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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Les illusions d'un dialogue politique: Faure Gnassingbé dans les habits de son père Plus personne n'est dupe sur la suite du dialogue intertogolais. Après presque un mois de discussion, aucune avancée tangible n'est à mettre à l'actif des participants au douzième rassemblement de ce qu'on peut qualifier de «marché de dupes». Alors que préalablement, deux semaines ont été retenues pour débattre de l'épineuse crise togolaise, une rallonge a été concédée rien que pour entendre les uns et les autres avant de plancher sur le fond des débats et essayer de s'accorder sur les résolutions à prendre. Et quelles résolutions sortiront des assises dont on connaît l'inflexibilité du pouvoir de fait sur les questions essentielles, notamment celles concernant la refonte de la Constitution pour qu'elle réponde à des normes démocratiques, la réforme de l'armée dont l'immixtion dans le jeu politique a trop longtemps nui au peuple togolais et la révision du cadre électoral pour l'adapter au contexte géopolitique togolais. Egalement, la question de l'impunité et des réfugiés dont le système en place veut bien qu'elle soit occultée au nom d'une réconciliation dont le soubassement est en fait l'amnistie des criminels qu'on sait proche de Faure Gnassingbé. Au regard du refus du Rpt, parti au pouvoir d'aller vers l'essentiel et de l'accepter, on retrouve l'image des différents dialogues entre le régime et l'opposition sous l'ère du défunt dictateur Eyadèma. Pendant des années cet autocrate avait initié des rencontres du genre lorsque son pouvoir était en jeu pour, à la fois flouer la communauté internationale et les togolais sur sa volonté à enclencher des débats francs qui puissent instaurer le respect des droits humains et la démocratie au Togo. Mais une fois que l'effet d'annonce passée et que les protagonistes de la crise rassemblée pour débattre des vrais sujets, Gnassingbé père reprend du poil de la bête, n'hésitant plus à saboter le principe même de la sincérité des débats et de l'application des conclusions, dès lors que les occidentaux, surtout la chiraquie et les réseaux politiques mafieux européens commencent à défiler dans sa cour, faisant porter la responsabilité de l'échec des négociations à ses opposants. La même astuce est justement appliquée par son fils depuis qu'il a perpétré le coup d'Etat du 5 février 2005 pour se voir confier par les généraux de l'armée, les commandes du pouvoir. Acculé par le peuple togolais qui a assez souffert de 38 ans de dictature sous son géniteur et qui veut croire en une nouvelle aube, celle porteuse de la démocratie, Faure lâche du lest et revient à la tête de l'Etat après une boucherie électorale. Laissé sur le ban par la communauté internationale, il se voit obliger d'appeler au dialogue avec le dessein obscur de faire baisser la garde de l'union européenne, exigeante sur la question togolaise, pour s'immiscer dans la cour des grands: être reçu à l'Elysée, aller discuter à Bruxelles avec le Commissaire Barrosso, sillonner les capitales occidentales. Voilà en réalité l'esprit du dialogue ouvert le 21 avril dernier à Lomé. Quelle ressemblance avec la stratégie du dictateur Eyadèma? En fait de compte, le fils ne se retrouve que dans les habits de son père pour duper l'opinion. Et l'opposition togolaise doit le savoir, il n'en sortira rien de concret de ce dialogue du moment où on ne reviendra pas sur la Constitution que le peuple s'est librement doté en 1992, si la question de l'armée n'est pas réglée ou si les auteurs des crimes commis contre les togolais ne sont pas châtiés. La conférence de presse tenue par Me Agboyibo le 18 mai dernier n'a pas fait référence des moyens par lesquels son praesidium entend discuter de ces principaux sujets et faire accepter les conclusions par le RPT. Cela démontre à bien d'égard la fragilité de ces assises et éclaire sur les réelles intentions du fils du père: faire comme papa. Jules Komiféï, Etiame.com
