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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Amalgame, fuite en avant, mensonge tous azimuts: Lorsque le pouvoir occulte les vraies questions et ment sur des dossiers accablants Cette question banale, mais combien importante posée dans les milieux diplomatiques européens sur le dialogue politique en cours au Togo, résume l'état d'esprit des observateurs de la scène politique togolaise: «qu'est-ce qui prouve la sincérité du dialogue si des questions essentielles liées à l'intrusion de l'armée dans le débat politique national et le maintien de l'actuelle loi fondamentale de décembre 2002 ne subissent pas des réformes profondes correspondant à des normes démocratiques»? En appelant au dialogue suite à la boucherie électorale qui l'a porté à la tête de l'Etat, Faure Gnassingbé avait déclaré qu'il n'y aura pas de sujets tabous lors de cette douzième assise. Dans cette optique ses griots et les caisses de résonance et de propagande du RPT n'avaient pas tari d'éloges sur un «homme nouveau, une mentalité nouvelle» censée booster les aspirations des togolais au changement. Mais sitôt le 21 avril et l'ouverture du dialogue, les représentants du parti au pouvoir au dialogue n'ont pas attendu d'entrer dans le vif des sujets pour opposer un refus catégorique lorsque l'opposition demande de réviser la Constitution de décembre 2002 qui avait permis au défunt dictateur Eyadèma de perpétuer son règne en 2003 et surtout de doter l'armée d'un statut qui puisse lui faire jouer un rôle républicain. Double langage dira-t-on car en affirmant devant l'opinion nationale et internationale que toutes les questions seront débattues, on fait des yeux doux à l'opinion pour faire valoir une volonté politique d'avancer alors que devant les représentants du peuple à la salle Evala, on nargue les togolais en usant de l'éternel forcing qui sous-tend que seule les desiderata du clan seront pris en compte. En fait ce mensonge et cette duperie au plus haut sommet de l'Etat sont des héritages d'une longue tradition. Ils ont, durant des années, servi le père et l'héritier n'a fait qu'un replâtrage des habitudes de la maison pour son maintien au pouvoir. L'annonce du nom du locataire de la primature d'abord et la composition du gouvernement qui s'en est suivie sont autant de preuves que le règne de Gnassingbé fils se perpétue dans celui du père, car excepté quelques brebis galeuses qui se sont empressés pour se servir à la mangeoire, tous les membres du cabinet Kodjo II, ont tous été au service du père. Mais que n'a-t-on pas ânonné pour faire ingurgiter la pseu-rupture d'avec les pratiques de l'ancien système? Lors de la «réforme de la justice», Faure d'abord puis son ministre de la justice ensuite ont, pince sans rire, affirmé qu'il n'y a plus de prisonniers politiques dans les geôles du Togo, alors que tout le monde sait que des militants de l'opposition, surtout ceux proches de l'UFC croupissent toujours à la prison civile de Lomé pour leur attachement aux idéaux d'un parti autre que celui au pouvoir. Et ces mensonges au plus haut sommet de l'Etat traduisent l'irrespect de ces dirigeants envers le peuple togolais. Hormis ces affirmations et ces comportements irrespectueux des premiers responsables du pays, le clan entretient d'autres réseaux et financent avec l'argent du contribuable des journaux et des sites Internet dont les objectifs assignés sont de vilipender des citoyens, d'appeler à leur élimination physique et de faire de la diversion dans le débat public. Pêle-mêle des exemples. La démission du capitaine Edjéou Dans les prospectus de propagande du Rpt « La Dépêche , Tingo-Tingo, L'Union» et sur ses sites «actutogo.com, republicoftogo.com», il n'est pas rare de lire que le Capitaine Edjéou a déserté de l'armée pour avoir été en contact avec François Boko. Ils sont allés jusqu'à entrer dans sa vie privée pour justifier sa démission exemplaire et républicaine. Un proche des proches de l'intéressé qui s'apprête à quitter la Côte-d 'Ivoire pour aller s'installer aux USA, nous avoue que le jeune capitaine a toujours eu des idées démocratiques et critiqué les comportements de la hiérarchie militaire dans sa gestion des manifestations de rue au Togo. Ses problèmes familiaux ne datent pas de la veille de sa démission comme ont voulu le faire croire les propagandistes du Rpt. Comme tout couple, le sien a eu des problèmes et s'est séparé. Quel rapport avec sa démission? Un divorce peut-il contraindre un jeune officier comme Edjéou a démissionné si l'on sait que notre pays ne vit pas sous un régime de monogamie et que nombreuses sont les togolaises à vouloir vivre avec un capitaine de notre armée dont on dit des officiers qu'ils bénéficient des largesses du pouvoir? Soyons sérieux donc. Sa prétendue rencontre avec Boko, ne relève aussi que de la pure imagination de ceux qui prennent un malin plaisir à jeter l'opprobre sur des citoyens soucieux de l'avenir de notre patrie. Il n'est plus un doute qu'il existe de nombreux jeunes intellectuels dans l'armée togolaise qui veulent qu'on donne une image autre que celle de bourreaux qu'on attribue à nos frères en uniforme. Et ce sont justement ces jeunes officiers et sous officiers qui ont compris qu'on ne saurait éternellement les dresser contre le peuple dont l'armée est l'émanation qui jettent l'éponge et tant mieux si l'acte posé par François Boko à l'aube du 22 avril 2005 a été le catalyseur de cette prise de conscience. Boko, le bouc émissaire Plus jamais, Boko ne sera plus ce stratège sur qui