Togo: Dilapidation des fonds publics
au sommet de l’ONU à New-York:
Faure Gnassingbé dépense
des millions de dollars dans des publicités mensongères
29 septembre 2009
Faure Gnassingbé s’est encore fait distinguer négativement à New-York.
Et ce n’est pas son organe de propagande www.republicoftogo.com qui
lui faciliterait la tâche. Mieux, qui se tairait sur des
publicités mensongères payées à coups
de millions de dollars dans la presse américaine.
Déjà à l’arrivée de la délégation
togolaise dans la célèbre ville américaine,
l’organe gouvernemental sur la toile, véritables
feuilles de choux et de propagande à la solde du régime
RPT vantait dans ses titres «Le Togo dans les journaux
américains» sans avoir le courage d’affirmer
que tout a été financé par l’argent
du contribuable togolais pour vanter les mérites du monarque
togolais dans les quotidiens américains.
A quoi cela sert-il de dépenser des millions pour payer
des pages entières dans des médias américains
pour faire croire le contraire de ce qu’affirment les représentations
américaines au Togo et les nombreux services de renseignement
qui pullulent à Lomé et qui rendent compte fidèlement à leurs
services respectifs de la réalité quotidienne des
populations togolaises, de l’état de développement
du pays en matière économique, sociale, politique
et surtout démocratique? Que du gâchis! Les services
américains détiennent de nombreux dossiers sur
la famille Gnassingbé et son clan qui régentent
le Togo depuis des lustres et ce ne sont pas des prestations
de charme dans des colonnes de journaux américains qui
changeront quoi que se soit à la donne.
Le lobbying opéré par l’entremise de l’Ambassadeur
du Togo aux Etats-Unis est une véritable pierre jetée
dans la mer sauf que cela a siphonné un peu plus l’économie
nationale déjà délétère.
Selon les pleines pages publiées des titres ronflants: «Le
Togo est parvenu à sortir de son isolement grâce
aux efforts menés par le chef de l’Etat»,
efforts couronnés par la reprise de la coopération,
le retour des investisseurs. Le message n’a pas non plus
oublié d’expliciter la volonté du chef
de l’Etat d’organiser des élections transparentes
en 2010 et sa volonté à créer une société plus
juste et plus équitable et n’a pas dissimulé les
inondations qui avaient touché le Togo.
La veille, le New-York Times, un autre quotidien américain
titrait ainsi une publicité franchement mensongère: «Le
Togo est ouvert au business», avant d’ajouter: «Le
Togo est aujourd’hui une destination attractive pour les
touristes et les investisseurs», alors que tous
savaient le gangstérisme avec lequel on traite des sociétés
implantées au Togo (l’exemple de l’opérateur
de téléphonie Moov) et la corruption qui gangrène
des pans entiers de l’économie, y compris dans les
administrations.
A décrypter de près les messages claironnés
dans les quotidiens américains, on dirait que les chantiers
du Président de la République togolaise sont énormes
et très variés et que tout est fait pour le bonheur
des togolais. Les réformes dont on fait cas sont introuvables
et n’ont pourtant pas, du moins pour le moment, aucun effet
concret. Que du lobbying! Et que d’argent jeté par
la fenêtre!
Quels sont les changements intervenus au Togo depuis l’arrivée
de Essozimna Gnassingbé à la magistrature suprême?
Quel est le changement observé dans le vécu quotidien
des Togolais?
La dégradation sans précédent des routes
et infrastructures tant à Lomé qu’à l’intérieur
du pays est carrément ignorée. Quel est le sérieux
dans la promesse de Faure Gnassingbé d’organiser
des élections présidentielles transparentes en
2010 quand le RPT et son réseau commencent déjà à opérer
des hold-up électoraux au niveau de la CENI, l’organe
chargé d’organiser un scrutin aux enjeux énormes?
Où sont les réformes institutionnelles et constitutionnelles
recommandées par l’Accord Politique Global?
Au lieu de dilapider l’argent public dans un culte de
la personnalité et dans des publicités mensongères,
Faure et ses sbires vautours feraient mieux de s’appliquer
dans l’organisation dans la transparence des futures échéances électorales
de février 2010.
Jules Symféïtchéou
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