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Dossier spécial sur le président de «Sursaut-Togo» (acte1):

Kofi Yamgnane: sa vie, sa carrière politique française et le fauteuil présidentiel togolais
Le jour de gloire est-il enfin arrivé pour le Breton?

13 octobre 2009

Kofi Yamgnane, le leader de Sursaut Togo, candidat à la présidentielle de 2010 au TogoKofi Yamgnane, voilà un nom qui aura pendant longtemps fait la fierté du peuple togolais. Le petit nègre des hauts fourneaux de Benjeli, devenu maître des Blancs dans leur propre pays, cela ne peut que susciter admiration et respect du monde. Aussi, ce nom fera-t-il le tour de la planète à la une des journaux avec comme titre: «Un nègre devient maire en France!». «Un Africain maire en France?».
 
Kofi Yamgnane aura connu son temps de gloire au pays des blancs. Adulé et aimé par le peuple français, l’homme va pendant longtemps hésiter à faire un choix entre la métropole et son pays, entre demeurer en France en gagnant  paisiblement sa vie et  revenir s’installer au Togo pour vivre avec ses frères, la dictature et les brimades du régime liberticide du «Dinosaure»  Etienne  Eyadèma. Certains affirment que le ministre de François Mitterrand  rendait, à l’époque, de discrètes visites au feu président  et profitait de la grande prodigalité et des largesses de l’homme de Sarakawa. Durant toute cette période, Kofi ne fera rien pour alléger, un temps soit peu, la souffrance de son peuple, bien qu’il fût ministre du gouvernement français. Toutes ces allégations sont-elles vérifiés ou fausses? Toujours est-il que les détracteurs du Franco-togolais ou du Togolo-français, cela dépend, utilisent cet argument pour l’attaquer et le discréditer. Et devant ces accusations, l’homme lui-même adopte une ligne de défense très timide tendant à donner raison à ses détracteurs.

Les partisans du digne fils de Benjeli affirment quant à eux que leur champion est une valeur sûre pour le Togo, qu’il représente l’unique chance pour l’alternance en 2010.
Ainsi comme dans nos précédents dossiers, nous chercherons à savoir qui est Kofi Yamgnane. Quel est son parcours  scolaire, professionnel ? Sa carrière politique française? Sa politique togolaise et le point de vue de ses proches?

Qui est Kofi Yamgnane?
Voici le témoignage qu’il donne de lui-même: «Si je porte le prénom de Kofi, dit-il, c’est parce que je suis un garçon né le vendredi et que l’on n’attendait pas… Autant dire que bien que fils de vendredi, je suis né sans Robinson pour me tenir en laisse, dans la brousse au fin fond du Togo.
En Europe, j’ai appris, souvent à mes dépens, que je ne devais compter que sur moi-même pour trouver mon chemin à travers les trop nombreuses chausse-trappes de la vie «civilisée» de ce «trop civilisé» monde occidental …

Encore aujourd’hui, dans cette quête d’une société togolaise pacifiée, ouverte, généreuse, réconciliée avec elle-même, je connais le poids de la solitude. Mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père et, aussi loin que l’on puisse remonter dans ma généalogie, tous mes aïeux étaient métallurgistes tapous: ils maîtrisaient le feu et savaient transformer en fer le minerai de la montagne de Bangéli, mon village d’origine.

Quand venait la saison sèche propice à la chasse, ils chassaient, à l’arc et à la flèche. Aucun gibier ne les faisait reculer: nous sommes des Bassar issus du quartier de Bikoulkpambe, celui des «chasseurs d’éléphants».

Dans les années 1880, les colons blancs sont arrivés: des Allemands. Les miens se sont battus contre eux pour les empêcher de prendre la terre de leurs aïeux. Ils ont perdu la guerre: ils ont été soumis, déshonorés, acculturés. Face à cela, je ne nourris ni haine, ni rancune, ni soif de vengeance, ni désir d’exiger le repentir… ainsi s’écrit l’histoire des hommes. J’en ai simplement pris acte.