le Rpt et le clan au pouvoir comptaient pour essayer de donner une base légale à leur forfait du 05 février 2005. Son tort? Refuser la solidarité dans la bêtise et depuis ce fameux 22 avril 2005, il est devenu la bête noire du régime, celui qui donne des insomnies à Faure et à son clan. Mais revenons un peu sur le cas de ce rare officier intègre que notre armée ait jamais connue. Réponse du berger à la bergère, Boko avait répondu à Pitang Tchalla qui l'accable de tous les torts. Il se dit prêt aussi à un débat public, mais depuis l'avis favorable de l'ex ministre de l'intérieur sur cette perspective, notre tripatouilleur de testament est resté muet comme une carpe. Pitang croyait-il que son appel ne sera pas suivi d'effets ou la peur a-t-il simplement changé de camp au regard des informations contenues dans le droit de réponse de Boko? Le Rpt en est conscient: l'ex premier flic du Togo est une véritable bombe à retardement qui peut faire basculer à tout moment le régime. Ceux qui l'accusent d'être un espion ne comprennent pas en réalité la fonction dévolue à un ministre de l'intérieur. Si le premier flic d'un pays n'est pas un espion, qui d'autre peut l'être? Un ministre de l'intérieur ne se nourrit que de l'espionnage et des informations secrètes, autrement il n'a pas une raison d'être. Méwénéméssé Apollinaire, patron de La Dépêche était à Paris le 04 février 2005 lorsque Mme Vangraillot a été présentée au public comme celle qui, nonobstant le refus du gouvernement togolais, avait selon un protocole interne au service de coopération et d'action culturelle, accordé une bourse d'étude à Boko en 1994. D'ailleurs ce fait est vérifiable dans les archives des services de la coopération française. Alors que va-t-on donc chercher outre cette source, dans le financement des études en France de l'ex ministre? Une volonté de nuisance simplement. Ce qui agace dans le cas de Boko est que l'ex espion est parti avec beaucoup trop de preuves et de documents compromettants sur les nombreux trafics dans lesquels se sont illustrés le clan au pouvoir et son entourage. Sur le blanchiment d'argent et les transactions financières douteuses que faisait Faure au temps de son père aux îles américaines des Caïmans sur lesquels la CIA a conservé un dossier, sur le trafic des armes vers l'Angola et la Côte-d 'ivoire avec Robert Montoya et surtout sur le trafic de la drogue dont l'apothéose a été l'arraisonnement du PTA aux larges du Cap Vert par les services policiers espagnol, français. Et à propos de ce dossier, parlons en. Debbasch ou Pitang Tchalla avaient affirmé dans les colonnes de leur feuille de choux La Dépêche que Boko était impliqué dans le dossier PTA en subtilisant une partie de la drogue qui avait été saisie. Pêle-mêle ces mêmes personnes ont soutenu que la quantité de drogue saisie étaient tantôt de 3 tonnes, tantôt de 400 kg , tantôt de on ne sait quelle quantité. La réalité est que la drogue saisie sur le PTA était de 412 kg initialement au 3 tonnes que convoyait le Saoudien Omar et cette drogue de 412 kg a une valeur marchande de 17 milliards de francs CFA. On affirme que cette affaire n'a pas été jugée à cause des complications que ferait l'ancien ministre dans le dossier. Que fait alors Omar le Saoudien à la prison civile de Lomé? Pourquoi Boko a-t-il menacé de démissionner si le Saoudien, sur la pression de Debbasch et du clan Gnassingbé, notamment Kpatcha, est libéré? Et il serait libéré depuis si ce n'est pas la France qui veille à ce que ce trafiquant notoire purge sa peine. Il est simple de fouiller dans les archives judiciaires de la justice togolaise pour se rendre compte de l'évidence du jugement de cette affaire. Et les magistrats sont toujours au service au Togo et peuvent en témoigner. Un sous-officier de l'armée togolaise dont volontairement nous tairons le nom, n'a-t-il pas été pris la main dans le sac avec un groupe de bérets rouges alors qu'ils allaient embarquer «des engrais» du port de Lomé pour Kara sur ordre de Kpatcha? Ce soldat qui en fait d'engrais faisait du transport de drogue son voyage favori Kara-Lomé, conduit devant le Général Gnofame avait avoué qu'il avait l'habitude de convoyer, selon ce qu'on lui disait, des «engrais», qu'il remettait à l'actuel ministre de la défense à Kara. Et le Général Gnofame, encore vivant, peut en témoigner s'il veut être honnête. Il connaît les tenants et les aboutissants du trafic de drogue au Togo, du moins connaît-il une partie des dossiers. Beaucoup trop de dossiers compromettants attendent ce régime au soir de sa chute. Et déjà il essaye de brouiller les pistes pour créer du doute dans les esprits des uns et des autres. La France qui est complaisante vis-à-vis des voyous qui dirigent le Togo, doit prendre ses responsabilités pour laisser libre cours à la justice des autres pays comme l'Espagne et les USA qui entendent bien ouvrir le dossier du PTA. Le mensonge et le double langage érigé en méthodes de gestion de notre pays le conduisent dans l'abîme, si ce n'est qu'il l'a pendant 38 ans durant assommé. Le Rpt et ses propagandistes ont tout intérêt à se taire, car nos rédacteurs enquêtent sur d'autres sujets plus embêtants pour eux. Et notre rédaction n'est pas prête à la compromission. Bien au contraire. Nous ne nous faisons l'avocat de personne. Nous voulons seulement que la vérité jaillisse et jouir de notre prérogative d'informer l'opinion sur qui est qui et qui fait quoi dans notre chère patrie le Togo. Jules Abalo Symféïtchéou, Rédaction Etiame.com
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