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Société: Le comportement violent des enfants:

Comment écouter les enfants pour mieux les comprendre

12 novembre 2009

Les enfants méritent d'être écoutés pour être mieux comprisL’année scolaire 2009-2010 poursuit son bonhomme de chemin. Chaque rentrée des classes est pour bon nombre de parents une porte de secours pour se «débarrasser» en quelque sorte de leur progéniture. Car, les enfants ont des réactions excessives et des comportements violents qui  parfois déroutent les parents. Il arrive même que des parents aient peur de leur propre progéniture. C’est le syndrome des parents «battus» qui se retrouvent terrorisés et dans l’incapacité d’agir. Dans l’éducation de l’enfant, il n’existe pas de règle comme on le dit ; mais savoir écouter son enfant et le comprendre peut-il permettre de prévenir ses comportements?

De nos jours, on a l’impression que certains parents fuient leurs responsabilités. En analysant l’attitude d’un bon nombre d’enfants, on ne dirait pas qu’ils ont des parents. Car ces enfants développent des comportements difficiles à comprendre. «Avec la reprise des classes, je ne parle plus beaucoup. Mes enfants (trois garçons et une fille) sont si turbulents et bagarreurs que ça me plairait beaucoup si on supprimait définitivement les vacances et les congés», déclare Da Véro, une revendeuse de légume à Atikpodji.

Les enfants, ces êtres si fascinants peuvent, dans certains cas, être la source de plusieurs problèmes. Il y a deux semaines, alors que la classe était terminée, deux élèves s’amusaient encore  aux alentours de l’école, l’un poussa son camarade dans le feu fait pour la circonstance ce vendredi pour brûler les ordures. «Ce jour-là, alors qu’on s’amusait, nous passions près du feu allumé pour brûler les feuilles mortes que nous avons balayées dans la cour de l’école et aux alentours. Arrivé près du feu, je ne sais pas ce qui s’est passé dans la tête de mon ami, il m’a poussé dedans», raconte la victime, un garçon de 10 ans  qui est en classe de CM2. Résultat, il est sorti du feu avec la main gauche sérieusement brûlée. Les enseignants étaient déjà partis. Même s’ils étaient là, que pourraient-ils faire puisqu’il était déjà l’heure ? Aucun élève n’est plus sous leur responsabilité. Ce sont les propres parents de l’élève victime qui se sont chargés de toutes les dépenses. La question que nombre de gens se posent c’est de savoir ce qui a poussé cet enfant à pousser son camarade dans le feu.

Au cours de cette même semaine, deux enfants, des frère et sœur causaient comme d’habitude sur le chemin de l’école quand le garçon poussa sa sœur. Elle fit une mauvaise chute et se cassa le bras. Présentement, la petite fille a le bras plâtré.

Ce n’est pas la première fois que ce garçon joue avec la vie de sa petite sœur. Alors qu’elle avait trois ans, et son frère six, leur maman les laissa au salon pour prendre une douche. Le garçon qui avait toujours des idées sournoises ordonna à sa frangine de prendre un objet qui était sur la télévision. Naïvement, elle commença  à grimper  l’armoire sur laquelle était placée la télé pour prendre l’objet. Lorsqu’elle s’y agrippa,  et la télé et elles se retrouvèrent sur le sol sous le regard amusé de son frangin. La maman entendit le bruit et se précipita dans le salon et vit sa petite par terre en pleurs.  Le garçon lui, affichait un sourire sournois et accusait sa petite sœur de s’être fait mal toute seule. Ce n’est qu’après qu’elle raconta ce qui s’était passé réellement.

Comment prévenir ces comportements chez nos enfants? C’est certes difficile, car en voulant prévenir, on risque d’inciter plutôt les enfants, leur donner l’idée d’essayer. Le meilleur moyen d’aider l’enfant à éviter les risques est de le responsabiliser, de dialoguer avec lui et l’inciter à se poser des questions sur les conséquences de ses actes. Et le point essentiel est de lui apprendre à savoir dire non, surtout lorsque ses camarades, ses frères ou ses sœurs le poussent à faire certaines choses.

Quelquefois ces comportements peuvent être dus à l’affection particulière que donnent les parents au dernier-né. Ceci peut entraîner la jalousie de l’aîné qui, par ailleurs, va essayer de délimiter son  territoire. Pour ne pas se faire dominer par le second enfant, il faut se montrer imposant.

Il est préférable que les parents, face aux crises de jalousie de leurs enfants, aient des temps affectifs pour chacun. Occupez-vous de manière indépendante de vos enfants, faites des différences, personnalisez. Aimer différemment, ce n’est pas aimer plus ou moins. Quand on est parent de plusieurs enfants, la seule nécessité est de respecter chacun.

Entre deux et trois ans  l’enfant acquiert une conscience morale. Cette dernière met en opposition la conscience qu’il a de lui-même et celle qu’il a des autres. Le rôle des parents est primordial à cet âge. Ils doivent définir les règles ainsi que le cadre de vie qui accueillent leur progéniture. Le manque d’estime à l’égard de l’enfant peut être à l’origine d’un mal-être pathologique. Généralement, les crises de colère se font sans discrimination, tout le monde est susceptible d’en être la cause ou la victime.

Les enfants tyrans semblent être de plus en plus nombreux, et pourtant trop de parents attribuent les comportements de leurs enfants à des faits erronés. Il n’est pas rare d’entendre des parents justifier le comportement de leurs enfants par des propos du genre «il est en avance sur son âge» ou encore «il veut montrer qu’il est capable de le faire».

La banalisation et le déni des attitudes de l’enfant détournent les parents de la vérité. Ils les empêchent d’avoir une vision réelle et objective de la situation et par conséquent entravent la mise en place de mesures appropriées: «Il faut le laisser faire, il est petit, il arrêtera en grandissant », disent-ils souvent.

C’est l’impuissance et la capitulation des parents qui inhibent toutes les réactions de la part des enfants.  Le mieux pour les parents,  c’est qu’ils prennent leurs responsabilités pour éviter des conséquences fâcheuses!

T.T.


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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