Je ne suis ni religieux dogmatique, ni athée, ni même agnostique mais un déiste cosmopolite qui accepte les enseignements de différentes religions. Je crois seulement en une puissance universelle qui est présente dans le cosmos et qui maintient sa cohésion: en cela, je suis profondément l’Africain que je n’ai jamais cessé d’être... Je crois donc au destin.

Le mien est venu à ma rencontre sous la forme d’un homme, un missionnaire qui a su convaincre mes parents de me laisser partir avec lui, à son école, à 40 km de mon clan. Votre fils «a l’air intelligent», leur avait-il dit, à bout d’arguments. On connaît la suite, mais pas toute la suite: elle est en train de s’écrire…

Emmené à l’école des Blancs par un inconnu, plongé malgré moi dans le monothéisme chrétien, je gagne la confiance de mes maîtres-missionnaires-convertisseurs».

Le parcours scolaire et professionnel de Kofi Yamgnane
Né le 11 octobre 1945 à Benjeli (Togo), Kofi Yamgnane est le troisième fils d’un forgeron  togolais. A Bassar dans le nord du Togo, un père missionnaire le repère et l’inscrit à l’école des «Blancs». Après les études primaires effectuées dans sa localité de naissance, il va poursuivre ses études secondaires à Lomé au collège Saint Joseph. Etudes couronnées par un baccalauréat en mathématiques. Il bénéficie ensuite d’une bourse afin de  poursuivre des études de mathématiques en France, à Brest où Kofi obtient en 1969, une licence en mathématiques à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest. En 1973, le jeune étudiant togolais devient ingénieur à la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) de Quimper. En 1969, Kofi Yamgnane, devenu adulte épouse une française d’origine bretonne, Anne-Marie, professeur de mathématiques. Tous les deux vont s’installer à Saint-coulitz, une petite commune du Finistère où ils auront deux enfants.

En 1973, il intègre la Direction Départementale de l’Equipement du Finistère, pour s’occuper des Ouvrages d’Art. En 1975, le Togolais demande la nationalité française qu’il obtient sans ambages. Et en 1981, il est diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy.  L’homme ne débutera effectivement sa carrière politique en France qu’en 1983 où il adhère au parti socialiste français.

La carrière politique française
Kofi Yamgnane va connaître une rapide ascension politique au parti socialiste. En 1989, il est élu maire de Saint Coulitz dans le Finistère et la même année il crée le premier conseil des sages de sa commune composé des personnes les plus âgées, ce qui va plus tard, inspirer la création du conseil des sages de France.

Il affirme que l’idée lui est venue de l’organisation des sociétés africaines dans lesquelles les personnes âgées n’étaient pas laissées de côté, mais jouaient un rôle de conseiller du chef du fait de leurs expériences. A partir de cette époque, le Franco-togolais, aura montré aux Français, qu’il est une valeur sûre et qu’il est aussi capable que les Blancs de bonnes choses.

Loin de passer, à la tête de la mairie de Saint Coulitz, un mandat paisible, Kofi Yamgnane sera la cible des racistes et fascistes français de tout poil, qui lui envoyaient des messages de menaces et d’intimidations de toutes sortes. Mais loin d’être ébranlé par la situation, Kofi poursuivra la bataille à la tête de la commune de Saint Coulitz, ce qui lui vaudra l’attention du président socialiste de l’époque, François Mitterrand qui va le nommer le 17 mai 1991, Secrétaire d’Etat aux Affaires Sociales et à l’Intégration dans le Gouvernement d’Edith CRESSON, et une année plus tard, il est nommé à la tête du même ministère dans le Gouvernement de Pierre BEREGOVOY.

En 1992, Kofi Yamgnane obtient le prix de l’humour politique français pour sa déclaration «je suis un breton d’après la marée noire (…)» et la même année il est élu Conseiller Régional de Bretagne et élevé par la reine Elisabeth II de Grande Brétagne, au rang de «Knight of British Empire» qui est une distinction honorifique de la Couronne britanique.

