieuse de l’Eglise catholique, interviendra auprès du président de la République pour obtenir sa libération. Le président Gnassingbé Eyadèma accepta de libérer le préfet, mais contre récompense. En un mot, il voulait «coucher» avec la bonne sœur catholique. Et c’est cette affaire que, selon Logo Dosouvi, l’avocat leur aurait confiée pour en faire des tracts et les distribuer dans le pays. M. Hilaire Logo Dossouvi se demande aujourd’hui, si ce n’était pas un piège que leur avait tendu le «Bélier Noir» afin de les faire arrêter par la police et ainsi, attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation des droits de l’Homme au Togo? Toujours est-il qu’ils furent torturés à l’époque par le directeur de la police nationale, M. Laokpessi et ses agents.

Me Yawovi Agboyibo aura toujours prôné le dialogue avec le régime RPT. Pour lui, c’est grâce au dialogue et à la discussion qu’une partie des jeunes arrêtés furent d’ailleurs libérés.

La philosophie de l’homme
Le «Bélier Noir», l’homme de Kouvé, a toujours prôné la non-violence et le dialogue. Il déclare «condamner la violence sous toutes ses formes». C’est ce qui fait qu’il a du mal à pardonner aux «venus de France», ces Togolais qui sont revenus de France, grâce à l’amnistie signée par Eyadèma, pour participer à la vie politique du pays. L’avocat les accuse d’avoir sapé, par leur amour pour la violence et les injures de toutes sortes, les bases des méthodes démocratiques utilisées auparavant. En effet, ces derniers, plus radicaux, avaient plutôt prôné l’affrontement physique à la place du dialogue. Me Agboyibo affirme quant à lui que «tôt ou tard, le rapport des forces finira par s’inverser dans le sens conforme aux aspirations des populations. Le dialogue sera alors utile…».

Cependant, il y a des questions qui nous taraudent l’esprit. Le «Bélier Noir» de Kouvé a-t-il raison sur ce point? L’histoire de ces vingt dernières années n’est-elle pas en train de le contredire? Car depuis 1990, et malgré les multiples rencontres de dialogue et de concertation, rien n’a bougé. Au contraire, tout semble aller à reculons. Le régime RPT n’a jamais fait mystère de son choix pour la violence afin de conserver le pouvoir. Sa position sur la question est claire: la «violence», les «fraudes» et enfin les «massacres» des populations du Togo avides de changement. La lagune de Bè est un témoin vivant de ces événements.

Revenons plutôt aux méthodes du «Bélier noir». Ses détracteurs trouvent qu’il a des méthodes aussi noires que son nom. Logo Dossouvi dira même qu’il a «des méthodes très alambiquées». Il dit «l’homme manipulateur et cynique» et affirme qu’il aurait même «signé un accord secret avec Eyadèma». Il l’affirme avec insistance en ces termes: «Agboyibo a des relations très très serrées avec Eyadèma. Il n’est pas officiellement un membre du RPT, mais tout le monde savait qu’il était l’avocat du président. Nous savions qu’il y a des accords secrets entre eux, des accords non écrits mais qui obligent juridiquement les signataires. Ce sont tous des manipulateurs», nous a dit l’opposant aujourd’hui repenti. «Gilchrist et Agboyibo m’ont demandé d’être membre de leur parti, mais j’ai refusé. Je ne veux pas faire le jeu des hommes qui veulent se faire passer pour des Mandela. Agboyibo tient des discours le jour et fait autre chose la nuit», a-t-il terminé par dire. Logo Dossouvi reconnaît aujourd’hui n’avoir jamais pardonné à l’avocat Agboyibo, qui avait refusé de prendre sa défense dans l’affaire des tracts. «Ma famille l’a approché pour qu’il prenne ma défense et il a refusé», confie-t-il. C’est pour cette raison qu’il refuse de participer à la «mandélaisation» de l’homme qu’il dit être son «oncle».

L’honorable Amégnona Kossi, président du groupe parlementaire CAR à l’Assemblée, prenant la défense de son président, a comparé le jeune Logo Dossouvi à «quelqu’un qui a fait naître la démocratie dans notre pays et qui est au même moment en train de chanter son requiem». «C’est comme, dit-il, un père qui met son enfant au monde et à cause de la faim, veut le tuer pour pouvoir survivre». Le député affirme qu’il aurait même demandé à son « jeune frère de retourner au CANADA si le Togo ne lui réussissait pas, mais il ne l’a pas fait». Cependant, ne dit-on pas «qu’on n’est toujours mieux que chez soi» et que «ventre affamé s’en fiche de démocratie?»