CONFERENCE DE PRESSE 17 mai 2006 Déclaration introductive Je voudrais, au nom du Bureau et de l'ensemble des délégations participantes au dialogue, vous remercier Mesdames, Messieurs, les journalistes, d'avoir bien voulu répondre à cet entretien destiné à informer, par votre intermédiaire, le public sur l'état d'avancement de nos travaux. Qu'il me soit permis, avant toute chose, de rendre gloire au Seigneur d'avoir prévu dans son plan pour notre pays, que les délégations pressenties pour ce dialogue aient toutes répondu présentes au rendez-vous et manifesté le même dévouement aux travaux. Oui, le Seigneur a un plan pour le Togo. Qu'il en soit loué. Je tiens à exprimer mes remerciements à toutes les délégations pour avoir pris à cœur les cris et prières de détresse de nos populations. Je voudrais auparavant remercier le Chef de l'Etat pour la tenue et le contenu du dialogue. C'est le lieu de remercier également l'Union Européenne pour tous les efforts qu'elle déploie pour le dénouement de la crise togolaise. Mesdames, Messieurs, Il est réconfortant que le dialogue lancé le 18 novembre 2005 par le Chef de l'Etat, aille au-delà des seules questions électorales pour s'ouvrir à des problèmes qui constituent les causes profondes de la crise que traverse le pays. Il en est ainsi : des réformes institutionnelles de la question de réforme de l'Armée et des autres composantes des Forces de sécurité du problème de l'impunité les questions de sécurisation des activités des partis politiques et des élections du règlement du contentieux du scrutin présidentiel de 2005 Et parmi les thèmes de discussion, figurent également : le cas des réfugiés et des personnes déplacées le financement des partis politiques l'appel à la reprise de la coopération la mise en place d'un cadre permanent de concertation sur les sujets d'intérêt national la mise en place d'un mécanisme de suivi de la bonne application des décisions du dialogue national la formation d'un nouveau Gouvernement C'est en raison de cette ouverture de l'ordre du jour du dialogue que j'ai tenu à exprimer à l'instant, mes remerciements au Chef de l'Etat. Nous devons l'encourager à aller de l'avant de façon à ce que le dialogue débouche sur les objectifs qui lui sont assignés : démocratie, justice, réconciliation, changement d'image du Togo, faire de notre pays un modèle de société de confiance, accès aux concours financiers extérieurs, redressement socio-économique du pays, etc. Et il me plairait de souligner que ce vœu est celui de tous les togolais tant de l'intérieur que de la diaspora. Ils tiennent tous au succès de ce dialogue de dernière chance. Les neuf délégations s'emploient à faire en sorte qu'il en soit ainsi. Elles ont adopté à cet effet, une méthode de travail basée sur des leçons tirées des précédents dialogues. La méthode comporte deux phases : Dans la première phase, les délégations ont, sur chacun des 12 points de l'ordre du jour, eu des échanges qui leur ont permis d'exprimer leurs positions et de les justifier au niveau des discussions qui ont suivi la présentation de ces positions. A ce stade des travaux, le dialogue national s'est attelé à identifier par sujet abordé, les convergences et les divergences de vue sans chercher à vider les points de désaccord avant de passer au sujet suivant. Il importe de noter que sur certains sujets, un consensus s'est dégagé. Cette première phase qui a débuté le vendredi 28 avril 2006 a nécessité 17 séances dont la dernière a eu lieu hier mardi 16 mai 2006. A partir de l'après-midi de ce mercredi 17 mai 2006, les participants au dialogue national vont entamer la deuxième phase : celle du rapprochement des positions des délégations sur les différents sujets pour dégager les consensus en vue de l'élaboration d'un accord politique. Dans cette deuxième phase, le Bureau du dialogue aura, dans un premier temps, des échanges avec chaque délégation. Les conclusions de ces échanges donneront lieu à l'élaboration par le Bureau d'un projet d'accord. Le Bureau soumettra ce projet d'accord à chaque délégation pour observations. Au vu de l'ensemble des observations recueillies, le Bureau procèdera à la révision de la version initiale du projet d'accord. La version ainsi revue est soumise à l'examen du dialogue national à réunir à cet effet en une séance prévue pour le mercredi 24 mai 2006 à 15 heures. Si à l'occasion de cette séance, il apparaît que des divergences persistent, le Bureau recourt, sur décision du dialogue national, à des facilitateurs qui seront désignés en fonction de la nature des problèmes à résoudre. Mesdames, Messieurs, les journalistes, telles sont les informations que j'ai tenu à porter à votre connaissance. Lomé, le 17 mai 2006 Pour le Bureau Le Président, Me Yawovi AGBOYIBO
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