Il faut dire qu’en janvier 1995, il était fait Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur par le Président de la République, François Mitterrand et deux ans plus tard, précisément en juin 1997, il est élu Député de la 6ème circonscription du Finistère. En plus de cette carrière, Kofi Yamgnane a à son actif, des ouvrages littéraires dont le plus connu est  sans nul doute «Droits, Devoirs et Crocodile», éd. Laffont.

Kofi Yamgnane et la politique togolaise
A partir du moment où il a quitté le territoire togolais pour la métropole jusqu’à la mort en 2005 du général Gnassingbé Eyadema, Kofi Yamgnane se sera contenté d’observer de loin les turpitudes de la vie politique togolaise. Les multiples luttes des années 90 ne le feront  pas sortir de cette réserve. Ce qui va faire dire à certains qu’il est un novice dans la politique togolaise, qu’il n’est effectivement entré en politique qu’en février «2005, après le décès du président Gnassingbé Eyadema», année où il a annoncé son envie de se porter candidat à l’élection présidentielle à suivre, c’est-à-dire celle d’avril 2005 pour finalement se retirer de la course à la fin du mois de mars en raison des limitations du code électoral. Il soutient ensuite le candidat unique de l’opposition et dénonce les truquages des élections du 24 avril 2005, appelant la communauté internationale «à refuser toute reconnaissance du régime illégitime installé à Lomé»: «Le coup d’Etat perpétré le 5 février 2005 au Togo à la suite de la mort du président Gnassingbé Eyadema a trouvé son habillage légal dans la mascarade électorale du 24 avril dernier», a-t-il déclaré à l’époque. Il tient de mai 2005 à février 2008 un blog, «sursauttogo.org», uniquement consacré à la politique togolaise.

En effet au lendemain du coup d’Etat constitutionnel opéré par Faure Gnassingbé avec l’appui de l’armée, Kofi Yamgnane va sortir de son mutisme et dénoncer cet acte avec énergie et fermeté. Il ira jusqu’à entrer en campagne ouverte contre les autorités togolaises de l’après-putsch. Ceci sera à l’origine des démêlés qu’il a aujourd’hui avec son frère de village le président de l’Assemblée Nationale Abass  Bonfoh, qu’il avait qualifié «d’homme aux mains pleines de sang». Ce dernier, très revanchard, attendra en 2009 pour répondre à cette provocation. «Je considère votre invitation comme une réelle provocation, avait-il  répondu à une invitation du président de «Sursaut-Togo». Je serais à votre place que j’inviterais plutôt mes amis. Rappelez-vous bien ce que je vous avais dit dans mon salon à la Cité OUA. Je reste imperturbable. J’attends que vous soyiez élu président de la République pour me traduire à la Cour Pénale Internationale (CPI). L’homme ne meurt qu’une seule fois…».

Le 03 septembre 2009, Kofi Yamgnane annonce sa candidature à l’élection présidentielle de février 2010. Il refuse de se tenir aux côtés de l’opposition pour dénoncer le coup de force perpétré à la tête de la Céni par le régime en place qui  avait élu nuitamment le président de cette institution en la personne d’Henri Lardja Kolani.

Il refuse également de négocier une candidature unique avec l’opposition traditionnelle. A la question de savoir s’il pourrait prétendre à une victoire en 2010 sans le soutien de ceux-ci, Kofi Yamgnane répond qu’au «Bénin, Yayi Boni était également un nouveau venu sur la scène politique, mais le peuple l’a néanmoins choisi. Je m’en remets au peuple togolais», a-t-il l’habitude de dire.

Cependant Kofi n’a jamais ménagé ses critiques à l’endroit du pouvoir en place. Récemment, il disait  que lors d’un de ses séjours à Ouaga, un ami Burkinabè lui disait, parlant du Togo: «Vous avez des problèmes au Togo. Vous en avez précisément 112 à régler! Essayez de les régler tous en même temps, car si vous jouez à vouloir les résoudre un à un, vous en aurez  pour des décennies et alors le peuple togolais mourra de désespoir». Et comme il  lui demandait comment il avait déchiffré 112 problèmes, l’homme répondit: «Vous savez, cher Monsieur Yamgnane, je connais bien votre pays, et pour cause, j’y ai vécu 12 années consécutives. Je sais comme tous les Togolais, que feu Eyadema a reconnu 112 enfants qu’il considérait comme légitimes (...et je ne vous parle pas de ceux qu’il n’a pas reconnus!). Comme tout ce petit monde pense que le Togo appartient à leur géniteur et qu’ils reçoivent ce pays en héritage, il vous faudra les en dissuader tous, 112 fois! Prenez votre souffle!».

