Problème de trafic de drogue:
Procédure judiciaire: Eugène
Atigan abandonné à son triste sort
13 octobre 2009
Le 19 septembre 2009, l’animateur Eugène Atigan
a été appréhendé à l’aéroport
international Gnassingbé Eyadèma en possession
d’une quantité importante de drogue dissimulée
dans un sac. Selon les aveux de l’intéressé lors
d’une conférence de presse à l’issue
de laquelle certains ministres ont reçu des lauriers de
la part de l’Ambassadrice des Etats-Unis au Togo pour leur
engagement dans la lutte contre le trafic de drogue, c’était
la septième fois qu’il se livre à ce trafic.
Depuis le déclenchement de cette affaire, les commentaires
vont bon train. Les derniers en date sont ceux d’un confrère
de la place qui annonce en manchettes: «Affaire de
drogue: spéculations autour de la personnalité du
coupable; Eugène Atigan-Améti n’a jamais été Chargé de
mission à la Présidence». Il parle d’affabulations
et indique que le co-animateur de «Couleurs des vacances» «n’a
jamais été chargé de mission à la
Présidence de la République et qu’il n’entretient
aucune relation particulière avec le chef de l’Etat».
Pour preuve, le confrère renvoie au site de la présidence
sur lequel est publiée la liste de tous ceux qui forment
le cabinet de la présidence. Ce qui est une lapalissade.
Le nom d’Eugène ne figure pas parmi la liste des
chargés de mission publiée le 25 août 2009
sur «republicoftogo.com».
En revanche, depuis 2005, le concepteur de «Télé loisir» a été toujours
présenté comme chargé de mission à la
présidence. On le présentait aussi comme quelqu’un
qui avait de bons rapports avec le chef de l’Etat. Mais
personne n’a officiellement démenti ces informations.
Et il a fallu que cette affaire de trafic de drogue éclate
pour qu’on se mette à le renier.
Selon les informations, Eugène Atigan disposerait d’un
passeport diplomatique, ce qui lui aurait permis d’échapper
au strict contrôle qui a cours à l’aéroport
de Lomé. Mais à en croire le confrère très
ancré dans les arcanes du pouvoir, le présumé coupable
n’a pas de passeport diplomatique: «Au niveau
de la Direction Générale de la Documentation Nationale
(Dgdn), il n’a bénéficié que de passeports
ordinaires. «A quel titre doit-on lui délivrer un
passeport diplomatique?», nous a-t-on sèchement
répondu. «S’il détient un passeport
diplomatique, ce ne peut qu’être un faux»,
a en outre ajouté notre source».
S’il s’avérait que ce «passeport
diplomatique» soit un faux, il pourrait, en dehors des
charges retenues contre lui dans cette affaire de trafic de
drogue, être poursuivi pour faux et usage de faux. A
l’allure où vont les choses, la procédure
judiciaire ira jusqu’au bout et Eugène sera seul à répondre
de ses actes. Les informations selon lesquelles il mettrait
en cause un demi-frère du chef sont aussi réfutées
par le confrère.
Un fait qui doit édifier ces jeunes togolais qui veulent
vivre au-dessus de leurs moyens et être plus royalistes
que le roi.
E. Pierre
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