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Togo: Probable flambée des prix du maïs:

Lorsque l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire ment sur la réalité

30 octobre 2009

Le maïs, denrée alimentaire de base au Togo risque de voir ses prix flambés dans les prochains mois au TogoPlus de 50% des Togolais cultivent la terre. La majorité s’adonne aux cultures vivrières telles que les céréales, les tubercules, les légumineuses et les fruits. Ensuite viennent les cultures de rente comme le café, le cacao,  le coton et les oléagineux.

D’après les Nations Unies, le Togo qui compte environ 6,1 millions d’habitants, fait partie des 20 pays les plus pauvres du monde, où la situation nutritionnelle des enfants s’est aggravée en termes absolus au cours des dix dernières années (près d’un enfant sur trois souffre de malnutrition aiguë).

Une étude de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) réalisée en 2006 qualifie «d’inacceptables» les taux de malnutrition élevés enregistrés dans deux régions du nord (Région des Savanes et de la Kara) et dans le sud (Région Maritime) du pays. Selon cette étude approuvée par le gouvernement togolais en mai 2007, le taux de malnutrition aiguë s’élève respectivement à 32 et 24 pour cent. Ce taux est de 17% dans la Région Maritime, région où se situe la capitale Lomé.

Depuis la fameuse révolution verte de 1975, l’autosuffisance alimentaire reste encore le vœu pieu de nos autorités. Les Togolais continuent de manquer de nourriture à des périodes données et l’insécurité alimentaire reste une épée de Damoclès sur leur tête. Le maïs est la base de l’alimentation dans notre pays. Mais depuis quelques années, le prix de cette denrée connaît des hausses  spectaculaires et la céréale manque cruellement à des périodes données sur le marché.

Assurer l’autosuffisance alimentaire à une population sans cesse croissante, produire en quantité suffisante pour l’exportation et accélérer l’industrialisation, c’est autour de ces trois  points que s’articule la politique agricole togolaise.

En août passé, alors que tous les ménages n’arrivaient pas à se procurer un demi-sac de maïs par mois, on apprend que le secteur céréalier de nos pays est ouvert officiellement à l’exportation.  L’Agence nationale pour la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT) justifie cette décision par le bon déroulement de la campagne 2008 qui a permis d’enregistrer une quantité de céréales largement supérieure à la consommation locale.

Aujourd’hui, le prix du  bol de maïs est de 500 à 550 Fcfa. Avec la rareté des pluies, les jeunes plants de maïs ont tous flétri dans les champs. Nous pouvons dire avec regret que la petite saison n’aura presque rien produit. De ce fait, il serait préférable que les autorités réfléchissent d’ores et déjà à trouver des solutions pour éviter que les prix du maïs ne flambent encore une fois sur le marché comme en 2005 où le bol de maïs s’est vendu à 1500 FCFA.

Comment peut-on d’ailleurs parler de surproduction alors que le bol de maïs coûte aussi cher? Dans plus de 10 ménages visités, c’est une seule fois par jour qu’on mange la pâte qui est l’aliment de base des Togolais.

Pour le ministre de L’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Kossi Messan Ewovor,  «Augmenter la productivité permettra aux producteurs de gagner davantage sans accroître les prix sur les marchés». Malgré les efforts du gouvernement dans le domaine de l’agriculture ces dernières années, beaucoup restent encore à faire. Il faut que l’Etat mette les moyens matériels et financiers à la disposition des agriculteurs pour que l’autosuffisance alimentaire soit une réalité.

T.T.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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