Mais à dire vrai, nombre de Togolais ignorent l’existence de Kofi Yamgnane  jusqu’à son nom. Conscient de ce manque de popularité, le natif de Banjéli se lance, dès son retour au pays, dans une tournée à travers les villages et hameaux du Togo à la rencontre des populations du «Togo profond». Cependant ces tournées ne furent pas sans embûches ni anicroches de la part du régime RPT, fidèle à sa politique d’intimidations et de coups bas.

Le point de vue des partisans de l’ancien ministre français
Aussi surprenant soit-il, l’irréductible partisan de Sursaut-Togo est l’économiste togolais d’origine libanaise Nadim Kalif. Celui-ci ne rate aucune occasion pour encenser Kofi Yamgnane. Voici ici un long plaidoyer qu’il a écrit pour soutenir son «ami Kofi».

Souvent, l’on reproche à KOFI d’avoir été Maire, Conseiller Général, Député et Ministre en France, déclare l’économiste. Avant de répondre plus précisément sur ce point particulier, dit-il, je vous propose de revisiter le passé politique récent de notre pays. Vous y découvrirez, si vous ne l’avez pas déjà fait, les maladresses politiciennes de l’opposition depuis qu’elle a vu le jour à la Conférence Nationale en 1991, après avoir conquis, grâce à Me Agboyibo, Président de la CNDH, la liberté d’expression et d’action qui avait permis à divers responsables de se lancer dans la politique, sans formation préalable, puisque le pouvoir monolithique d’Eyadema depuis la création du RPT en 1969, empêchait quiconque de critiquer sa politique jusqu’en 1991.

Aussi, permettez- moi de faire un bref rappel historique:
 1- Tout d’abord, c’est Koffigoh qui avait trahi  en 1993, en se ralliant à Eyadema à la veille des élections présidentielles d’août 1993.
 
2- Ensuite, face à cette alliance Koffigoh-Eyadema, d’une part, et d’autre part, pour ne pas permettre à Edem Kodjo de bénéficier de l’aura de sa candidature unique au nom de l’opposition démocratique, les autres chefs, notamment Gilchrist, ont décidé de boycotter ces élections, laissant ainsi le champ libre à Eyadema pour se faire élire démocratiquement et sans contestation possible…!
 
3- Puis, en 1994, malgré la victoire de l’ensemble (CAR+UTD) aux élections législatives, Agboyibo et Kodjo n’ont pas su s’entendre face à Eyadema qui les a croqués comme des enfants de chœur. Et pire encore, on assista au boycott des séances de l’Assemblée Nationale par le CAR, ce qui avait affaibli Edem Kodjo qui s’est retrouvé otage de la majorité de fait du RPT. Aucune réforme républicaine ne fut réalisée et les électeurs déçus du CAR comme ceux de l’UTD, ont dû reporter leurs voix sur Gilchrist et son parti, l’UFC, aux élections présidentielles de 1998 en faveur de Bob Akitani, représentant Gilchrist, empêché de se présenter.
 