Sur un plan purement sentimental, les personnes proches de Me Agboyibo le disent « grand amateur de femme. C’est quelqu’un qui a un grand faible pour le sexe opposé », nous ont-ils affirmé. Mais on ne peut, pour cela, lui jeter des pierres. Comme pour reprendre à notre compte ce qu’avait dit Jésus aux pharisiens, nous dirons: «que celui qui n’a jamais admiré une femme, jette la pierre au Bélier noir».

Les œuvres de l’homme
«Même si le lièvre est ton ennemi, il faut reconnaître qu’il court plus vite que toi», dit-on souvent. Tous les observateurs de la vie politique de notre pays sont unanimes pour le dire. Tous reconnaissent les incommensurables apports de Me Yawovi Agboyibo au processus de démocratisation de notre pays. Les réalisations de l’homme sont multiples. Voici les plus marquantes:

- La création, le 21 octobre 1987 de la CNDH, Commission Nationale des Droits de l’Homme qu’il présida de 1987 à 1990.

- Membre fondateur de la LTDH (Ligue Togolaise des Droits de l’Homme).

- Libéralisation des palmiers à huiles, demandée par lui, et acceptée par le président Eyadèma, qui fut au départ, réticent à cette idée.

- La proclamation de la liberté de religion et de culte.

- La création des presses privées dans le pays en 1989 qui fut une longue bataille entre la CNDH et le chef de l’Etat.

- Il fut l’une des personnes ayant convaincu le général d’accepter l’organisation d’une conférence nationale devenue «souveraine» par la force des choses.
- Le vote de l’amnistie. Il soutient qu’il fut le principal artisan de l’amnistie signée par le général Eyadéma ce qui a permis le retour des exilés politiques, surtout celui de Gilchrist Olympio.

- Il fut candidat à diverses élections présidentielles. Mais son principal fait d’arme, fut la victoire de son parti aux élections législatives de Février 1994 où, il rafla 34 sièges sur 81au parlement.

- La réussite des élections législatives de 2007 fut l’œuvre de ce dernier. En effet, nommé pour la toute première fois de sa vie, Premier Ministre le 16 septembre 2006, il lui fut confié la mission de l’organisation des élections d’octobre 2007.

L’avis du peuple
Le peuple Togolais a des points de vue divergents sur la personne de l’avocat de Kouvé. Pour certains, c’est l’homme idéal pour notre pays. Ils n’hésitent pas à citer toutes ses réalisations en faveur de la démocratie. Mais pour les autres, il ne serait qu’un «proche» du pouvoir RPT. Pour ces derniers, la CNDH de 1987 ne fut qu’un «machin» au service du président dictateur. «Agboyibo ne peut pas diriger ce pays, il a signé un accord avec Eyadéma et nous le savons tous. Il a travaillé avec le type jusqu’à sa mort. De plus, son parti n’est pas le plus populaire de l’opposition togolaise. Alors ne venez pas me dire le contraire», nous a confié M. Pierre tout énervé. Comme preuve à leurs arguments, les détracteurs de l’ex-Premier Ministre n’hésitent pas à rappeler son passage à la tête de la CNDH de 1987. «Eyadéma ne peut jamais financer une institution et accepter qu’elle travaille contre son gouvernement», relèvent-ils.

Ses partisans estiment, quant à eux, que seul leur champion a la solution aux maux qui minent le pays. «gboyibo a prouvé à suffisance qu’il est la solution aux problèmes du Togo. Regardez ce qu’il a fait lors de son court passage à la Primature. Il n’y a pas eu de bilan aussi positif depuis longtemps. Je m’excuse, mais ce n’est ni la violence, ni les menaces, comme le font croire certains, qui vont régler le problème togolais, je suis désolé », a laissé entendre M. Kossi, résidant à Agoé nyivé, localité située dans la banlieue nord de Lomé.

Le mystère Agboyibo demeure tout entier jusqu’aujourd’hui. Qui a raison? Est-ce les tenants de «l’Agboyibo dépendance», ou les tenants du «tout sauf Agboyibo», c’est-à-dire les «Agboyibophobes»? L’avenir se chargera de nous éclairer.

Olivier A.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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