4- Mais la pire des maladresses sera aux élections législatives de 1999, quand Gilchrist, reconnu comme le grand chef de l’opposition, lança le mot d’ordre de boycotter ces élections législatives. Cela donna la majorité totale de 100% au RPT, sans que personne ne puisse en contester la légitimité, car c’était légal et incontestable! Gilchrist n’avait donc pas douté que, Eyadema, n’ayant pas cédé devant la grève générale illimitée (qui dura 10 mois de novembre 1992 à août 1993), saura exploiter ce boycott ! Et justement, ce fut une aubaine pour le RPT, car, sur les conseils de Natchaba et Debbach, l’Assemblée Nationale monocolore du RPT a pu, en toute constitutionnalité, toiletter la Constitution de 1992, en la ramenant à un régime totalitaire, où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du PR Eyadéma : il pouvait, désormais, nommer et révoquer le PM à son aise, tout en nommant  seul tous les responsables à tous les postes de la haute fonction publique et de l’Armée. Cela fit de la République Togolaise une simple entreprise privée, dont tous les rouages étaient aux ordres du PR, sans que l’on puisse accuser Eyadema d’être un dictateur, puisque c’était légal et conforme à la Constitution!

Cette stratégie de boycott électoral des législatives  montre l’immaturité politique de Gilchrist, qui s’était encore conduit comme un égoïste inexpérimenté en politique, comme héritier de son père, sans avoir été initié aux rouages de la politique face au génie politique d’Eyadema, mille fois plus rusé que lui. Ce fut déplorable pour le Peuple togolais, demeuré victime de ces maladresses suicidaires, léguées par Gilchrist… Et si je dis qu’il nous les a léguées, c’est parce qu’il n’obtiendra jamais de victoire aux élections, en raison de l’épouvantail qu’il représente aux yeux de l’Armée et des électeurs du Nord, suite même à ses déclarations de vouloir réduire les effectifs de l’Armée à 2.000 hommes alors qu’il y en avait 16.000 en activité, ce qui a fait comprendre aux militaires qu’ils retourneraient labourer la terre dans leurs villages…! Eyadema a su exploiter ces maladresses, et c’est cela même qui nous a  privés de changement politique depuis 1991…

5- Tout cela montre, non seulement, l’inexpérience de ce soi-disant Chef historique de l’opposition, montrant bien ainsi qu’il ne connaît rien au fonctionnement des institutions républicaines. Aussi, dois-je inviter les lecteurs togolais à comprendre que «faire de la politique» n’est pas héréditaire, comme si l’on héritait d’une boutique de commerce, mais que cela exige un apprentissage et une science politique, que la dictature d’Eyadema a su empêcher d’éclore et de se développer au Togo. En Europe, on ne voit jamais un fils succéder à son père à la charge du Président de la République ! Au Togo, sachons-le, seul, KOFI, parmi tous les candidats actuels, a une véritable expérience politique, durant 30 ans et en France. Et, contrairement à certaines attaques de bas niveau, reprochant à KOFI d’avoir fait sa carrière politique en France, sachez que cette expérience exceptionnelle ne doit pas être un reproche, bien au contraire ! En effet, nos meilleurs cadres de l’Administration, dans toute l’Afrique francophone, sont ceux qui ont fait ou complété leurs études en France, et vous le savez bien. Il en est de même pour le savoir-faire en politique, car la politique est une science à apprendre, et non pas un jeu d’enfants comme cela se conçoit au Togo ! Et pour preuve, je vous citerai l’exemple du meilleur Président de la République parmi tous les pays francophones d’Afrique: il se trouve être Léopold Sédar Senghor, qui a été député à l’Assemblée Nationale française de 1946 à 1955, pour devenir ensuite Ministre de la République Française dans les deux gouvernements d’Edgard Faure en 1956/1957, puis dans le gouvernement de Michel Debré en 1958/1960, où il avait même contribué à la rédaction de la Constitution de la Vème République Française. Et c’est cette expérience de 14 ans dans les rouages des institutions de la République française, qui a donné au Pt Senghor le savoir-faire pour diriger le Sénégal de 1960 à 1980, avant de se retirer volontairement de la politique, cas unique en Afrique francophone. Et sachez aussi, que Senghor avait demandé et obtenu la Nationalité française en 1936 et qu’il a fait la Guerre 1939-1945 comme Résistant Français ! Pourquoi ne reproche-t-on pas à Senghor d’avoir servi la France pendant 20 ans, d’abord comme Résistant durant la guerre 1940-45, puis comme homme politique, avant de rentrer diriger son pays??? A suivre

Olivier Adja


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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